LE HORLA DEUXIÈME VERSION

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La première version du Horla est suivi dans mon livre par la deuxième version du Horla. Cette deuxième version est présentée comme un journal de bord, le narrateur s’exprime avec le pronom personnel “Je” et comme dans un journal intime, il écrit sa vie, ses ressenti,…. date par date.

 

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LE HORLA

Deuxième version, publié en recueil chez Ollendorf, 17 mai 1887

8 MAI

Le narrateur vit une maison qui se trouve au bord de la Seine qui va de Rouen au Havre et où des bateaux passent dessus. Il aime cette région, ce pays comme il l’appelle, il a grandit dans cette maison, il aime l’accent et langage des gens du coins, A gauche se trouve Rouen, où il a une vue sur les toits bleus des maison et les clochers gothiques.

Ce matin, il est étendu sur l’herbe, devant sa maison, sous le gros platane. Vers 11h, un gros convois de navires défilent devant sa grille, deux goélettes (navires à deux mats) anglaises avec un drapeau rouge et un trois mats brésilien, tout blanc, propre et luisant. Il le salua, il était heureux de voir ce magnifique navire.

12 MAI

Il est fiévreux depuis quelques jours, et surtout il se sent triste. Le matin il se lève heureux, envie de chanter, pourquoi? , il promène pas longtemps le long de l’eau et rentre chez lui morose comme si un malheur l’attendait chez lui, pourquoi?
Le narrateur ne sait pas pourquoi il a ce sentiment, est ce une Puissance qu’il subit?

Tout ce qui nous entoure, on le voit sans le voir, on touche sans palper, toutes ses choses invisibles ont des effets surprenants et inexplicables.

Il se plains de nos sens. Nos yeux ne peuvent voir ni trop petit, ni trop grand, ni trop loin, ni trop près, ni les habitants d’une goutte d’eau. Nos oreilles nous trompent, changent les bruits de la nature en musique. Notre odorat est plus faible que celui du chien. Notre goût peut à peine donner l’âge d’un vin.

Il aimerait avoir d’autres organes qui lui permettrait de voir ce qu’il ne peut voir et accomplir d’autres miracles.

16 MAI

Le narrateur est malade, il a de la fièvre et n’a plus de force morale ou physique. Son âme aussi va mal, il a l’impression qu’un danger va arriver, ou que la mort approche.

18 MAI

Il a vu le médecin, son pouls est rapide, l’oeil dilaté, les nerfs vibrants, rien d’alarmant. Il lui a prescrit des douches et boire du bromure de potassium. (le bromure de potassium est un sédatif du système nerveux, un calmant. Les douches sont conseillées à l’époque pour les personnes souffrant de maladie du système nerveux ou aliénation mentale).

25 MAI

Aucun changement, plus la nuit approche, plus il a peur, il dine vite, lit mais ne comprends pas les mots, voit à peine les lettres. Il marche de longues heures dans le salon pour éviter d’aller au lit et de s’endormir.

Vers 22h, lorsqu’il va se coucher, il s’enferme à double tour dans sa chambre, il regarde ensuite dans les armoires, sous le lit, par peur. Il ne sait de quoi il a peur, avant il n’avait peur de rien. Ensuite il se couche et attend le sommeil comme il attendrait le bourreau, Il fini par s’endormir de fatigue.

Il fait un cauchemars tous les soirs, le même, quelqu’un s’approche de lui, le regarde, le touche, s’agenouille sur sa poitrine et l’étrangle.  Il veut se défendre, bouger, crier mais il ne peut pas, il est paralysé.

Il finit par se réveiller paniqué et en sueur, il se rend compte qu’il est seul. Après ce mauvais rêve, il dort mieux, jusqu’au matin.

2 JUIN

Son état s’aggrave. Il ne sait toujours pas ce qu’il a, le bromure et les douches ne le calme pas.

Pour se fatiguer, il part promener dans la forêt de Roumare (Maupassant s’inspire de la maison de Flaubert à Croisset, où il passa son enfance). Il marcha vers la Bouille (village au sud ouest de Rouen), puis soudain la peur l’envahit, seul, il marcha plus vite, il eut l’impression d’être suivi de très près, au point qu’on le touchait, il était seul.

Il ferma les yeux, il ne sait pourquoi, et se mit à tourner sur un talon comme un toupie. Il avait le vertige, tout tournait autour de lui, il ne savait plus où il se trouvait. Il partis sur sa droite et revins sur ses pas.

3 JUIN

La nuit fut horrible, il décide de partir quelque temps (c’est ce que les médecins préconisent aux personnes mélancolique, partir quelques temps).

2 JUILLET

Le narrateur revient de son voyage, guérit. Il est allé visité le Mont Saint-Michel, il a été à Avranches (ville qui domine le Mont Saint-Michel sur la côte ouest du Cotentin). Il raconte sa visite dans ce lieu magnifique, il se levait au aurore pour y aller à pied lorsque la mer était basse. L’auteur dit au moine qui l’accompagnait au sommeil du Mont, qu’il devait être bien ici, le moine lui répondit qu’il y avait beaucoup de vent. Le moine lui raconta les légendes du lieu, l’une d’elle concerne des voix que des pêcheurs attardés entendent le soir, et qu’ils entendent ensuite bêler deux chèvres, l’une avec une voix forte, l’autre avec une voix faible. Des gens sceptiques (qui ne croient pas) disent avoir rencontrer un berger dont on ne voit jamais la tête couverte de son manteau et qui conduit en marchant devant eux, un bouc à figure d’homme et une chèvre à figure de femme tout deux avec de long cheveux blanc et se disputant sans cesse dans une langue inconnue.

Il demanda à son compagnon s’il y croyait, le moine ne savait pas. Ce à quoi l’auteur demanda pourquoi, eux, ne les avait jamais vu, s’ils existaient vraiment, ils devraient les avoir déjà vu. L’homme répondit qu’on ne voyait pas la cent millième partie de ce qui existe. Le vent, qui est une force de la nature, renverse des hommes, abat les édifices, déracine les arbres, détruit des falaises, on ne le voit pas, pourtant il existe.
Le narrateur était d’accord avec cet argument.

3 JUILLET

L’auteur dors de nouveau mal, il n’est pas le seul, son cocher, Jean, souffre du même mal que lui, il a remarqué sa pâleur. Il serait malade depuis son départ, comme si on lui avait jeté un sort. Les autres domestique vont bien.

4 JUILLET

Les cauchemars recommence, quelqu’un accroupi sur le relateur et sa bouche sur la sienne boit sa vie entre ses lèvres, puis il s’est levé, repu, et l’auteur s’est réveillé meurtri, anéanti, il ne pouvait plus bouger. Si ça continue, il partira.

5 JUILLET

Le conteur va dans sa chambre, s’enferme à clé comme il le fait chaque soir, et boit un demi verre d’eau avant d’aller dormir, il remarque d’ailleurs que sa carafe d’eau est rempli jusqu’au bouchon de cristal. Il s’endort et se réveille deux heures après, en panique suite à un de ses cauchemars habituel. Ayant soif, il va pour se servir à boire, la carafe était vide, il eut peur, trembla, il ne savait s’il était somnambule, si une autre âme avait pris possession de son corps ou s’il y avait un être invisible. Qui pourrait  comprendre sa peur? Il n’osa pas se recoucher.

6 JUILLET

Il devient fou, l’eau de sa carafe disparait encore, Il se doute que c’est lui mais se demande si c’est vraiment lui qui l’a bu et qui pourrait l’aider.

10 JUILLET

L’auteur fait des expériences.
Le 6 juillet avant de se coucher il place sur sa table du vin, du lait, de l’eau, du pain et des fraises. Le lendemain toute l’eau et un peu de lait a disparu, personne n’a touché au vin, au pain ou aux fraises.
Le 7 juillet, il fait la même expérience qui donne le même résultat.
Le 8 juillet, il supprime l’eau et le lait, on a touché à rien.
Le 9 juillet, il remet l’eau et le lait et entoure les carafes de linge blanc et ficèle les bouchons, il frotte ses lèvres, sa barbe et ses mains avec de la mine de plomb (substance faite de carbone et d’ocre, qui sert pour les crayons). Il se réveille après un cauchemars habituel, il n’a pas tâché ses draps, les linges blanc enfermant les bouteilles sont resté blanc, mais il ne reste plus d’eau, ni de lait. L’auteur panique,il part pour Paris tout à l’heure.

12 JUILLET

Le narrateur pense qu’il avait perdu la tête, il s’était imaginé des choses, les 24h passées sur Paris, l’on aidé à aller mieux. Il a été au théâtre voir une pièce d’Alexandre Dumas Fils (le fils de l’auteur des trois Mousquetaires, c’est un ami proche de Maupassant) et cela a fini de le guérir. Il pense que la solitude le pesé, qu’il n’est pas bon d’être seul trop longtemps car on comble la solitude de fantôme. Il repense à ses terreurs et avoue avoir cru qu’un être invisible habitait sous son toit, ce qu’il trouve absurde.
Au lieu de penser qu’il ne comprenait pas parce que la cause lui échappait, il a imaginé des mystères effrayant et des puissances surnaturelles.

14 JUILLET

Fête de la République!

Il s’est amusé comme un enfant à cette fête, c’est pourtant pour lui “fort bête d’être joyeux à date fixe par décret du gouvernement. Le peuple est un troupeau imbécile (…) on lui dit “Amuse-toi”, il s’amuse. On lui dit :”Va te battre avec le voisin”, il va se battre. On lui dit :” Vote pour l’Empereur”, il vote pour l’Empereur. On lui dit “vote pour la République” et il vote pour la république.
Ceux qui dirigent ne sont pas plus intelligent, mais au lieu d’obéir à des hommes, ils obéissent à des principes.

16 JUILLET

Le conteur a été mangé, hier, chez sa cousine, Mme Sablé dont le mari commande le 76e chasseur (corps d’infanterie) à Limoges. Deux jeunes femmes se trouvaient aussi chez elle, dont l’un avait épousé un médecin, le docteur Parent, qui s’occupe de maladie nerveuse et manifestation étranges dont les expériences sur l’hypnotisme et la suggestion.

Le médecin expliqua les bon résultats obtenus par des savants anglais et par les médecin de l’école de Nancy et raconta les essais dont il avait été témoin. L’auteur trouva cela tellement étrange, qu’il n’y crut pas. Le docteur affirma qu’ils étaient sur le point de découvrir un des plus importants secret de la nature. Sa cousine, tout aussi incrédule que lui, souriait.

Face à ces sceptiques, le docteur proposa à Mme Sablé de l’endormir, elle accepta. Il l’a fit assoir dans un fauteuil, la regarda avec intensité, au bout de dix minutes elle dormait. Il fit assoir l’auteur derrière elle et donna une carte de visite à sa cousine en lui disant que c’était un miroir, il lui demanda alors ce qu’elle voyait à l’intérieur. Elle répondit qu’elle voyait son cousin qui se tordait la moustache, et qui avait tirait de sa poche une photographie de lui. Tout était vrai, la photographie lui avait été donné le soir même à l’hôtel. Elle détailla même la photo, il se tenait debout avec son chapeau à la main. Elle voyait dans ce carton comme si c’était un miroir. Le femmes prirent peur et demandèrent à arrêter la séance. Le docteur ordonna à la victime que le lendemain à 8h elle irait retrouver son cousin à son hôtel pour le supplier de lui prêter 5000 francs au nom de son mari.

Le narrateur rentra à son hôtel, il connaissait sa cousine depuis l’enfance, elle était comme sa soeur, il ne doutait pas d’elle, mais du docteur,il pensait qu’il tenait un miroir dans lequel sa cousine endormie aurait pu regarder.

Ce matin, il fut réveillé par son valet qui lui annonça que sa cousine voulait lui parler d’urgence. Sa cousine était mal à l’aise, honteuse, elle avait le voile de son chapeau qui cachait son visage. Elle lui demanda de manière gênée de lui prêter 5000 francs pour son mari. L’auteur cru que c’était un coup monté entre elle et le docteur Parent, mais elle angoissait tellement, elle se retenait de pleurer.
Sa cousine était riche, elle n’avait pas besoin d’argent, alors il lui demanda si elle était sure, qu’elle devait réfléchir, c’est ce qu’elle fit, elle hésitait, puis elle affirma qu’elle en était sure. Il lui réclama alors un écrit de son mari, elle confirma qu’elle avait bien un écrit mais qu’elle ne souhaite lui montrer car elle était intime et qu’elle l’avait brûlée.
Il expliqua alors qu’il n’avait pas cet argent en ce moment, elle émit un crie de souffrance et le supplia de plus belle de trouver cet argent, elle pleura, bégaya dominée par l’ordre qu’elle avait reçu. Devant cette détresse, il lui promit qu’il lui donnerait plus tard, ce qui la rassura.

Il lui parla alors de la veille, elle se rappelait du docteur Parent qui l’avait endormie mais pas du reste, donc il lui raconta que c’était le docteur qui l’avait poussé à lui faire cette demande. Elle affirma que c’était son mari qui lui avait demandé, ne voulant rien entendre.

Après sa visite, il parti chez le docteur pour lui raconter la demande de sa cousine. Le médecin sourit, le narrateur était bien obligé de croire maintenant.

Ils allèrent chez sa cousine, Le docteur Parent l’endormi de nouveau et lui dit que son mari n’avait plus besoin de cet argent, qu’elle devait l’oublier et que si on lui en reparlait, elle ne comprendrait pas. À son réveil, son cousin sorti son portefeuille et lui dit “voici ce que vous m’avez demandé ce matin”. Sa cousine ne comprit pas, il essaya de lui raviver sa mémoire, mais elle refusa de le croire et crut qu’il se moquait d’elle, elle finit par se fâcher.

19 JUILLET

Il raconta à d’autre personne son expérience, mais les gens se moquèrent de lui. Le sage dit : “Peut-être?”.

21 JUILLET

Il a dinait à Bougival (un village situé sur la rive gauche de la Seine à 9km de Paris, lieu de promenade pour les parisiens et les peintres impressionnistes). Il a passé la soirée au bal des canotiers . La croyance au surnaturel, dépend d’où l’on se trouve. On subit l’influence de ce qui nous entoure. Il compte rentrer chez lui la semaine prochaine.

30 JUILLET

Il est rentré chez lui.

2 AOÛT

Il fait beau, il passe sont temps à regarder la Seine.

4 AOÛT

Un verre a été cassé, les domestiques s’accusent tous entre eux.

6 AOÛT

L’auteur a peur, alors qu’il se promenait dans son jardin, il admirait un rosier, un géant des batailles, où se trouvait trois fleurs. L’un d’elle fut cueillis par un être invisible, il voulut sauter sur la rose, mais elle disparut, il la retrouva fraîchement coupée à côté des deux autres roses. Il est certain qu’un être invisible vit avec lui dans la maison et se nourrit d’eau et de lait.

7 AOÛT

Il dort bien, cet être a but son eau, mais l’a laissé dormir. Lors de sa promenade au bord de l’eau, il réfléchit sur son état mental, s’il est vraiment fou, tout en étant conscient. Des hommes à la suite d’accident perdent la mémoire partiellement ou totalement, peut être qu’un côté de son cerveau est paralysé.

Plus il s’éloignait de la maison, plus une force le poussait à revenir, comme si quelque chose de mauvais l’y attendait, il rentrait frustré de ne pas avoir pu aller plus loin et inquiet de découvrir si une mauvaise nouvelle était arrivée en son absence.

8 AOÛT

La nuit fut mauvaise, plus rien d’étrange ne se produit et pourtant l’auteur le sent l’épier, le regarder, le dominer, il arrive cependant à dormir.

9 AOÛT

Rien, mais il a peur.

11 AOÛT

Toujours rien, mais il ne peut rester là avec cette crainte et cet être qui entre dans son âme, il souhaite partir.

12 AOÛT

22h, il a essayé de partir toute la journée, impossible, pourquoi?

13 AOÛT

Quand on est atteint d’une maladie, on a plus aucune énergie, plus de motivation, on est mou, sans réaction, sans force, sans courage. C’est ce qui lui arrive, quelqu’un semble le dominer et lui obéis.

14 AOÛT

L’auteur est possédé, il est collé sur son siège toute la journée, il lui est impossible de sortir, de sorte qu’aucune force ne pourrait le soulevait. Il est spectateur de sa vie, pas acteur. D’un coup, il va avoir envie d’aller cueillir des fraises au fond de son jardin, il va y aller et va les manger.

Il supplie Dieu de lui venir en aide, il s’exclame :”Quelle horreur! quelle torture”.

15 AOÛT

Le narrateur est possédé et dominé comme le fut sa pauvre cousine, elle agissait sous l’influence de quelqu’un qui était rentré en elle, comme une autre âme parasite et dominatrice. Il est possédé par un être invisible qu’il ne connait pas.
Il croit désormais aux Invisibles, mais se demande pourquoi ils ne se manifestent pas aux autres comme ils le font avec lui. Il n’a jamais lu un témoignage comme ce qui se passe chez lui. Il souhaiterait partir pour être sauvé, partir pour ne plus revenir mais il n’y arrive pas.

16 AOÛT

Il a pu se sauver, comme s’il s’échappait d’une prison, deux heures, où il alla à la bibliothèque de Rouen, il emprunta le grand traité du docteur Hermann Herestauss sur les habitants inconnus du monde antique et moderne.

Lorsqu’il voulu rentrer chez lui, il voulu crier “Â la gare”, mais cria d’une force “À la maison”, il pris peur, dans son coupé (ancienne voiture fermée à 4 roues et à deux places). l’être invisible l’avait retrouvé.

17 AOÛT

Hermann Herestauss docteur en philosophie et en théogonie a écrit un livre sur les êtres invisibles qui vivent autour des hommes ou rêvés par lui, le narrateur lit le livre jusqu’à tard, mais aucun être ne ressemble à celui qui le hante. Il laisse son livre et va vers la fenêtre et fini par s’endormir. Au bout de 40 minutes, il se réveille et voit une page de son livre qui tourne, 4 minutes plus tard une autre page se tourne, la pièce est fermé il n’y a pas de vent qui aurait pu la pousser. Furieux, il voulu sauter sur cet être invisible sur son fauteuil, mais avant qu’il l’atteint, le fauteuil s’était renversé tout seul comme si un personne avait fuit. Il avait fuit, l’auteur pensa alors qu’il avait eut peur de lui et il eut l’idée qu’un jour il pourrait le tuer.

18 AOÛT

Il se soumet, lui obéit, mais un jour… (l’auteur ne fini pas la phrase, mais on suppose qu’il va se venger).

19 AOÛT

L’auteur tombe sur un article dans “La revue du monde scientifique”, relatant qu’à Rio de Janeiro, on assiste à une folie ressemblant aux folies contagieuses qui touchèrent l’Europe au Moyen âge. En effet à San Paulo, les personnes s’enfuient de leur maisons, leurs cultures, leur villages car ils disent être possédés par des êtres invisibles et tangibles (accessibles au toucher) qui les commandent. Ces êtres se nourrissent de leurs vies la nuit et boivent de l’eau et du lait. Le professeur Don Pedro Henriquez et d’autres savants vont étudier cette affaire et voir avec l’Empereur (Monarchie constitutionnelle depuis 1824). Il en est sur, cet être qui le hante est venu du Brésil, par le trois mats brésilien, blanc, propre et luisant qui était apparu le 8 mai. Il pense que c’est sa maison blanche qui l’a attiré. Franz Anton Mesmer, médecin Allemand qui découvrit le magnétisme, et d’autres savants depuis dix ans avaient découvert le pouvoir du mental , le narrateur pense qu’ils savaient et avaient appelé cela l’hypnotisme, le magnétisme ou la suggestion, mais que ces hommes se servaient de cela pour manipuler les gens et qu’à force, en jouant à jouer avec le mental, ils ont fait naître cet être invisible.

L’auteur sait enfin ce qu’il traverse et souhaite connaître son nom, il l’entend, il se prénome le HORLA. Le horla va faire de l’homme son serviteur, comme les animaux pour les humains… mais parfois l’animal se retourne contre son maître…

Le Horla, cet être si complet, son corps parfait, l’homme doit se nourrir, souffrir ,… pour vivre, le Horla n’a pas ces besoin, il ne pourrit pas.
Ce Horla est en lui, il devient son âme, c’est décidait il le tuera.

19 AOÛT

Il l’a vu, l’auteur l’a vu, cet être. Alors qu’il faisait semblant d’écrire sur sa table de nuit, pour le faire venir, il le sentit regardant sur son épaule, il se retourna rapidement pour l’attraper. Il était en face de la glace mais ne voyait pas son reflet, le Horla était donc entre lui et le miroir. Il prit peur, puis finalement, petit à petit, il finit par voir petit à petit son reflet à travers une brume qui disparaissait.

20 AOÛT

Comment tuer le Horla? poison? non il le verrait.

21 AOÛT

Un serrurier de Rouen va lui installer des Persiennes en fer (volet avec des lames qui s’incline) et une porte en fer aussi.

10 SEPTEMBRE

Rouen Hôtel continental.

Il l’a fait.. Hier le serrurier lui a installé les persienne et une porte en métal. La journée il laissa la chambre grande ouverte partout jusqu’à minuit. D’un coup, il sentit qu’il était là, alors il fit des aller retour pour qu’il ne se doute de rien, une fois pour enlever ses chaussures et mettre des pantoufles, une fois pour ranger, puis refermer la porte, puis encore jusqu’à fermer la fenêtre avec un cadenas. Il sentait que l’être avait peur et lui demandait d’ouvrir, il failli céder, mais ne le fit pas, il avança a reculons vers la porte, puis s’échappa, l’enfermant dans sa chambre. Il versa l’huile de ses lampes partout par terre et mis le feu. Il sortit de la maison en fermant à double tour la porte d’entrée et admira le spectacle. sauf qu’il avait oublié les domestiques et qu’ils entendit leur cris affreux, il les vit par la fenêtre s’agitaient. Il partit vers le village et revint avec des personnes mais c’était trop tard, ils ne purent que voir cet horrible et magnifique feu où brûler des hommes mais aussi le Horla.

L’auteur se demande justement s’il est mort, s’il peut bruler, vu qu’il n’a pas de corps, il finit par en conclure que non et qu’il va devoir se tuer lui.

 

MON AVIS

 

Guy de Maupassant, dans cette oeuvre, nous montre ce qu’il ressent, on en conclu que c’est ce qu’il ressent car c’est un auteur réaliste, qui comme le personnage principal écrit ce qu’il ressent, ce dont il est témoins. Il a fini dans un hôpital psychiatrique car il perdait la tête à cause de sa maladie la Syphilis qu’il avait attrapé au cour de ses nombreuses relations. Il inventa la fin bien évidemment, il ne mit le feu à aucune maison fort heureusement, mais il finit par écrire “il va falloir que je me tue ” car il se rend compte qu’il sera toujours hanté, et Guy fit plusieurs tentative de suicide.

On pourrait penser que la maison dans laquelle il habitait (qui est la maison de Gustave Flaubert) était hantée ou avait de mauvaises énergies, qui fait que les gens du coins étaient malades, ou que les objets se cassaient ce qui entrainaient une mauvaises ambiances parmi les domestiques…

Mais seul Guy de Maupassant pourrait dire où s’arrête la vérité et où s’arrête la fiction… C’est ce qui fait de cette oeuvre une oeuvre unique.

 

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LE HORLA PREMIÈRE VERSION

Toujours 4ème, la professeur de français de ma fille, avait conseillé de lire le Horla, car ils étudiaient Guy de Maupassant. Ma fille ne le lut pas, mais moi si car je me souvenais que l’histoire à l’époque m’avait choqué à l’époque et je n’avais lu que la deuxième version. Vous pouvez le trouver gratuitement sur kindle . C’est un petit livre qui se lit rapidement. C’est la première version, j’ai les trois versions sur mon livre. La première est une nouvelle, la deuxième un journal intime et la troisième c’est une lettre.

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LE HORLA

Première Version publiée dans le GIL BLAS, 26 octobre 1886.

Le docteur Marrande, un aliéniste (un médecin qui s’occupe des traitements des maladies mentales) très connu, avait invité 3 de ses confrères et 4 savants chez lui, pour leur montrer un de ses malades. Il leur annonça que ce malade était le plus bizarre et le plus inquiétant qu’il ait vu, un domestique le fit entrer et l’homme raconta son histoire.

L’homme explique qu’il a 42 ans, n’est pas marié et a une petite fortune. Il habitait une propriété à Biessard, près de Rouen (Maupassant s’inspire de la maison de Flaubert à Croisset, où il séjourna souvent). Sa maison se situe au bord de la Seine où il peut admirer les bateaux qui passent puis pêcher et il chasse aussi dans la forêt de Roumare qui surplombe sa maison. Sa demeure est grande, son extérieur est vaste et le tout est jolie.
Il a du personnel qui se compose d’un cocher, un jardinier, un valet de chambre, une cuisinière et une intendante qui tient la maison propre. Tous le connaissent depuis 10 ou 16 ans, connaissent ses habitudes, son entourage, le pays (la région), la demeure, ce sont de bonnes personnes. 

A l’automne dernier, il y a un an, il devint colérique, se réveiller en pleine nuit, surexcité, , il vit un médecin qui le prescrit du bromure de potassium et des douches (traitement de l’époque pour soigner les maladies mentales, les personnes en colères). Douches matins et soirs, et boire du bromure, le calma et il put s’endormir, mais son sommeil n’était pas réparateur, il avait une sensation de poids sur la poitrine et d’une bouche qui mangeait sa vie sur sa bouche. Il avait un autre soucis, il maigrissait à vue d’oeil et son cocher aussi. Son cocher avait le même soucis que lui, il dormait mal le soir. Pensant que cela venait de la maison, il voulu partir, mais finalement resta.

Un soir, il se coucha avec sa carafe d’eau remplis jusqu’au bouchon de cristal, il se réveilla en pleine nuit après avoir cauchemardé, la carafe était vide. Le lendemain soir, il tenta une expérience, il remplis la carafe, ferma la porte de sa chambre à clé et s’endormis, deux heures après il se réveilla, la carafe était vide. Il était sur de ne pas avoir bu cette eau, alors il fit une autre expérience, pour voir si effectivement il n’était pas somnambule. Un soir il plaça à côté de la carafe, une bouteille de vieux bordeaux, une tasse de lait (qu’il n’aime pas) et des gâteaux au chocolat qu’il adore. Le vins et les gâteaux étaient toujours présents, mais l’eau et le lait avaient disparu. Il renouvela plusieurs fois cette expériences, changeant les aliments, les choses solides n’étaient jamais touché, seul l’eau et le lait disparaissaient. Le narrateur pensa que peut être que ses goûts changeaient quand il était somnambule et que les choses qu’il n’aimaient pas, il les buvaient tout de même la nuit.
Il utilisa alors d’autre subterfuge contre lui même, il enveloppa tous les objets contenant les liquides avec des bandelettes de mousseline blanche et les recouvris encore avec une toile de lin très fine et un tissus très serré (appelé batiste). Au moment d’aller au lit, il se barbouilla de mine de plomb les mains, les lèvres et la moustache. Le lendemain, tous les tissus étaient intact, la batiste avait été déplacé, l’eau et le lait avait été bu, la porte était fermé, les volets cadenassés, personne ne pouvait rentrer. Qui était présent avec lui toutes les nuits?

Les confrères du docteur Marrande, souriaient à cette évocation, et le narrateur compris qu’on le prenait pour un fou, mais il continua son histoire.

Ces phénomènes cessèrent du jour au lendemain, lui même allait beaucoup mieux, il revivait. Son cocher l’avait quitté il y a plus d’un mois, fort malade, et il appris que son voisin M.Legite se trouvait dans le même état que lui. Il pensa que c’était surement un virus qui trainait dans l’air. L’hiver passa.

Au printemps, il promena dans son jardin, et vie distinctement la tige d’une rose se couper, comme si quelqu’un la ramasser, et suspendue dans les airs suivait un chemin imaginaire comme si la rose cueillis allait jusqu’à la bouche et resta là sans bouger, toute seule. L’homme couru vers elle pour l’attraper, mais elle disparut, il s’énerva contre lui même, comment un homme intelligent pouvait avoir des hallucinations?
Il retrouva la rose sur l’arbuste, fraichement cassée avec deux autres roses. A ce moment là il était sur d’une chose, il ne croit pas au surnaturel, mais il y avait bien un être invisible qui l’avait hanté, quitté puis était revenu.

Le personnel ne cessait de se disputer, pour des chose sans importance, un verre de venise se brisa en plein jour, la femme de chambre accusa la cuisinière qui accusa la lingère. Chaque jour le lait était volé, des portes fermées, se trouvaient ouvertes le matin. Puis cela se calma un temps.

Le 20 juillet à 9h du soir, le narrateur s’endormit, laissant son livre de Musset ouvert à “Nuit de Mai”. À son réveil, il vit la page du livre tourner, puis une autre comme si quelqu’un tourner les page, il se leva vers le fauteuil qui se renversa comme si quelqu’un avait fuit, la fenêtre bougea aussi comme si quelqu’un l’avait poussé. Il baptisa cet être le Horla, sans aucune raison. Il était toujours présent avec lui et ne le quittait jamais.

Il le vit un jour, il lisait et sentait sa présence derrière lui, il se tourna et ne vit pas son reflet dans le miroir présent, car le Horla se trouvait entre lui et le miroir, il vit un grand verre limpide de haut en bas, puis il finit par distinguer à travers la brume, son reflet.

Le témoignage arrivait à sa fin, et il expliqua aux confrères que le docteur Marrande doutait aussi, il l’invita et il pu voir que trois voisins souffraient des même phénomènes. Il leur conseilla de laisser de l’eau et du lait et chez eux aussi ils disparurent. Le médecin confirmait cela.

Les confrères souriaient, l’homme reprit, disant que ce n’est pas parce que c’est invisible à l’oeil que cela n’existe pas, ce qui est petit échappe à l’oeil, ce qui est trop loin aussi, ce qui est trop grand idem. Il ne peut voir les milliards de petites bêtes qui vivent dans une goutte d’eau. L’électricité existe et pourtant on ne la voit pas.

Un être nouveau, qui bientôt se multipliera comme les humains se sont multiplié. Le Horla existe.

Il conclu en montrant un morceau de Journal, venant de Rio de Janeiro qui explique qu’une épidémie semble s’être abattu sur San Paulo, des gens ont quitté leur terre, abandonnant leur maison car ils sont poursuivit par des vampires invisible qui se nourrissent de leur souffle pendant leur sommeil, qui ne boirait que de l’eau et parfois du lait.

L’homme rappelle qu’il vit près de la seine et que trois jours avant un grand trois mât brésiliens était arrivé près de chez lui. Il pense que le Horla est arrivé par ce bateau.

Le docteur Marrande ajouta qu’il ne savait pas si cet homme était fou, ou s’ils l’étaient tous les deux, ou si cet être était arrivé parmi eux.

MON AVIS

Pour comprendre l’histoire du Horla, il faut connaître la vie de Guy de Maupassant. C’était un auteur du genre réaliste comme je le mentionne dans cet article sur la Parure.
Il se promenait toujours avec un cahier et un crayon pour prendre des notes, il est mort de la syphilis attrapée lors d’une de ses nombreuses relations. La syphilis avait comme symptôme la modification de personnalité et la démence, vous l’aurez compris, il raconte ce qu’il vit. La maison où se passe les phénomènes est la maison de Gustave Flaubert qui était son parrain et où il passait son enfance.

Cette première version du Horla (il y en a eut trois) n’est pas la plus intéressante, Guy de Maupassant l’écrit comme une nouvelle, mais la deuxième version est écrit comme un journal intime, où chaque date il explique ce qu’il ressent. La deuxième version est d’ailleurs celle que les professeurs font le plus souvent lire, car on rentre dans la vie de Maupassant.
La dernière version c’est Lettre à un fou, c’est lui qui écrit une lettre pour expliquer ses soucis.

Pourquoi cette histoire est intéressante? parce qu’on ne sait pas si ce qu’il vit est réel ou si c’est dû à sa maladie.
Pour l’époque c’est aussi un des rares auteurs à parler ouvertement de la folie qui l’habite. D’ailleurs Horla c’est “Hors de là” ce qui pourrait être Hors de ce corps.

LA PARURE DE MAUPASSANT

Ma fille a lut ce livre en quatrième. Elle n’a plus ce besoin de lire le livre et de me le raconter, donc j’ai lu de mon côté pour faire mon article. Il est composé de plusieurs petites nouvelles, dont le premier est la parure.

 

 

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LA PARURE (Nouvelle parue dans Le Gaulois en 1884)

Mathilde était une charmante fille né d’une famille d’employée. Sans dot, sans argent, elle se laissa marié à un petit commis du ministère de l’instruction publique. Mais elle était malheureuse, elle souhaitait vivre une vie plus luxueuse, avoir des repas plus raffiné, avoir des toilettes, des bijoux.

Un soir, son mari revint du travail avec une enveloppe, c’était une invitation de l’Instruction publique et Mme Georges Ramponneau pour venir à une soirée à l’hôtel du ministère, le lundi 18 janvier. Son mari avait eut un mal fou à l’avoir, c’était une invitation très recherchées; mais sa femme était triste et ne souhaitait pas s’y rendre, arguant comme excuse qu’elle n’avait pas de toilette.

Son mari peiné de la voir malheureuse, lui donna 400 francs pour s’en acheter une, mais cela ne suffisait pas, elle souhaitait des bijoux pour aller avec sa robe. Son mari lui proposa d’aller voir son amie Mme Forestier pour qu’elle lui prête ce dont elle avait envie. C’est ce qu’elle fie, elle tomba sous le charme d’une parure en diamant.

La soirée arriva enfin, Mathilde Loisel était la plus charmante des dames, tout les hommes la regardaient, elle dansa et s’amusa jusqu’à 4h du matin, son mari lui s’était endormi sur un fauteuil avec d’autres mari dont les femmes s’amusaient.

Lorsqu’ils partirent, son mari voulu lui mettre sa veste, mais elle ne la trouva pas assez chic par rapport aux autres dames ayant des vestes en fourrures et sorti sans, grelottant de froid dehors. Ils ne trouvèrent aucun fiacre devant le ministère, ils partirent donc un peu plus loin sur le quai un vieux coupé noctambule qu’on ne voit que la nuit pour caché leur misère. Il les déposa chez eux.

Avant de se coucher, Mme Loisel se rendit compte qu’elle n’avait plus la parure en diamant, elle était sure de l’avoir perdu après la fête, son mari refit donc le chemin inverse, mais ne trouva rien, ils n’avaient pas le numéro du fiacre qui les avaient ramené. Il alla à la Préfecture de police, aux journaux, pour faire promettre une récompense aux compagnies de petites voitures. Un jour passa et toujours rien, il fit écrire à son épouse un mot pour avertir son amie qu’elle avait cassé la fermeture de sa rivière et qu’elle le faisait réparer, pour gagner du temps et le retrouver.

Une semaine après, toujours aucune nouvelle des diamants, son mari avait pris 5 ans d’un coup. Ils firent plusieurs bijoutiers pour retrouver le même. Il finirent par en trouver un, à la boutique du Palais Royal, au prix de 40 000 francs, mais on leur laissait à 36000. Il avait 18 000 francs qu’il avait eut de son père le reste, il emprunta par ci par là, fit affaire avec des usuriers, il signa sans même savoir s’il pourrait rembourser, les prochaines seront des années de misère. La parure fut rendu dans un écrin,Mme Forestier ne l’ouvrit même pas et lui fit remarquer qu’elle aurait pu la rendre plus tôt.

Mathilde connu la misère, ils renvoyèrent la bonne, changea de logement, loua une mansarde (chambre sous toit). Elle fit le ménage, la cuisine, la vaisselle, monta l’eau chaque jour jusqu’à sa chambre, alla chez le fruitier, l’épicier, le boucher panier au bras pour faire les courses. Son mari bossait en plus le soir en faisant les comptes pour un commerçant. Cette vie de misère dura dix ans.

Dix ans après ils avaient fini de payer le taux de l’usure et les intérêts. Elle avait vieillit prématurément, elle était devenue forte, rude et dure, mal habillée, mal coiffée, mais elle se souvenait de cette fameuse soirée où elle avait été belle et adulée.

Un dimanche, alors qu’elle promenait aux champs Elysée, elle rencontra Mme Forestier, toujours jeune et belle, promenant un enfant. Mme Forestier ne la reconnut pas, et s’étonna qu’une bourgeoise viennent lui parler, Mathilde lui raconta toute l’histoire, pourquoi elle était devenu ce qu’elle est, la perte du collier et le remplacement de celui ci qu’ils venaient juste de finir de payer. Mme Forestier lui répondit avec joie et orgueil, que le bijou qu’elle lui avait prêté était un faux et ne coutait pas plus de 500 francs.

 

AUX CHAMPS

A Octave Mirbeau

En bas d’une colline, se trouvait deux chaumières dans laquelle vivait deux familles, les Tuvache et les Vallin. Chaque famille avait quatre enfants, les Tuvache avait trois fille et un garçon, et les Vallin trois garçons et une fille. Les deux pères travaillaient leur terre du matin au soir, et les femmes s’occupaient des enfants, les enfants étaient du mêmes âges et les parents les confondaient souvent entre eux. Ils vivaient pauvrement, de pomme de terre, de soupe qu’ils mangeaient tous ensemble, les enfants d’abord.

Un après midi d’août, un couple en voiture, s’arrêta devant les deux chaumières. La femme, Mme Henri d’Hubières qui conduisait fut ravi de voir des enfants plein de poussière jouaient ensemble, elle sorti de la voiture et s’approcha du plus petit des Tuvache qu’elle embrassa, elle voulait en avoir un. Ils revinrent souvent, l’homme dans sa voiture, elle venant les bras chargés de cadeaux, de bonbon ou d’argent, elle jouait avec les enfants, parlait avec les parents. Un jour, le couple arriva et rentra directement dans la chaumière et proposa aux parents de prendre le plus petit des garçons “Charlot”, de l’adopter. Ils proposèrent de donner 100 euro par mois de rentre à vie au parent, et le petit garçon pourrait revenir voir ses parents, mais serait l’héritier du couple, cependant s’il ne correspondait pas aux besoins du couple, à sa majorité il aurait 20 000 francs déposé en son nom chez un notaire. Les parents outrés par la proposition refusèrent.

Le couple n’en avait pas fini, il y avait un autre enfant du même âge, celui des Vallin, il fit donc la même proposition à la famille. La famille hésita, mais négocia des 100 francs par mois demandèrent 120 francs, la femme accepta immédiatement et devant le maire et un voisin comme témoins, ils signèrent les papiers pour l’adoption. La dame pris l’enfant hurlant et partit, les Tuvache les regardèrent partir, regrettant peut être leur refus…

Les mois passèrent, les années, les Vallin touchaient leur rente, mais les relations avec les voisins se détériorait. Dans le village, la mère Tuvache racontait comment elle avait refusé de vendre son enfants, les gens médisaient sur les Tuvache qui avaient osé vendre le leur. Les Vallin vivaient bien, les Tuvache vivaient dans la misère, Charlot qui avait grandi se sentait supérieur du fait que ses parents ne l’aient pas vendu, Il resta avec ses parents pour s’occuper d’eux et des deux autres petites soeurs qu’il avait, le fils ainé était parti au service, le second était mort.

Lors de ses 21 ans, Charlot vit au matin, une voiture étincelante s’arrêter devant la chaumière, Un jeune homme avec une montre en or en sorti accompagné d’une vieille dame et se dirigèrent vers la chaumière des Vallins. L’homme rentra à l’intérieur comme chez lui et salua ses parents “bonjour papa, bonjour maman”. Les parents étaient ravi de revoir leur enfants, Jean, ils firent leur tour du village pour le montrer à tous les habitants, le maire, l’adjoint au maire, le curé, l’instituteur, …

Charlot qui avait assisté à la scène, s’énerva, le soir, contre ses parents, leur reprochant de ne pas l’avoir vendu. Les parents se défendaient, disant qu’ils ne voulaient pas le vendre. Le jeune homme préféra partir affirmant qu’ils avaient fait son malheur. Les parents malheureux, pleura, la mère s’exclama “Tuez-vous donc pour élever d’s éfants” (tuez vous donc pour élever des enfants).
Il parti dans la nuit, pour ne pas avoir à rester avec des parents à qui il aurait reprocher chaque jour, de l’avoir fait passer à côté d’une vie plus aisée.

 

A CHEVAL

Hector de Gribelin était un homme ni riche, ni pauvre, élevé par un vieil abbé précepteur, à 20 ans, on le fit entrer comme commis au ministère de la marine, à 1500 francs . Il habitait les tristes rues noble du faubourg Saint-Germain. A cette époque, on se mariait par rang social, il trouva donc une jeune fille noble et pauvre comme lui et se maria. En quatre ans, ils eurent deux enfants. Leur seule distraction était la promenade aux Champs Elysée le dimanche et quelques soirées aux théâtres, billet offert par un collègue.

Le printemps arriva, et en récompense de son travail supplémentaire, son chef lui offrit 300 francs. Il voulu faire plaisir à toute la famille, et loua donc un break pour sa femme, la bonne et les enfants et lui pris un cheval de manège pour aller au bois et au retour ils passeraient par les champs Elysées. Toute la famille avait attendu ce jour avec impatience, ils n’avaient cessés d’en parler depuis des semaines. Lorsque le cheval arriva, Hector vérifia l’examina, dents, bouche, jarret, côtes,… déclara son âge et fit un cours sur le cheval, puis ils partirent tous vers le bois. Hector n’était pas à l’aise sur le cheval, même s’il montrait le contraire. Ils déjeunèrent au bois du Vésinet et revinrent par les Champs-Élysées qui étaient remplis de monde, calèche, piétons, chevaux. A peine passé l’Arc de Triomphe, le cheval se mit à trotter à travers les rues, tant et si bien qu’il renversa une vieille dame qui traversait la chaussée, Hector ne put rien faire pour l’arrêter.

Les docteurs examina la vieille dame, qui souffrait, et proposèrent de l’envoyer dans une maison de santé. Hector qui s’était engager à payer ses soins pour sa guérison, accepta de payer six francs par jours pour ce centre de soin. Tous les jours il lui rendit visite pour voir si elle allait bien, mais elle ne pouvait plus bouger elle avait mal, songeant qu’elle faisait peut être semblant, il demanda l’avis d’autre médecin, mais le résultat était le même. Les soins coutaient trop cher, il dut renvoyer la bonne, ne sachant combien de temps cela pouvait durer, peut être à vie, à payer 6 francs par jour ce centre, sa femme proposa donc de la prendre chez eux. Hector en fut étonné, et elle lui répondit “que veux tu mon amis, ce n’est pas ma faute…”

 

LE PAPA DE SIMON

Dans une école, arriva un nouvel élève, Simon, qui était déjà connu dans le village car il n’avait pas de papa, les gens parlaient sur sa mère la Blanchotte. Les enfants se moquèrent donc de lui et Simon malheureux voulu se noyer dans la rivière, comme il avait vu un homme le faire, il avait l’air heureux quand on l’avait repêché. Alors qu’il se pleurait au bord de la rivière, un homme vint lui parler, Simon lui raconta ses mésaventure, et l’homme qui avait entendu les rumeurs sur la maman, le ramena chez lui. La maman qui ne souhaitait pas faire parler d’elle, ne parla que peu à l’homme et réconforta l’enfant qui demanda à l’homme d’être son papa, l’homme accepta, son nom était Philippe.

C’est comme ça que le lendemain, il arriva tout fier à l’école, racontant que son père s’appelait Philippe. Cela ne calma pas les élèves, qui se demandaient qui était ce Philippe, d’où il venait. Mais Simon lui était fier, tous les soirs après l’école, il promenait avec cet homme. Sa mère commençait à parler avec lui, un peu, mais sans jamais sourire et ne l’invita jamais à rentrer dans la maison, elle savait que les gens parleraient si elle l’invitait.

Un jour, un garçon lui dit que son père n’était pas son père car il n’était pas marié avec sa mère. Simon malheureux alla à la forge du père Loizon, là où travaillait Philippe, pour lui tout lui raconter. Les ouvriers s’arrêtèrent de travailler pour l’écoutaient, puis l’un répondit que ce n’était pas une si mauvaise idée que Philippe se mari avec la Blanchotte et tous approuvèrent.

Le soir même, Philippe était devant chez Simon, bien rasé, bien habillé, la mère de Simon ne voulu pas le recevoir, qu’allait dire les gens sur cette venue d’un homme chez elle le soir, et Philippe lui répondit “qu’est ce que ça fait, si vous voulez être ma femme”.

Il monta ensuite dans la chambre et dit à Simon, qu’il dirait demain à l’école qu’il avait un père, c’était Philippe Rémy, le forgeron, et qu’il viendrait tirer les oreilles de tous ceux qui l’embêtent. C’est ce qu’il fit le lendemain à l’école, et personne n’eut à redire, Philippe était connu, c’était un bon père et Simon en était fier.

 

UNE FAMILLE

I

L’auteur s’inquiète de rendre visite à son meilleur ami à l’adolescence, Simon Radevin qu’il n’avait pas revu depuis 15 ans. Lorsqu’ils étaient jeunes, ils avaient des discussions pendant des heures sur différents sujets. Son ami avait des idées ingénieuses, ils avaient voyagé, rêvé, songé, lu, vécu ensemble, en harmonie parfaite, s’entendant sur tout. Puis un jour il s’est marié avec une fille, sans saveur, yeux clair et vide, ressemblant à n’importe quelle femme blonde. Il avait peur de le revoir après tant d’années, peur qu’il ait changé.

II.

A la gare, son ami était présent, il ne le reconnu pas, il était très gros, les joues rouges, il lui fit remarqué la prise de poids, et son ami lui répondit qu’il vivait bien, bonne bouffe, bonne nuit, qu’il était donc normal qu’il avait grossi. Son ami était joyeux, mais, même dans son regard, il ne reconnu plus l’adolescent intelligent qu’il avait connu, il le trouvait bête. Il était venu avec ces deux ainés, une fille de 14 ans et un fils de 13 ans dont il était très fier. L’auteur en apprenant qu’il avait cinq enfants au total, eut pitié et mépris pour ce reproducteur qu’il trouvait orgueilleux et naïf, faisant des enfants comme un lapin en cage.

La maison avait des allures de château et le jardins ressemblait à un parc, ce qui plut à l’auteur qu’il trouva délicieux. Sa femme aussi avait changé, elle était grosse, sans âge, sans caractère, sans esprit, une grosse mère banale, la pondeuse, ne s’occupant que des enfants et la cuisine. Dans la maison se trouvait un vieil homme tremblottant, il avait 87 ans c’était le grand père de l’épouse.

Au moment du repas le soir, toute la famille se moquait du grand père car on le forçait à manger de la soupe qu’il n’aimait pas et qu’il rejetait sur la table et les voisins. On lui mettait près de lui des mets, tous aussi bon les un que les autres, le vieux monsieur essayait de les attraper,mais n’y arrivait pas, on finissait par lui en donner une petite part, idem pour le dessert. Tout le repas la famille se moquait de ce vieil homme qui enviait les plats et dessert, dont il ne pouvait se servir comme il souhaitait, poussant la farce jusqu’à lui faire croire qu’il n’en aurait pas. Lorsqu’il mangea sa toute petite part de riz sucré, il trépigna pour en avoir encore, la famille se moqua de lui mais ne lui en donna pas. L’invité dont la situation le rendait mal à l’aise, demanda à ce qu’on lui en donne encore un peu, mais son ami lui expliqua que s’il mangeait trop, à son âge, cela pourrait lui faire mal. L’auteur avait du mal à comprendre, vu le grand âge de ce monsieur, dont son seul plaisir était la nourriture, pourquoi on ne lui donnait pas ce qu’il avait envie, il ne faisait plus rien dans cette vie, que restait assis toute la journée, lui donner à manger pouvait le rendre heureux. Pourquoi le garder encore plus longtemps, si ce n’était pour ce moquer de lui à chaque repas? et lui interdire de bien manger.

Après une partie de carte, il monta dans sa chambre et se mis à sa fenêtre, malheureux de la journée qu’il avait passé.

 

MON ONCLE JULES

A M. Achille Bénouville

Un vieux monsieur faisait la manche, l’auteur qui était avec son amie Joseph Davranche, voit son ami lui donner 100 sous, étonné par ce geste, son ami lui raconta cette histoire:

Sa famille était originaire du Havre, il avait deux soeurs et son père travaillait tard le soir, ils n’étaient pas riches. Sa mère qui était gêné de leur façon de vivre, rabaisser son père qui ne répondait pas et s’essuyait le front comme s’il avait de la sueur. Ils n’acceptaient jamais aucune invitation car ils n’avaient pas les moyens de la rendre. Ils achetaient les aliments les moins cher du marché, repas soupe grasse et boeuf, les filles faisaient leurs robes elle même. Lorsque Joseph rentrait pantalon déchirait ou boutons perdues, il était disputé.

Cependant chaque dimanche, ils sortaient promener sur la jetée avec leurs beaux vêtements, ses parents bras dessus bras dessous, les filles en âges de se mariait marché devant pour les montrer et Joseph était à gauche de sa mère.

Le père de Joseph avait un frère, Jules, qui avait volé de l’argent à la famille, donc ils l’avaient envoyé dans un navire marchand en Amérique. Chez les riches un homme qui fait des bêtises est un noceur, chez les pauvres c’est un gueux, un drôle.  Arrivé là bas, son oncle devint marchand. Un jour il écrivit qu’il travaillait et gagnait un peu d’argent et qu’il espérait rembourser l’argent qu’il devait à la famille. Le bon à rien de Jules, devenait par cette lettre un honnête homme, un Davranche intègre.

Deux ans après Jules écrivit qu’il ne donnerait plus de nouvelle car ils partaient pour un long voyage en Amérique du Sud, car les affaires marchaient bien. Il reviendrait au Havre une fois riche, il espérait que cela ne soit pas trop long et qu’ils vivraient heureux ensemble. Cette lettre était montrée à tout le monde, à chaque occasion. De ce fait, chaque dimanche, lorsqu’il voyait un navire rentrer de l’étranger, ils se disaient “ah si Jules était dans ce bateau, quelle surprise”.

Dix ans qu’ils n’avaient plus de nouvelle d’oncle Jules, mais plus le temps avançaient et plus le couple pensaient à leur future belle vie avec l’argent qu’ils auraient grâce à lui, ils avaient même penser à acheter une maison.

Les filles eurent du mal à trouver un prétendant, cependant un prétendant se présenta pour la seconde, surement grâce à la lettre de l’oncle qu’on lui montra  un soir.

Après le mariage, toute la famille fit ensemble un petit voyage à Jersey, destination idéale des gens pauvres. C’était un ilot appartenant aux Anglais, on y accède par bateau.

Sur le bateau un vieux matelot vêtements en lambeaux, ouvrait des huitres, le père décida d’en offrir aux filles, la mère ne voulait pas en donner à Joseph pour ne pas trop le gâter, et elle n’en voulait pas pour ne pas avoir mal à l’estomac. En face de l’écailleur, le père et la mère reconnurent, l’oncle Jules, mais pour en être sur, demandèrent au capitaine qui était la personne qui ouvre les huitres .

Le capitaine expliqua qu’il l’avait rapatrié, qu’il avait de la famille au Havre, mais qu’il ne pouvait aller les voir car il leur devait de l’argent, qu’il avait été riche quelque temps mais avait tout perdu.
Honteux et confus, le couple décida de cacher cela aux  filles, et de s’éloigner de cet homme, comme ils devaient le payer, ils envoyèrent Joseph avec une pièce de 100 sous, les huitres coutaient 2 francs 50, il donna les 100 sous et lui laissa dix sous de pourboire. Cet homme, son oncle qu’il voulait connaître, avait un visage vieux triste et misérable, des mains plissées, Joseph se disait que c’était son oncle.

Quand il revint vers ses parents avec deux francs, ses soeurs et son père furent étonné de sa générosité et sa mère le disputa d’avoir donné un pourboire à ce gueux.
Pour être sur de ne pas le revoir, la famille fit le retour par le bateau de St Malo.

Voilà pourquoi, quelquefois, Joseph Davranche donnait cent sous aux vagabonds.

 

LE DONNEUR D’EAU BÉNITE

A l’entrée d’un village, vivait un couple, lui charron (personne qui répare les véhicule à traction animale, ex: calèche,…), elle fille de fermier. Ils travaillèrent beaucoup et s’amassèrent une petite fortune, mais ils étaient triste de ne pas avoir d’enfant. Un jour pourtant, l’enfant vint, ils l’appelèrent Jean. Cet enfant fit leur bonheur.

Le fils grandit, il avait cinq ans lorsque des saltimbanques (personnes qui fait des tours, des acrobaties) vinrent au village. Jean ne échappait à la surveillance de ses parents pour aller voir les chèvres savantes et les chiens faiseurs de tours. Le père le retrouvait, mais trois jours après à l’heure du diner, Jean avait disparu, il n’était pas dans le jardin, ni dans la maison. Son père chercha toute la nuit dans la forêt, il entendait des pleurs au loin, mais ne savait d’où cela pouvait venir. Le fils n’était plus là, et les parents vieillirent à vue d’oeil à cause du chagrin que cela leur causait.

Ils vendirent leur maison, pour chercher eux même. Ils questionnèrent les gens des villages. Les années passèrent, ils avaient de moins en moins d’espoir, pensant, que Jean avait surement oublié son nom et celui de son pays.

Le couple avait utilisé tout leur argent, ils durent travailler dans les fermes et les hôtels, se nourrissant avec les restes des autres, dormant par terre sur un sol dur et dans le froid. Lorsqu’ils vieillirent, ils ne furent plus en état de travailler, alors ils se mirent à mendier un bout de pain sur les routes.

Un hôtelier qui écouta leur histoire, leur apprit qu’il avait lui même connu un couple comme eux qui avait perdu leur fille, et l’avait retrouvé sur Paris. Le couple alla donc sur Paris, mais arrivé là bas, la ville était grande, et il y avait du monde, il ne savait pas par où commencer, de plus quinze ans était passé, comment allait t’il le reconnaître?

Le père et la mère cherchèrent partout, dans les rues, les places et tout les dimanches, ils passaient leur journée à la porte des Églises. Ils étaient si misérables, si pauvres, que les gens leur donnaient des pièces sans qu’ils aient à mendier. Au seuil d’une des Églises, se trouvait un vieux donneur d’eau bénite, avec qui ils lièrent d’amitié et décidèrent de vivre ensemble dans un vieux taudis. Lors d’un hiver rude, leur ami mourut, et le curé pris le charron pour le remplacer car il connaissait leur histoire.

Tous les jours, assis devant l’Église, il observait les gens qui allaient et venaient. Il attendait le dimanche avec impatience car c’était le jour de l’office. Ils connaissaient tout les gens qui venaient à la messe, leurs habitudes, heures, leurs bruits de pas sur les dalles.

Un dimanche pourtant, arriva une vieille dame avec une jeune fille et un jeune homme. Le vieil homme avait beau chercher dans ses souvenirs à qui ce garçon lui faisait penser, il n’y arrivait pas. Il l’avait déjà vu, c’est sur, mais impossible de se rappeler.

Cet homme et les deux femmes, revinrent souvent, mais la mémoire du vieil homme restait bloquée. Il demanda alors à sa femme de venir voir cet homme. Sa femme se rappela,  il ressemblait à son mari lorsqu’il était jeune et de son frère mort et son père aussi.

Au moment où le jeune homme allait partir, le père l’appela “Jean”, une fois, le jeune homme s’arrêta, deux fois, les femmes observaient, et la troisième fois, en pleur, l’homme s’approcha de lui et lui dit “papa Pierre, maman Jeanne!”.

Il tomba sa tête sur les genoux du vieux et l’embrassa lui et sa mère, il avait oublié son nom, son pays, mais pas le prénom de ses parents. Ils pleurèrent de joie et de bonheur, de même que les femmes qui accompagnaient Jean, qui comprirent qu’un grand bonheur se produisait.

Ils allèrent tous chez le jeune homme, qui raconta qu’il avait été kidnappé par les saltimbanques et qu’il parcourut bien des pays pendant trois ans. Après la troupe se séparèrent et une vieille dame dans un château avait proposé de racheter l’enfant car elle le trouvait gentil. La vieille dame le mis à l’école, au collège et comme elle n’avait pas d’enfant, en fit son héritier.

Jean aussi avait cherché ses parents toutes ses années, mais il ne se rappelait que de “papa Pierre, maman Jeanne”. Aujourd’hui, il était fiancé et allait se marié avec une fille très gentille et très jolie.

Ce soir là, ils se couchèrent très tard, de peur de perdre ce bonheur qu’ils avaient tant cherché, mais ils furent heureux jusqu’à leur mort.

ADIEU

Deux amis, Henri Simon et Pierre Carnier, déjeunent dans un café à Paris. Ils discutent  de leur jeunesse passait, ils se trouvent vieux. Henri Simon est un homme un peu gros, chauve et a environ 45 ans. Pierre Carnier à peine plus âgé, plus maigre et plus vivant. Eux si vaillant, si gai dans le passé, se sentait vieux et plein de regret.

Mais plus encore Pierre Carnier plaignait les femmes comme tout bonheur, toute puissance une beauté éphémère, une beauté qui ne durait que dix ans. Il raconta à son ami, comment sa vieillesse lui est apparu et comment cela l’avait choqué pendant près de six mois.

Plus jeune, après la guerre (guerre de Prusse on suppose, car Maupassant a fait la guerre contre les prussiens alors qu’il n’avait que 20 ans), à Étretat (station balnéaire en Normandie), il rencontra une jolie jeune fille au bord de la mer, dont il tomba éperdument amoureux. Cette jeune fille était mariée avec un homme qui arrivait le samedi et repartait le lundi, dans la semaine, Pierre Carnier restait avec elle, il n’était point jaloux et le mari était pour lui insignifiant. Elle était magnifique, ensorceleuse, tout en elle lui plaisait, il n’avait jamais ressenti cela pour personne, encore aujourd’hui.

Cette idylle dura trois mois, puis il parti en Amérique, le coeur brisé, mais le souvenir de cette femme, la plus séduisante qu’il n’ait jamais connu, lui revint en pensée, très souvent, persistante et triomphante.

Douze ans était passé et c’était comme si c’était hier, les années c’était écoulé sans qu’il s’en rendent compte, avec toujours ce souvenir de cette beauté qu’il n’avait jamais oublié. Au printemps, il parti dîner à Maisons-Laffitte, chez des amis, il prit le train et en gare il vit une grosse femme, accompagnée de ses 4 petites filles qu’il regarda à peine.

Dans le train, alors qu’il lisait son journal, le train avait passé Asnière, sa voisine l’accosta lui demandant s’il était Monsieur Carnier, il répondit par l’affirmatif, elle avait bien vu qu’il ne la reconnaissait pas, elle lui dit qu’elle était Julie Lefèvre. Pierre Carnier en fut choqué, comme si le monde s’écroulait devant ses yeux, cela lui étreignait le coeur, il était en colère contre la nature et cette oeuvre brutale. Il lui prit les mains et pleura pour sa jeunesse et sa mort car il connaissait la fille qu’elle avait été, mais non cette femme grosse.

La dame ému, avait bien compris à son regard qu’elle avait changé et que cela ne lui plaisait pas, elle lui dit qu’elle était devenu une mère, rien qu’une mère, que le reste était fini, qu’elle avait bien vu qu’il ne l’avait pas reconnu, elle même d’ailleurs eut du mal à le reconnaître, il était devenu tout blanc. Elle lui dit que sa fille ainée avait 10 ans déjà. L’homme regarda la fille et lui trouva quelque chose du charme ancien de sa mère, il s’aperçut que la vie passait à toute vitesse.

Il ne dit rien d’autre que des banalités, il ne pouvait lui parler, trop bouleversé. Lorsqu’il rentra chez lui le soir, seul face à son miroir, il se souvint du jeune homme qu’il avait été, de sa moustache brune, ces cheveux noir , aujourd’hui il était vieux, Adieu.

LA REMPAILLEUSE

A Léon Hennique

C’est l’ouverture de la chasse, le marquis de Bertrans à inviter à diner, pour l’occasion, 11 chasseurs, 8 jeunes femme et le médecin du pays. La discussion s’oriente vers l’amour, et un débat s’ensuit sur la possibilité d’aimé d’aimer une fois, ou plusieurs fois. On cite des gens ayant aimé eut un seul amour, et d’autre ayant aimé avec violence. Les hommes en général pensaient que l’on pouvait aimé plusieurs fois et on pouvait tuer pour lui si un obstacle se mettait sur leur chemin. Les femmes, quant à elles se basaient sur la poésie et affirmait qu’il existe un seul vrai et grand amour, qu’il ne tombait qu’une seul fois sur un mortel. Cet amour prenait tellement de place qu’il était impossible d’avoir un autre sentiment.

Le marquis avait beaucoup aimé dans sa vie, et ne pensait pas que le grand amour existe, les femmes donnaient comme exemple des personnes s’ayant donné la mort par amour. Le marquis répondait que s’ils ne s’étaient pas donné la mort, ils auraient vécu un autre amour, que l’amour était comme l’ivrogne, qui a bu boira, et qui a aimé, aimera. Que tout cela dépendait du caractère de chacun.

N’arrivant pas à se départager, prirent le vieux médecin parisien pour arbitre, il s’était retiré aux champs (en campagne), et on souhaitait son avis.

Le médecin approuva le marquis, cela dépendait du tempérament de chacun. Cependant, il raconta qu’il avait connu une passion qui avait duré 55 ans, sans un jour de répit et qui s’arrêta par la mort.

La marquise était toute contente, et s’exclama que l’homme qui avait été aimé à ce point, avait du être heureux et bénir la vie.

Le médecin, lui expliqua que c’était le pharmacien du Bourg, Monsieur Chouquet, qui avait été aimé à ce point. La dame amoureuse était la rempailleuse de chaises qui venait tous les ans au château, les femmes firent une exclamation de dégoût en apprenant cela, comme si l’amour, ne pouvait touché que des êtres riches, fins et distingués.

Le médecin exposa les faits que la femme lui avait conté, il y a trois mois, sur son lit de mort. Elle était arrivée la veille avec sa voiture qui lui servait aussi de maison, accompagnée de ses deux grands chiens noir, ses amis, ses gardiens et le curé. Elle fit du curé et du médecin ses exécuteurs testamentaires et pour leur faire comprendre le leg qu’elle laissait, elle leur raconta sa vie.

Ses parents étaient rempailleurs, ils passaient leur temps sur les routes, vivant dans leur voitures. Aussi toute petite, elle errait, en haillon (habits miséreux), vermineuse. Lorsqu’ils s’arrêtaient, le cheval broutait, le chien dormait et les parents rafistolaient les chaises. Il n’y avait aucune communication entre eux, mis à part, à savoir qui allait faire le tour du village en criant “Rempailleur de chaises!”. Lorsque la fille s’éloignait, ou tenter de rentrer en contact avec un enfant du village, son père s’écriait: “veux-tu bien revenir ici, crapule!”. Voilà comment cette jeune fille était appelé et les seuls mots quo’n lui adressaient. Lorsqu’elle fut plus grande, elle allait au village récolté les fonds de chaises, elle fit donc quelques connaissances avec les enfants, mais les parents les rappelaient à l’ordre: “Veux-tu bien venir ici, polisson! Que je te voie causer avec les va-nu-pieds”. Les garçons lui jetaient des pierres, et certaines dames lui donnaient des sous, qu’elle gardait.

A 11 ans, elle rencontra derrière le cimetière, le petit Chouquet qui pleurait, car un camarade lui avait volé 2 liards (l’équivalent de pièces de centimes de notre époque). Ces larmes, d’un enfant riche qu’elle pensait toujours heureux, l’émurent, et elle lui donna toutes ses économies 7 sous, qu’il prit. Elle fut tellement heureuse qu’elle l’embrassa, il l’a laissa faire car il avait reçu de l’argent. Pour une fois, elle n’était pas repoussait, elle continua donc de plus belle, puis se sauva.

Le médecin ne savait pourquoi, elle tomba amoureuse de ce garçon, soit parce qu’elle avait sacrifié tout son argent, soit parce qu’elle lui avait donné son premier baiser. Elle se mit à voler ses parents, un sous par ci, un sous par là, dans l’espoir de le revoir et lui donner. Mais elle ne le vit qu’à travers les carreaux de la pharmacie paternelle.

Elle le revit l’année suivante, derrière l’école, jouant aux billes avec ces camarades, elle lui sauta dessus, il prit peur et cria, et pour le calmer elle lui donna 3 francs 20 (une vrai fortune pour l’époque). Il prit l’argent et se laissa embrasser par la fille. Ce rituel dura 4 ans, le jeune empochait l’argent et la laissait l’embrasser, une fois 30 sous, une fois 2 francs, une fois 12 sous (elle en fut honteuse, l’année avait été mauvaise) et la dernière fois 5 francs, ce qui le rendit joyeux. Chaque année elle l’attendait avec impatience, elle ne pensait qu’à lui.

A l’adolescence, il parti au collège, elle fit changer l’itinéraire de ses parents, pour aller le voir, 2 ans sans le voir, elle le reconnut à peine. Il s’était embelli, fier dans sa tunique à boutons d’or, il passa à côté d’elle, feignant de ne pas la voir. Elle pleura deux jours durant. Cependant, chaque année elle revint le voir, sans jamais oser l’aborder, sans qu’il daigne ne serait que poser les yeux sur elle. Elle l’aimait d’un amour fou, l’amour qui rend aveugle au point de ne pas voir les autres hommes.

Ses parents moururent, elle continua leur métier, pris deux gros chiens pour la protéger. Un jour elle revint au village, où elle avait connu l’amour, elle l’aperçut au bras de sa femme, il était marié, elle se jeta le soir même dans la mare qui était sur la place de la Mairie. Un ivrogne la repêcha et l’amena à la pharmacie, où Chouquet en robe de chambre, s’occupa d’elle, la déshabilla, la frictionna et lui dit d’une voix dure :”Vous êtes folle! Il ne faut pas être bête comme ça!”.  Il avait daigné lui parlé, elle en était heureuse, et cela lui suffit pour se remettre en forme. Il refusa qu’elle le paye pour ses soins.

Tous les ans, elle vint acheter des médicaments dans sa pharmacie, elle le voyait, lui parlait et lui donnait son argent.

Le printemps dernier elle mourut et pria le médecin de remettre à l’homme qu’elle avait aimé toute sa vie, toutes ses économies, car elle n’avait travaillé que pour lui, parfois même jeûnant pour mettre de côté et être sur qu’au moins à sa mort, il penserait à elle. Elle avait économisé 2327 francs, il donna 27 francs au curé pour l’enterrement.

Le lendemain, le médecin alla chez Chouquet, lui et sa femme terminaient de déjeuner, gros et rouges, sentant les produits pharmaceutiques, hautain. Il leur raconta l’histoire de la rempailleuse, amoureuse de lui. Chouquet en fut indigné, arguant que s’il l’avait su, de son vivant, il l’aurait fait arrêter et mis en prison, sa femme tout aussi indigné ne cessait répété “cette gueuse! cette gueuse!…”

Le médecin reprit, il était là pour accomplir sa mission, il leur dit qu’elle leur avait laissé 2300 francs, mais qu’au vu de leur réaction, il valait mieux donner cet argents aux pauvres. Il sortit l’argent et leur demanda ce qu’ils voulaient faire.

Mme chouquet affirma qu’elle ne pouvait refuser, vu que c’était sa dernière volonté. L’homme aussi confus que sa femme, expliqua qu’il pourrait toujours utiliser cet argent pour leurs enfants ou autres bonnes oeuvres, qu’ils sauront trouver quoi en faire.

Le lendemain Chouquet, alla voir le médecin en lui disant que cette bonne femme, avait laissé sa voiture ici, et demanda ce qu’il comptait en faire. Le médecin lui dit qu’il pouvait la prendre, et Chouquet en fut ravi, il souhaitait en faire une cabane pour son potager. Le médecin lui dit qu’elle avait aussi laissé son vieux cheval et ses deux chiens, s’il les voulaient, Chouquet lui répondit :” qu’est ce que vous voulez que j’en fasse?”.

Le médecin garda les chiens chez lui, le curé pris le cheval, la voiture servit de cabane au pharmacien et l’argent fut investi dans cinq obligations de chemin de fers.

La marquise, les larmes aux yeux affirma qu’il n’y avait que les femmes pour savoir aimer.

MON AVIS

Guy de Maupassant est un écrivain journaliste, dont sa spécialité sont les nouvelles (récits courts d’inspiration réaliste). Le livre est très facile à lire, et très intéressant, on y apprend la vie à l’époque, les différences sociales.

Il a un regard des femmes de l’époque, très restreinte, tant qu’elles sont jeunes, elles sont belles, mais dès qu’elles pondent (il utilise carrément ce mot, des pondeuses pour lui) des enfants, elles perdent leur beauté. Il eut lui même 4 enfants qu’il ne reconnu pas, ne se maria jamais et mourut à 43 ans de la syphilis, attrapait lors d’une de ses nombreuses relations.

Adieu et Une famille, montre bien ce que Maupassant pensait des femmes, des familles, des enfants. Il aimait sa vie de célibataire et de liberté.

Avec la rempailleuse, il veut montrer que l’amour le vrai, n’existe que pour les femmes, mais que les hommes ont plusieurs amours. Il souhaite aussi montrer que les hommes riches ne sont intéressé que par ce que les femmes peuvent leur apporter, qu’il n’ont pas d’amour.

Vous l’aurez compris, il s’inspire de la vie réelle, il fait parti du genre réalisme . Pour anecdote, il se promène toujours avec un cahier et un crayon pour noter.

DE LA TERRE À LA LUNE

En cinquième, ma fille avait une professeur qui leur faisait lire des livres très intéressant, mais qui ne les faisaient pas travailler dessus, c’est le cas de celui ci “DE LA TERRE A LA LUNE” (kindle).

L’auteur est Jules Verne, il a l’inconvénient, d’être très détaillé dans ses romans, un peu trop, cela en devient vite lassant, cependant ses histoires sont toujours originale. Il écrit de la science fiction et on se sent proche des personnages.

I. LE GUN CLUB

Un inventeur de canon, s’est associé avec l’homme qui fond les armes, puis celui qui l’a construit et créé le club d’artillerie “Le Gun Club” composé de 1800 membres. L’histoire se passe pendant la guerre fédérale des Etats Unis (guerre opposant les Nordistes et les Sudistes), à Baltimore, dans le Maryland.

Pour être membre de cette association, il fallait être avant tout créateur, et avoir inventé un canon ou une arme à feu. Leur objectif? tuer le plus de monde possible, et ils y sont arrivés, des milliers de personnes sont mortes.

A la fin de la guerre, tous les membres du club étaient handicapés parce qu’ils restaient présent sur les champs de bataille: Béquille, jambes de bois, mains à crochet, … Tout cela était peu important, ils étaient fier.

Le jour le plus triste, fut pour eux, le moment où la paix fut signée, les armes n’étaient plus utiles et par conséquent, ils se retrouvaient sans activités.

Certains membre du club, s’étaient réunis pour partager leur colère, JT MASTON, BILSBY, COLONEL BLOMSBERRY et TOM HUNTER. Justement, ce jour là, ils recevaient une lettre du président du Gun Club qui souhaitait les informer d’une affaire qui pourrait les intéresser, leur donnant rendez vous le 5 octobre.

 

II. COMMUNICATION DU PRÉSIDENT BARBICANE

Le 5 octobre à 20h, tous les membres du Gun club vivant sur Baltimore, furent réunis au 21 Union Square. Une foule se pressait jusqu’à l’extérieur du bâtiment, et dans les salles voisines pour entendre la nouvelle du Président.

Le président Barbicane, expliqua, que la guerre étant fini, et pas prête de reprendre, il valait mieux oublier l’idée de créer des armes. Il leur indiqua, qu’ils avaient cependant un niveau en canon et en armurerie, qui leur permettrait cependant de préparer le projet d’aller sur la Lune, en tirant un canon qui irait jusque là.
Le projet avait été muri, il avait calculé les km en observant la lune et en se documentant sur des écrits parfois farfelues de certains écrivains ou affabulateur.
Au XVIIe siècle David Fabricius avait affirmé avoir vu des habitant de la lune. En 1649, Jean Baudoin écrivit “le voyage fait au monde de la lune par dominique Gonzalès aventurier espagnol”. Cyrano de Bergerac avait fait une expédition, Fontenelle est l’auteur de “la pluralité des Mondes”, le fait que ce ne soit que des français, l’énervait.

Sir John Herschell, Un américain, vers 1835, au cap de Bonne Espérance, faisait des études astronomiques et grâce à un télescope, aperçut sur la lune des cavernes, des hippopotames, des montagnes, des m outons aux cornes d’ivoires, des habitants avec des ailes… Tout était faux, et les français se moquèrent.

Barbicane voulait réussir le paris fou d’aller sur la Lune, il voulait que les américains et en particulier eux, réussissent, et que cette affaire fassent le tour du monde.

Une clameur accueilli cette nouvelle avec joie!

 

III. EFFET DE LA COMMUNICATION BARBICANE

Impey Barbicane ne put finir son discours, la joie des membres fut telle qu’ils l’acclamèrent et le portèrent dans la rue. Il rentra chez lui épuisé.

Les membres du club qui n’avaient pu être présent car vivant trop loin, recevaient les informations grâce à un télégraphe, les journaux des quatre coins du pays firent passer la nouvelle.

Le pays était en émois, à tel point que seulement quelque jours après, une troupe de théâtre anglais, voulu jouer la pièce de Shakespeare “Much ado about nothing” (se traduisant par “beaucoup de bruit pour rien) et retrouva son théâtre saccagé, banquettes cassées par la population qui prirent mal cette allusion par rapport à la nouvelle de Barbicane d’aller sur la lune. Le directeur fut dans l’obligation de changer l’affiche du théâtre, pour une autre comédie de Shakespeare “As you like it” (se traduisant par “comme il vous plaira”) et se fut un succès phénoménal.

 

IV RÉPONSE DE L’OBSERVATOIRE DE CAMBRIDGE

Barbicane réunit ses collègues dans les bureaux du Gun Club, pour élaborer un questionnaire, une fois les réponses connues, ils pourraient commencer la partie mécanique.

De ce fait ils envoyèrent des questions à l’observatoire de Cambridge dans le Massachusetts, où se trouvent les savants les plus méritant. Ils possèdent aussi une lunette puissante qui permit à Clarke de découvrir le satellite de Sirius.

Deux jours après, ils reçurent une réponse à leurs questions:

  1. Est-il possible d’envoyer un projectile dans la Lune?
    Oui, si le projectile possède une vitesse de 12 mille yards par seconde. Plus on s’éloigne de la terre, plus l’action de pesanteur diminue, pour une distance trois fois plus grande, l’action est neuf fois moins forte. Plus le projectile approchera de la lune, plus la pesanteur s’effacera, jusqu’à devenir nulle, l’attraction de la Lune prendra le relais et il tombera sur la Lune par cet effet.
  2. Quelle est la distance exacte qui sépare la Terre de son satellite (la lune est le satellite)?
    La Lune tourne autour de la Terre en décrivant une ellipse (un cercle étirée, un style d’ovale), ce qui a pour conséquence que la Lune est tantôt rapprochée, tantôt éloignée de la Terre, ou en termes astronomiques, tantôt dans son périgée, tantôt dans son apogée.
    Dans son apogée (donc éloignée de la Terre), son satellite se trouve à 247 552 milles (99 640 lieues de 4kilomètre). Dans son périgée elle est à 218 657 milles (88 010 lieues) ce qui fait une différence de 28 195 milles (11 630 lieues). Pour les calculs, il faut donc se servir de la distance la plus éloignée.
  3. Quelle sera la durée du trajet du projectile auquel aura été imprimée une vitesse initiale suffisante, et par conséquent, à quel moment devra t’on le lancer pour qu’il rencontre la Lune en un point déterminé?
    Si le boulet a une vitesse initiale de 12 000 yards par seconde (qu’on programmera à son départ), et en calculant que cette vitesse décroissera continuellement, le projectile prendre 300 mille seconde ou 83h20 pour atteindre la zone où les attractions terrestre et lunaire se font équilibre. À partir de cette zone, il tombera sur la Lune en 50 mille secondes ou 13h53m et 20 secondes.
    Il faudra donc le lancer 97h13minutes et 20 secondes avant l’arrivée de la Lune au point visé.
  4. À quel moment précis la Lune se présentera t’elle dans la position la plus favorable pour être atteinte par le projectile?
    Il faut choisir l’époque où la Lune sera à son périgée (proche de la Terre) et en même temps, le moment où elle sera au zénith (point du ciel, se situant verticalement au dessus de la tête d’un observateur). Cela arrivera le 4 décembre de l’année prochaine, à minuit, elle sera dans son périgée, c’est à dire à peu de distance de la Terre.
  5. Quel point de ciel devra t’on viser avec le canon destiné à lancer le projectile?
    Le canon devra être braqué au zénith du lieu et le tir sera perpendiculaire au plan de l’horizon. Il faut que le lieu ne soit pas plus haut en latitude que la déclinaison de la Lune, donc compris entre 0 et 28° de latitude Nord ou sud.
  6. Quelle place la Lune occupera t’elle dans le ciel au moment où partira le projectile?
    La lune avance chaque jour de 23 degrés 10minutes et 35 secondes. Elle devra s’éloigné de 4 fois ce nombre (23°10mn35 secondes), ce qui donne 52°42mn20 secondes. Il faut compter aussi que le boulet sera dévier à cause de la rotation de la Terre à 16 rayons terrestre, sur l’orbite de la Lune c’est 11° que l’on ajoute à ce retard (52°42mn20s) ce qui donne en chiffre arrondi 64°.

En résumé:

  1. Le canon devra se trouver dans un pays situé entre 0° et 28° de latitude Nord ou Sud.
  2. Il devra visé le Zénith du lieu ( le point se situant au dessus de lui).
  3. Le projectile devra se déplacer à une vitesse de 12 mille yards par seconde
  4. Il devra être lancé le 1er décembre de l’année prochaine à 11h moins 13 minutes et 20 seconde (10h47mn20s).
  5. Il rencontrera la Lune, 4 jours après son départ, soit le 4 décembre à minuit.

Les membres du Gun Club doivent commencer les travaux sans tarder, car s’ils laissaient passer cette date, ils ne retrouveraient la Lune dans les mêmes conditions de périgées et de zénith que dans 18 ans et 11 jours.
La lettre était signé du directeur de l’observatoire de Cambridge, J -M BELFAST.

V. LE ROMAN DE LA LUNE

Au commencement de l’univers, des millions d’atomes se rassemblèrent au fil des siècles, grâce à la loi de l’attraction, pour former des amas nébuleux dont sont parsemés le ciel. Ces amas nébuleux se mirent à tourner autour de leur point central, ce point central se mit à tourner sur lui même, en se condensant progressivement. A mesure que son volume diminuait par la condensation, son mouvement de rotation s’accélérait, donnant naissance à une étoile principale, centre de l’amas nébuleux.
Les observateurs purent voir qu’il existait cinq milles amas de nébuleuse, mais celle dont on parle s’appelle la voie Lactée et compte 18 millions d’étoiles, qui sont chacune le centre d’un monde solaire.
Parmi ces astres, se trouve l’un des moins brillant et des plus modeste, le soleil. Des molécules situé dans le plan de l’équateur se serait échappé et auraient formé plusieurs anneaux concentriques comme ceux de Saturne, qui auraient tourné autour du soleil et se seraient brisés et serait devenue des nébuleuses secondaire, c’est à dire des planètes.
Ces même planètes auraient donner naissances à des anneaux cosmiques, leurs satellites.
L’univers s’est donc créé d’un atome à la molécule, de la molécule à l’amas nébuleux, de l’amas nébuleux à la nébuleuse, de la nébuleuse à l’étoile, de l’étoile principale au soleil, du soleil à la planète, et de la planète au satellite.
Le soleil est 14 cent mille fois plus grand que la Terre. Autour de lui, gravitent ses huit planètes qu’il a créé, du plus proche au plus éloigné : Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Certaines de ces planètes possèdent des satellites, la Terre, n’en a qu’un seul, La Lune. A en croire la légende mythologique, le lion de Némée parcourut les campagnes de la Lune avant son apparition sur Terre, même Plutarque lui rendit hommage dans un de ses poèmes.

Thalès de Milet, 460 avannt Jésus Christ, découvrit que la Lune était éclairée par le soleil.
Aristarque de Samos, donna l’explication de ses phases. Cléomène affirma qu’elle brillait d’une lumière réfléchie. Le Chaldéen Bérose expliqua que la Lune montrait toujours la même face.
Ces savants, permirent à d’autres astronomes de mieux connaître la Lune. Ainsi Copernic au XVe siècle et Tycho Brahé au XVIe siècle expliquèrent le système solaire et le rôle que la Lune joue auprès des planètes.
On apercevait sur cet astre des cratères, une nature volcanique, et le défaut de réfraction dans les rayons des planètes cachées par elle permirent de conclure qu’elle n’avait pas d’atmosphère. Grâce à des instruments perfectionnés, les astronomes ont pu calculer la surface de la Lune, le diamètre mesurant 2 150 milles, sa surface étant la treizième parti de la surface du globe, son volume étant la quarante neuvième partie du volume de la Terre.
L’intensité de la lumière était 300 mille fois plus faible que celle du soleil.

VI. CE QU’IL N’EST PAS POSSIBLE D’IGNORER ET CE QU’IL N’EST PLUS PERMIS DE CROIRE DANS LES ÉTATS UNIS

Depuis l’annonce de Barbicane, tout le monde s’intéressait à la Lune, ils apprenaient tout sur elle, s’informaient, se documentaient, écoutaient, …
Plus personne n’ignorait la distance de la Terre à la Lune, même lorsque l’on expliquait qu’on obtenait la distance en mesurant la parallaxe. On expliquait que la Parallaxe était l’angle formait par deux lignes droites menées de chaque extrémité du rayon terrestre jusqu’au satellite. La distance obtenue était de 234 347 milles.

La Lune avait deux mouvements distinct: Rotation sur un axe et Révolution autour de la Terre, tous les deux s’accomplissant dans un temps égal 27 jours 1/3.
Le mouvement de rotation crée le jour et la nuit à la surface de la Lune. Il n’y a qu’un jour et une nuit par mois lunaire, chacun durent 354h et 1/3.
La face tournée vers la Terre est éclairée grâce à celle ci, d’une intensité égale à la lumière de 14 Lunes. Quand à la face cachée elle a 354h de nuit absolue, avec quelques luminosité venant des étoiles environnantes.

Lorsque les gens ne comprenaient pas que si la Lune montrait toujours la même face à la Terre c’est qu’en même temps elle faisait un tour sur elle même. On leur demandait donc de tenter une expérience : Allez dans votre salle à manger, tournez autour de la table de manière à toujours en regarder le centre; quand votre promenade circulaire sera achevée, vous aurez fait un tour sur vous même, puisque votre oeil aura parcouru successivement tous les point de la salle. Eh bien! la salle, c’est le Ciel, la table, c’est la Terre, et la Lune, c’est vous!.” En réalité, la Lune montre les 57/100 de son disque.

L’Observatoire de Cambridge, n’était pas le seul lieu où les gens s’informaient sur la Lune, 20 revues scientifiques les instruisaient sur les phases de la Lune. La Lune est pleine (en opposition) lorsque La Lune, la Terre et le soleil sont alignés. La Lune est nouvelle (en conjonction) quand elle se trouve au milieu entre la Terre et le Soleil. La Lune est dans son premier ou dernier quartier lorsqu’elle fait avec le Soleil et La Terre un angle droit dont elle est le sommet.

Les Eclipses ne pouvaient arriver qu’aux époques de conjonction (la Lune peut éclipser le Soleil) ou d’opposition (La Terre peut éclipser).

Certains pensaient qu’elle était habité par des Sélénite, cependant tous étaient d’accord pour conquérir ce nouvel astre.

VII. L’HYMNE DU BOULET.

Dans leur lettre du 7 octobre, l’Observatoire de Cambridge avait traité les questions du point de vue astronomique, il fallait maintenant traité les questions du point de vue mécanique, ce qui était pour les Amériques, d’une extrême simplicité.

Le président Barbicane mis en place, au sein du Gun Club, un Comité d’Exécution, qui devait en trois séances, réfléchir au canon, au projectile et aux poudres. Le Comité était composé de quatre membres expert dans ces matières: Barbicane (qui avait voix prépondérante en cas de partage), le général Morgan, le major Elphiston et J.-T. Maston qui était secrétaire-rapporteur.

Le 8 octobre, le Comité se réunit chez le Président Barbicane au 3, Républican-street, ils prirent place à une table remplis de sandwich et de théières.
Barbicane proposa de commencer par travailler sur le projectile, ce que les experts appela boulet, et J.-T Maston pris la parole, motivé par cette aventure, le boulet devait être rapide et arriver majestueux sur la Lune.

Barbicane, ne souhaitait pas juste envoyer un boulet sur la Lune, il voulait aussi suivre sa progression, et pour cela il eut l’idée de rendre cet astre plus lumineuse en diminuant l’épaisseur de l’atmosphère que traverse la lumière de celle ci. Pour arriver à cet objectif, il souhaitait créer un télescope sur une montagne élevée, qui aurait un grossissement de 48 000 fois, ce qui permettrait au projectile de ne mesurer que 9 pieds de diamètre.

La grosseur du projectile, effraya ses collègues, mais Barbicane insista, en expliquant qu’à l’époque de leurs parents, la balistique faisait des merveilles. Il cita l’exemple de Mahomet II, qui en 1453, au siège de Constantinople, lança des boulets de pierres de 1900 livres. A Malte, au temps des chevaliers un canon du fort Saint-Elme lançait des projectiles de 2500 livres. En France, sous Louis XI, un mortier lança une bombe de 500 livres qui partie de la Bastille, un endroit où les fous enfermaient les sages, et atterrit à Charenton, un endroit où les sages enfermaient les fous.
Ces anecdotes, finirent de convaincre le comité sur la possibilité d’envoyer un gros projectile.

Après moult discussion sur la matière et la forme du projectile, Barbicane proposa de partir sur un poids de 5000 livres et sur un projectile creux, donc un obus et non un boulet, plein il serait trop lourd. Le seul métal qui pourrait convenir d’après le président, serait l’aluminium, pour diverses raisons dont: il a la blancheur de l’argent, l’inaltérabilité de l’or, la ténacité du fer, la fusibilité du cuivre, la légèreté du verre, il est facile à travailler, facile à se procurer, il est trois fois plus léger que le fer et il ne coute que 9 dollars.

Barbicane avait déjà réfléchit à ce sujet, il en avait conclu que pour un boulet de 108 pouces de diamètre et de 12 pouces d’épaisseurs, le projectile en fonte de fer pèserait 67 440 livres alors qu’en fonte d’aluminium, le poids serait de 19 250 livres. L’obus couterait donc 173 250 dollars, mais l’argent ne le préoccupait pas, il était sur de ne pas en manquait et le projectile serait rond, comme ça il tournera sur lui même.

VIII. HISTOIRE DU CANON

La deuxième séance se déroula le lendemain soir, devant des sandwichs et du thé, pour parler du canon qui serait assez fort pour supporter un boulet de 108 pouces de diamètre et pesant 20 000 livres, imprimer une vitesse de 12 000 yards par seconde. Pour supporter le poids, il fut décider que le canon serait de 900 pieds et son épaisseur de 6 pieds et qu’il serait coulé directement dans le sol, pour supporter tout ce poids. Sa forme sera en même temps un canon car la chambre de la poudre aura le même diamètre que l’âme (c’est le diamètre allant de l’extrémité jusqu’au choke, le diamètre de sortie), un obusier, puisqu’il lancera un obus, et un mortier puisqu’il sera braqué sous un angle de 90°.  Le métal choisit était la fonte de fer, car c’était une matière excellente à bas prix, capable de fabriquer un canon d’une grande tenacité, d’une grande dureté, infusible (qui ne fond pas) à la chaleur, indissoluble (qui ne se dissous pas) et inoxydable à l’action corrosive des acides.

Le canon pèsera 68 040 tonnes (68 040 000kg) et coutera 2 510 701 dollars (13 608 000 francs).

Le président Barbicane était le seul à ne pas s’inquiéter de l’argent, les autres le regardaient d’un air inquiet.

 

IX. LA QUESTION DES POUDRES

Il fallait déterminer maintenant la quantité nécessaire pour produire l’impulsion. La poudre a été inventé par personne, elle fut créée à partir de feux grégeois (mélange inflammable brulant même au contact de l’eau) composés de soufre et de salpêtre.

1 litre de poudre pèse environ 2 livres (900 grammes), en s’enflammant il produit 400 litres de gaz, ces gaz rendus libres et sous température de 2400°, occupent l’espace de 4 000 litres.

Le lendemain eut lieu alors la troisième et dernière séance. Le président Barbicane expliquait qu’il faudrait 16 000 livres de poudre, ce qui donnerait 6 milliards de litres de gaz, mais il fallait réduire cette énorme quantité tout en conservant cette puissance mécanique. Il proposa de remplacer la poudre par de la cellulose une matière qui constitue les tissus des végétaux, on le trouve sur les poils des graines du cotonnier. Coton+ acide azotique= insoluble, combustible et surtout explosive. Appelé coton azotique, pyroxyle, fulmi-coton.

Il se prépare en plongeant le coton dans l’acide azotique fumant pendant 15 minutes, on le rince à grande eau et on le sèche. Il communique aux projectiles une vitesse 4 fois supérieure à celle de la poudre. Il faudra 400 000 livres de fulmi-coton, et comme on peut le comprimer au maximum, il n’occupera qu’une hauteur de 30 toises dans la Columbiad (nom de la machine).

 

X. UN ENNEMI SUR VINGT-CINQ MILLIONS D’AMIS

Le public américain suivait avec passion les moindre détails du projet du Gun-Club. Plus d’un an allait s’écouler entre le début et la fin des travaux. Tous étaient passionné, sauf un, qui ne cessait de protester contre cette entreprise. Cependant Barbicane était plus sensible à ces protestation qu’à l’immense majorité qui applaudissait cette aventure. Cette ennemi était le capitaine Nicholl qui habitait Philadelphia. Cette haine qu’ils avaient l’un pour l’autre, venait de la guerre, Barbicane fut un grand fondeur de projectiles et Nicholl un grand forgeur de plaques. L’un fondait nuit et jour à Baltimore, l’autre forgeait jour et nuit à Philadelphie. Pendant la bataille, les projectiles étaient envoyé sur les plaques des bâteaux, Barbicane inventait un nouveau boulet, Nicholl inventait une nouvelle plaque. Le président du Gun Club passait sa vie à percer des trou, son ennemi passait sa vie à l’en empêcher. Ils ne s’étaient jamais rencontré.

Le jour où la guerre finit, Nicholl terminait sa dernière cuirasse d’acier forgé, un vrai chef d’oeuvre que le capitaine fit transporter au polygone de Washington en provoquant Barbicane à la briser, la paix étant revenu, le président du Gun Club ne voulut pas tenter. Malgré l’insistance de Nicholl de le provoquer avec sa plaque, Barbicane ne fit que refuser, ce qui énerva Nicholl qui lui dit qu’il devait avoir peur pour ne pas accepter.

Avec ce projet faramineux, Nicholl était jaloux de l’affaire entrepris par Barbicane, qui valait mieux que sa plaque indestructible. L’homme jaloux écrivit à tous les journaux pour prouver par A+B que cette entreprise était impossible. Comme personne ne l’écoutait, qu’il était le seul à être contre cette aventure, il proposa un pari :

1° Que les fonds nécessaire à l’entreprise du Gun-Club ne seraient pas faits, ci….. 1000 dollars

2° Que l’opération de la fonte d’un canon de 900 pieds était impraticable et ne réussirait pas, ci….. 2000 dollars

3° Qu’il serait impossible de charger la Columbiad, et que le pyroxyde prendrait feu de lui même sous la pression du projectile, ci….. 3000 dollars

4° Que la Columbiad éclaterait au premier coup, ci……. 4 000 dollars

5° Que le boulet n’irait pas seulement à milles et retomberait quelques secondes après avoir été lancé, si…… 5000 dollars

Un pari de 15 000 dollars. Le 19 octobre, il reçut une réponse de Barbicane qui écrivait de Baltimore le 18 octobre “Tenu”.

XI. FLORIDE ET TEXAS

Sur les recommandation de l’Observatoire de Cambridge, le boulet devait être tiré perpendiculairement au plan de l’horizon, la Lune, ne montant au zénith que dans des lieux situés entre 0 et 28° de latitude, il fallait donc trouver un lieu où serait fondue le Columbiad. Vu que le projet était américain, les lieux devaient être sur le sol américain, deux endroits avaient été retenue selon les critères, les portions du TEXAS ou de la FLORIDE se trouvant au dessous du vingt-huitième parallèle.

Une rivalité entre les villes de ces deux états se créèrent. En Floride, une seule ville Tampa Town, pouvait se présenter pour accueillir le canon, mais au Texas, les villes étaient plus nombreuses. Corpus-Christi dans le county de Nueces, toutes les cités situées sur le Rio-Bravo, Laredo, Comalites, San-Ignacio, dans le Web, Roma, Rio-Grande-City, dans le starr, Edinburg, dans l’Hidalgo, Santa-Rita, el Panda, Browns-ville, dans le Caméron, formèrent une liguent contre la Floride.

Les députés des deux états harcelèrent jour et nuit le président Barbicane et les membres influents du Gun-Club, pour avoir l’honneur de recevoir le canon chez eux. Les deux États, menaçaient d’en venir aux mains pour ce projet. Même les journaux de divers États prirent position, Le New York Herald et la Tribune soutinrent le Texas, tandis que le Times et l’American Review se mirent du côté de la Floride, chacun trouvant de bons arguments pour détenir le projet et se critiquant les uns les autres par articles interposés.

Barbicane ne pouvant plus de tout ce conflit réunit ses collègues et décida de choisir la Floride et Tampa-Town, car la Floride n’avait qu’une seule ville où pouvait aboutir ce projet, et le Texas en avait 11 en concurrence, vu les soucis que cela amenait déjà pour le choix entre deux États, mettre en concurrence 11 villes allaient créé des conflits encore pire. Les Texien dirent à cette nouvelle, que la petite île de Floride ne tiendrait pas sous les coup des canons.

XII. URBI ET ORBI

Pour cette affaire, arrivait le problème de l’argent, aucun Etats seul, ou entreprise pouvaient financer un tel projet. Barbicane eut alors l’idée d’en faire l’affaire de tous au niveau mondial, de faire participer chaque pays pour réaliser le voeux de l’être humain d’envoyer une machine sur la Lune.  De ce fait, ce rêve s’étendait de Baltimore au monde entier, urbi et orbi (qui veut dire d’un endroit au monde entier).
Le 8 octobre, Barbicane lance un message et fait appel “à tous les hommes de bonnes volonté sur la Terre”, ce document fut traduit en toutes les langues et des souscriptions s’ouvrirent dans les différents États des deux continent. Trois jours plus tard, 3 millions de dollars étaient déjà versé dans les deux continents.

La Russie donna 368 733 roubles
La France payèrent non sans avoir rit avant 12 053 933 franc
L’Autrice : 216 mille florins
La suède et Norvège: 52 mille rixdales
La Prusse : 250 mille thalers
La Turquie fut très généreuse, mais elle y avait un intérêt, la Lune règle le cours de ses années et son jeûne du Ramadan: 1 372 640 piastres (343 172 francs).
Belgique: 513 mille francs.
La Hollande : 110 mille florins, mais demanda un escompte de 5% car elle payait comptant.
Le Danmark: 9000 ducats.
La confédération germanique : 34 285 florins
L’Italie: 200 mille lires.
Les États de l’Église : 7040 écus romains
Portugal: 30 000 cruzades
Mexique: 86 piastres fortes (1727 francs).
L’Espagne qui avait peur que cet expédition ne trouble la Lune et la fasse chuter, ne donnèrent que 110 réaux (59,48 francs).
L’Angleterre ne donna rien.
L’Amérique du sud (chili, Pérou, Brésil, les provinces de Plata, la Colombie, versèrent 300 000 dollars.
Ce qui donna un décompte pour les États Unis : 4 millions de dollars et pour les étrangers: 1 446 674 dollars, ils eut un total de 5 446 675 dollars dans les caisses du Gun Club.

Le 20 octobre, un traité fut signé avec l’usine Goldspring, près de New York, l’engageant à livrer à Tampa-Town, dans la Floride méridionale, le matériel nécessaire pour la fonte de la Columbiad. Opération qui devait se terminer le 15 octobre avec une livraison du canon en bon état sous peine d’une indemnité de 100 dollars par jour jusqu’au moment où la Lune se présenterait dans les même condition, soit dans 18 ans et 11 jours. Traité signé par I Barbicane et J. Murchison directeur de l’usine Goldspring.

XIII. STONE’S-HILL

Depuis l’annonce du choix de la Floride pour accueillir le Columbiad, les gens s’intéressaient à sa géographie, au point que les librairies furent en rupture de stock de livre concernant la Floride.

Barbicane mis les fond nécessaire à la disposition de l’Observatoire de Cambridge pour construire un télescope, ainsi qu’à la maison Breadwill and C° d’Albany pour la confection du projectile en aluminium. Il se rendit ensuite sur le bateau du nom de Tampico, accompagné de J.-T. Maston, du major Elphiston et du directeur d’usine de Goldspring pour faire le voyage juqu’en Floride. Ils arrivèrent le 22 octobre, Barbicane tâtait du pied le sol, et Maston grattait la terre avec son crochet. Ils furent accueilli par les 3000 habitants de Tampa Town qui leur firent une ovation pour les avoir choisi.

Le lendemain matin, ils partirent escortés (protégé)  de cavaliers (portant tous un fusil en bandoulière) pour sillonner les terres, les floridiens leur apprirent que des Séminoles (sauvages) courraient les prairies.

La Floride se partage en deux parties, l’une, au nord, étant plus peuplé et ayant la capitale Tallahassee l’autre au Sud ayant pour capitale Pensacola. Elle fut découverte par Juan Ponce de Leon en 1512, le jour des Rameaux et fut d’abord appelée Pâques-Fleuries. Malgré des terrains arides brulé, ils purent observer un sol riche de culture, de lac, de cours d’eau, d’étang, des prairies d’ananas, d’ignames, de tabac, de riz, de coton, de canne à sucre,…

Barbicane proposa de couler le columbiad dans les hautes terres, cela évitait de rencontrer un cour d’eau au moment de creuser. En montant un peu plus, ils découvrirent des forêts de grenadiers, d’orangers, de citronniers, de figuiers, d’oliviers, d’abricotiers, de bananiers, de grands ceps de vigne, odeurs et couleurs régnaient sur cette parties. Il continuèrent d’avancer et se retrouvèrent dans un endroit rocailleux, l’endroit idéal pour Barbicane, malgré les Séminoles qui brandissaient leurs lances ou déchargeaient leurs fusils. Après calcul, il expliqua que l’emplacement était à 300 toises au dessus du niveau de la mer, par 27°7 de latitude et 5°7 de longitude ouest et affirma que c’est ici que seront construits leurs magasins, leurs ateliers, leurs fourneaux, les huttes pour les ouvriers, et surtout que c’est ici à STONE’S-HILL que s’envolera le projectile.

XIV. PIOCHE ET TRUELLE

L’ingénieur Murchison, réembarqua sur le Tampico pour la Nouvelle Orléan, afin d’embaucher des ouvriers et ramener du matériel. Huit jours plus tard, il revenait avec plein de bateaux à vapeur, 1500 travailleurs qui seraient tous largement payés et gratifiés. Le Gun-Club, après achèvement des travaux, déposeraient dans une banque de Baltimore, au nom de l’ouvrier embauché, un capital (argent) ce qui permit à Murchison de trouver facilement des travailleurs, ce qui lui permit d’être plus exigent au niveau de leurs compétences (intelligent et habile). Beaucoup arrivèrent avec leur famille, c’était une véritable émigration. la population de Tampa-Town doubla, pas seulement à cause des ouvriers, mais surtout à cause des curieux qui arrivaient de toute part pour assister à cette construction.

Barbicane était motivé, tout comme son acolyte qui ne le quittait jamais J.-T. Maston, il se trouvait sur tout les plans, à la fois mineur, maçon, mécanicien, artilleur, trouvant la solution à tout problème et communiquant avec le Gun-Club et l’usine de Goldspring.

Le premier novembre, le président du Gun-Club quitta Tempa-Town avec des travailleurs pour Stone’s-Hill, le lendemain, une palissade se montait autour de la ville qui commençait à se construire petit à petit.

Le creusement commença le 4 novembre, Barbicane réunit ses chefs de chantier et leur expliqua les délais, les mesures du projectile, bref tout ce qu’il était nécessaire de leur dire pour la construction. A partir du premier coup de pioche, le travail ne cessa pas, les ouvrier se relayaient tous les quart de journée, jour et nuit. En creusant, ils tombèrent sur de l’eau, ils colmatèrent pour boucher les fuites, mais une fuite céda et couta la vie à plusieurs ouvriers. Le 10 juin, le puit qui allait permettre de couler le projectile, avait atteint 900 pieds.

Barbicane se préoccupait du bien être de ses employés, il se souciait de l’individu en particulier, grâce à ses soins, à son humanité, et à son intervention utile dans les cas difficiles, il ne dépassa pas le taux d’accident de travail de celle d’un pays d’outre mer ou même de la France.

 

XV. LA FÊTE DE LA FONTE.

Milieu janvier, 60 000 fonte fut livré de New York en bateau à Stones’Hill, en train. Il ne fallut pas moins de 1200 four pour fondre ce métal, tous installé dans la petite ville. Les fours incliné permettaient de couler la fonte dans le puit pour le moulage. Le lendemain Barbicane s’occupa de la confection du moule intérieur, dans le centre du puit, qui devait former un cylindre de 900 pieds (le projectile). Le cylindre fut composé de terre argileuse, de sable, de foin et de paille. L’intervalle entre le moule et le métal en fonte devait être comblé par un métal en fusion qui formerait les parois de 6 pieds. Le coulage de la fonte, était une opération délicate, c’est pour cela que la cérémonie de la fonte devait se faire en petit comité seul une délégations des membres du Gun-Club fit le voyage : Bilsby, Tom Hunter, le colonnel Blomberry, Le major Elphiston, le général Morgan, .. J.-T.Maston s’occupa de leur faire visiter la petite ville, ainsi que les fours, au point de les en écoeurer. Ils purent cependant assisté au coulage de la fonte, les 1200 four en action qui déversèrent le métal brulant dans le puit.

XI. LA COLUMBIAD

Le stress commença a gagné les membres du Gun club, le moule ne refroidissait pas, et il ne restait plus que 4 mois pour envoyer le projectile sur la Lune, il y avait encore tas de chose à faire. L’extraction du moule intérieur, commença le 22 août, et le travail commença sans tarder, pioche et pic s’attaqua au moule pour dégager l’âme de la pièce (projectile) et se finirent le 3 septembre. Le 22 septembre, le projectile était prêt à être envoyé sur La Lune.
Le Capitaine Nicholl qui avait perdu son pari (ref chapitre X), envoya avec une lettre, 2000 dollars, la fonte du projectile était fait, cependant il restait encore trois paris. Le 23 septembre, la ville Stones-Hill était ouverte aux publics, ce qui fit accroitre la population et les commerces. Barbicane fit payer les gens qui voulaient descendre dans l’antre du puit où avait eut lieu le moulage et où se trouvaient les fours, pour la sommes de 5 dollars par personnes. Les premiers à y bénéficier, furent bien sur les membres du Gun-Club.

 

XVII. UNE DÉPÊCHE TÉLÉGRAPHIQUE

 

Les travaux du Gun-Club était terminé, il ne restait plus qu’à attendre deux mois pour le lancement du projectile, mais ce fut sans compter le télégramme reçu par le Président le 30 septembre. Ce télégramme venait de France, Paris exactement et était écrit par Michel Ardan qui demandait à ce que l’obus sphérique, soit remplacé par un projectile cylindroconique pour qu’il puisse voyager dedans. Michel Ardan souhaitait aller sur la Lune.

 

XVII. LE PASSAGER DE L’ “ATLANTA”

 

Si ce message était arrivé par courrier, il aurait pu ne pas y répondre, mais il était arrivé par télégramme, transmis par câble de Paris à Valentia (Irlande) à Terre Neuve et à la côte Américaine, tous les employés du télégraphe étaient donc au courant de ce message. Avant de répondre, il devait savoir si cet homme existait et était sérieux.
Il réunit les membres du Gun-Club qui étaient sur place et lut le message, tous furent abasourdi, certains rirent d’autre pris Michel Ardan pour un fou, seul le secrétaire J.-T Maston approuva l’idée. Les membres du Gun-Club ne furent pas les seuls à rirent de cette idée, tout Tampa Town plaisantaient de cet homme qu’ils ne pensaient pas réel. Michel Ardan était un nom connu en Amérique pourtant, un Européen cité pour ses entreprises audacieuses. Le nom du bateau qu’il prendrait et la date de son arrivée montrait que l’homme était sérieux, ce qui entraina les gens à aller sous les fenêtres de Barbicane pour en savoir plus sur cette affaire et surtout connaître son avis sur la question.
Il ne s’était pas encore manifesté, il ne savait que répondre mais il devait faire face à cette population, alors il apparu mais ne dit rien, un homme dans la foule lui demanda alors si cet homme Michel Ardan était en route. Il ne savait pas. La population n’était pas satisfaite et poussa le président à envoyer un télégraphe au syndic des courtiers de navires à Liverpool: “Qu’est ce que le navire l’Atlanta?_ Quand a t’il quitté l’Europe?_ Avait t’il à son bord un franças nommé Michel Ardan?”. Une réponse arriva 2h après “L’Atlanta a pris la mer le 2 octobre de Liverpool, _ faisant voile pour Tampa-Town,_ ayant à son bord un français nommé Michel Ardan.” C’était donc vrai. Barbicane était furieux, il ne souhaitait pas consentir à cette folie, mais il écrivit le soir même à la maison Breadwill and C° pour suspendre la fonte du projectile.

Cette Nouvelle amena des milliers de curieux, beaucoup campèrent, des navires arrivèrent et tous attendirent L’Atlanta avec impatience. Le 20 octobre, il était là et 500 navires l’entouraient. Le steamer était pris d’assaut et Barbicane fut le premier à crier “Michel Ardan!”, qui répondit aussitôt.

C’était un homme de 42 ans, grand un peu voûté, tête forte, chevelure ardente, face courte, large aux tempes, moustachu comme des barbes de chats avec quelques poils jaunâtres aux joues, des yeux ronds, un peu égarés, un regard myope, physique de félin. Européen gaillard, bien bâti, musclé, un homme courageux.Cet homme voyait tout en grand sauf les difficultés et les hommes. Un artiste qui méprisait les savants, c’était un casse cou. Désintéressé par l’argent, il faisait autant de coup de coeur que de coup de tête, il était chevalresque et se serait vendu comme esclave pour racheter un Nègre. En France et en Europe tous le connaissaient, il vivait une maison de verre, il avait beaucoup d’ennemi et se comportait en enfant gâté. Il avait déjà entreprit des entreprises aussi farfelu les unes que les autres, parfois tout aussi dangereuse, mais rien ne l’arrêtait, pas même les amis à qui il répondait “La forêt n’est brûlée que par ses propres arbres.”(proverbe Arabe).

Après avoir serré plusieurs mains, Michel Ardan alla dans sa cabine, Barbicane le suivit sans dire un mot. L’Européen lui parla de façon naturelle, comme s’ils étaient amis de 20 ans, et lui proposa de réunir amis, collègues, toute la ville le lendemain pour leur raconter son histoire, plutôt que de passer son temps à la répéter aux un et aux autres séparément.

 

XIX. UN MEETING

Michel Ardan voulait un meeting géant, au lieu d’une salle pour cette rencontre qu’il trouva trop petite pour accueillir beaucoup de monde, ils trouvèrent une plaine en sorti de ville et en quelques heures, des auvents étaient en place pour accueillir 300 000 personnes qui attendirent des heures protégé du soleil, mais sous une chaleur étouffante.

A trois heure Michel Ardan arriva tenant du bras droit Barbicane et du bras gauche J.-T Maston. Il s’exprima en Anglais et expliqua qu’il était un ignorant, qu’il souhaitait juste prendre place dans le projectile pour aller sur la lune et que ce voyage de toute façon devra se faire tôt ou tard, et que la locomotion suit la loi du progrès. L’homme ayant commencé a voyager à 4 pattes, puis 2 pieds, ensuite en charrette, puis en coche (véhicule attelé par des chevaux mais fermé contrairement à la charrette), en patache (charrette de transport à deux roues non suspendue), en diligence (véhicule attelé par des chevaux pour le transport en commun) et enfin le chemin de fer, le projectile est donc le véhicule de l’avenir. Pour lui, un jour on ira sur les planètes et on voyagera sur la lune aussi facilement que l’on fait Liverpool /New York. Pour Michel Ardan, la distance n’existe pas, il pense que le monde solaire est un corps solide, et que les planètes qui le composent se touchent et donc l’espace existant entre elles n’est que l’espace qui sépare les molécules du métal (argent , fer ou platine). Avant 20 ans la moitié de la Terre aura visité la Lune. Les gens l’écoutaient, l’acclamaient et lui donnaient raison. Michel Ardan termina son meeting en laissant la parole à ceux qui avaient des questions à lui poser, mais Barbicane avait peur de question trop technique auxquelles Ardan n’aurait pu répondre alors il posa la première question “Pensez vous que la Lune est habitée?”. Il répondit : “si les mondes sont habitables, ou il sont habités, ou ils l’ont été, ou ils le seront”, ce qui entraina la deuxième question “Les mondes sont t’ils habitables?”, et ce fut un oui pour le président et Ardan.

Aux contradicteurs qui pensent que les planètes ne sont pas habitées, Michel Ardan répond qu’ils peuvent avoir raison, s’il est démontré que la Terre est le meilleur des mondes possibles, mais il n’en est rien, elle n’a qu’un satellite, quand Jupiter, Uranus, Saturne, Neptune en ont plusieurs. L’inclination de son axe sur son orbite qui amène le jour et la nuit et les différentes saison fait qu’il fait toujours trop chaud ou trop froid ce qui entraine les rhumes, les coryzas, .. Jupiter qui a l’axe peu incliné, ses habitants pourraient jouir de températures invariables un zone d’été, une zone de printemps, une zone d’hiver et une zone d’automne, les Joviens (habitants de Jupiter) pourraient choisir le climats qu’ils leur plait sans variation de température. Les savants y sont plus savants, les méchants moins méchants, les bons sont meilleurs, bref Jupiter serait pour Ardan meilleure en tout point de vue que la Terre. J.-T Maston proposa de créer une machine pour redresser la Terre et tous l’approuvèrent sous un tonnerre d’applaudissement.

XX. ATTAQUE ET RIPOSTE

Alors que le meeting touchait à sa fin, une voix s’éleva parmi les spectateurs et proposa d’arrêter de parler de la théorie du voyage et d’en venir au côté pratique. Il informa que la Lune n’avait pas d’air et donc s’il y avait des sélénites (habitants de la Lune) ils vivaient sans respirer.Michel Ardan, loin de se laisser déstabilisé évoqua le fait qu’il existait pour lui, que deux genres de savant, ceux qui savent et ceux qui ne savent pas, et affirma pour sa part que rien n’était prouvé pour cette théorie et prouva ses dire avec comme exemple Mr Laussedat, un astronome français. Ce français a découvert en observant l’éclipse du 18 juillet 1860 que les cornes du croissant solaire étaient arrondies et tronquées, ce phénomène ne peut exister que par une déviation des rayons du soleil à travers l’atmosphère de la Lune, s’il y a atmosphère, alors il y a de l’air. Mais l’adversaire de Michel Ardan affirma que s’il y avait de l’air, il devait être raréfié, peu importe pour le voyageur, cela suffirait pour lui seul, il économiserait l’air et ne respirera que dans de grandes occasions. De plus, il était persuadé que sur l’autre côté de la Lune, la face caché abrité beaucoup plus d’air. Selon les calculs de Hansen son centre de gravité est situé dans l’autre hémisphère, de ce fait tout l’air et l’eau ont dû être entrainées sur l’autre face du satellite dès les premiers jours de sa créations.

L’homme n’avait pas fini de contredire Michel Ardan, et il inquiétait Monsieur Barbicane plus que le voyageur, qui lui restait poli et poussait son contradicteur à parler pour réfuter toutes ses hypothèses. L’homme l’avertit qu’il exploserait en traversant l’atmosphère et que c’était imprudent, mais l’imprudent avait foie au génie industriel des Américains et était persuadé qu’ils régleraient ce problème, les parois du projectile seraient épaisses pour franchir cette barrière. Mais pour l’eau et la nourriture, il avait aussi réponse à cela, il avait prévu un an de vivre, comme sa traversée ne durerait que 4 jours, il avait largement assez…. il avait réponse à tout.

Le contradicteur lui demanda alors “comment reviendrez vous? ” , Michel Ardan répondit “je ne reviendrais pas!”. Le contradicteur énervé lui dit qu’il allait mourir et que ce n’est pas lui qui portera la responsabilité de ses actes, mais celui qui a eut  l’idée d’envoyer un projectile sur la Lune. Barbicane attaquait se leva pour aller vers l’interlocuteur, mais cent bras  enleva l’estrade et le sépara de lui. Il ne restèrent que Michel Ardan et Barbicane pour recevoir les honneurs.  Le meeting se termina ainsi sous la joie des spectateurs qui se disputèrent pour porter le pavoirs (l’estrade) jusqu’au port de Tampa Town.

Michel Ardan parti à l’hôtel Franklin, tandis que Barbicane alla voir son adversaire pour le confronter sur le quai. L’adversaire se présenta comme Nicholl, Barbicane lui proposa un duel pour l’avoir insulté en publique. Chacun se donna rendez vous  à 5h, dans le bois Skersnaw près de Tampa, chacun y rentrerait d’un côté avec une rifle (un fusil).

Barbicane passa la nuit à chercher un moyen pour résoudre les différents problèmes posés par Michel au meeting.

 

XXI. COMMENT UN FRANÇAIS ARRANGE UNE AFFAIRE

Alors qu’Ardan dormait assez mal sur le lit (les lits américains sont durs d’après l’auteur), J.-T Maston surgit dans la chambre pour le prévenir que Barbicane et Nicholl étaient au bois de Skersnaw pour un duel. Si le président mourrait, le projet tomberait à l’eau, et une seule personne pourrait éviter ce désastre, c’était Michel Ardan. Le futur voyageur le suivit tout en l’écoutant raconter leur inimitié qui datait de la guerre, une rivalité de plaque et de boulet, ils ne s’étaient jamais rencontré grâce à des amis communs.

Arrivaient à la lisière, les deux amis rencontrèrent un bushman (peuple de chasseur collecteur du désert) qui leur dire qu’il avait vu passer un homme qu’il prit pour un chasseur, il y a une heure. Les hommes, malgré le risque de recevoir une balle lors du duel, ils marchèrent silencieusement droit dans la forêt à la rencontre de l’un des deux.

Ils marchaient déjà depuis longtemps, ils étaient sur le point de faire demi tour lorsqu’ils aperçurent Nicholl qui délivrait un oiseau piégé dans une toile d’araignée venimeuse. Michel Ardan attendrit s’approcha de lui en lui disant “vous êtes un brave et un aimable homme”.

J.-T Maston proposa de se faire tuer à la place de Barbicane, mais Michel Ardan avait une autre idée en tête qu’il ne pouvait dévoiler que devant les deux adversaires, ils se mirent donc tout les trois à la recherche du président.

Barbicane était en train de chercher une solution pour que le projectile n’explose pas au départ. Il avait un carnet et un crayon à la main et le fusil à Terre. J.-T Maston les présenta officiellement, Barbicane s’excusa du contretemps et alla vers sont fusil, mais Michel Ardan se mit entre les deux et leur dit qu’une haine où l’un délivre un oiseau et l’autre résous des problèmes mécaniques, ne devait pas être si sérieuse. Le Français leur proposa donc de partir avec lui sur la Lune, vu qu’ils n’avaient pas peur de risquer leur vie dans un duel. Les deux ennemis se regardèrent pour voir quelle serait la réponse de l’autre, mais s’écrièrent “accepté”, puis ils partirent déjeuner.

XXII. LE NOUVEAU CITOYEN DES ÉTATS-UNIS

Chaque américains apprirent ce qu’avait fait Michel Ardan, il fut invité partout, serra des milliers de mains, porta des toasts dans tous les comtés de l’Union. A force de trainer avec les membres du Gun Club, il connaissait bien la balistique.

J.-T Maston souhaitait depuis ce fameux matin dans le bois, partir aussi avec les trois hommes sur la Lune, mais Barbicane refusa. Michel Ardan lui expliqua qu’il ne pouvait venir sur la Lune car il était incomplet. En effet, s’ils devaient se présenter devant des sélénite (habitant de la Lune), il ne fallait pas leur faire peur en leur montrant que les hommes se battent entre eux, sur une Terre qui pourraient nourrir cent milliards d’habitants alors qu’ils ne sont que douze cent millions .

Le 18 octobre, ils firent un essai du lancement, et il se révéla concluant. Ils firent un projectile exprès pour cet essai, et y mirent d’abord un chat, puis un écureuil appartenant au secrétaire (Maston) du Gun Club. Le projectile s’envola et retomba au milieux des flots où des nageurs allèrent l’ouvrir. Le chat en ressorti vivant, mais aucune trace de l’écureuil, qui avait du être manger par l’animal. Maston en fut chagriné et proposa de l’inscrire au martyrologe de la science.

Deux jours plus tard, Michel Ardan reçu un message du président de L’Union qui lui décernait le titre de citoyen des États Unis d’Amérique.

 

XXIII. LE WAGON PROJECTILE

Après l’achèvement du colombiad, il fallait repenser le projectile qui devait abriter les trois personnages. De nouveaux plans furent donc envoyés à la maison Breadwill an C°d’Albany. Le projectile fut fondu le 2 novembre et envoyé à Stone’Hill. Michel Ardan le trouvait trop banal, il aurait voulu y voir une gargouille ou autre chose rappelant l’art, il proposa à Barbicane de lui laisser au moins carte blanche pour s’occuper de l’intérieur pour qu’il soit au moins luxueux, ce que Barbicane lui accorda. L’engin possédait quatre hublot pour que les voyageurs puissent voir l’éloignement de la Terre, les espaces constellés du ciel et la lune. A l’intérieur se trouvait des récipients pour contenir eaux et vivres pour trois personnes, dans un autre récipient spécial sous une pression, du gaz pour le feu et la lumière. Concernant l’air, il leur en fallait 7 livres (2400 litres) pour trois hommes et deux chiens. Pour ce faire, ils utilisèrent le chlorate de potasse qui est un sel qui se présente sous la forme de paillettes blanches; lorsqu’on le porte à une température supérieure à quatre cent degrés, il se transforme en chlorure de potassium, et l’oxygène qu’il contient se dégage entièrement. 18 livres de chlorate de potasse rendent 7 livres d’oxygène, l’oxygène nécessaire aux voyageurs pour 24h. La potasse caustique, est une matière très avide de l’acide carbonique mêlé à l’air, et il suffit de l’agiter pour qu’elle s’en empare et forme du bicarbonate de potasse, nécessaire à l’absorption de l’acide carbonique. Pour tester cela dans le projectile avant le départ, J.-T Maston se porta volontaire. C’est ainsi que le 12 novembre à 6h du matin, l’artilleur s’enferma avec des vivres pour huit jours et une quantité suffisante de chlorate de potasse et de potasse caustique, avec interdiction d’ouvrir l’engin avant le 20 à six heure du soir. Huit jour plus tard, il sortit, de l’appareil, engraissé et triomphant.

 

XXIV LE TÉLÉPHONE DES MONTAGNES ROCHEUSES

Le 20 octobre de l’année précédente, le Président du Gun Club avait commandé à l’observatoire de Cambridge un télescope ou Lunette assez puissant pour rendre visible la Lune. Il y a une différence entre Lunette et Télescope. “La lunette se compose d’un tube qui porte à son extrémité supérieur une lentille convexe appelée objectif et son extrémité inférieure une seconde lentille nommée oculaire à laquelle s’applique l’oeil de l’observateur. Les rayons émanant de l’objet lumineux traversent la première lentille et vont, par réfraction, former une image renversée à son foyer. Cette image, on l’observe avec l’oculaire, qui la grossit exactement comme ferait une loupe. Le tube de la lunette est donc fermé à chaque extrémité par l’objectif et l’oculaire. 

Au contraire, le tube du télescope est ouvert à son extrémité supérieur. Les rayons partis de l’objet observé y pénètrent librement et vont frapper un miroir métallique concave (courbe en creux). De là ces rayons réfléchis rencontrent un petit miroir qui les renvoie à l’oculaire, disposé de façon à grossir l’image produite. Dans les lunettes la réfraction joue le rôle principal, et dans les télescopes, la réflexion. 

Pour l’emplacement de ce gigantesque télescope, ils avaient décidé que se serait sur le sommet de Lon’s-Peak dans le Missouri. Moins d’un an après, l’appareil était prêt, un tube de 280 pieds ayant couté plus de 400 000 dollars et grossissait 48 000 fois les objets observés. Mais avant d’arrivés au Missouri, cet objectif rendit service à l’astronomie, des étoiles ont pu être mesuré et M. Clarke du bureau de Cambridge détailla le Crab Nebula du Taureau ( nébuleuse en forme d’écrevisse).

 

XXV DERNIERS DÉTAILS

Le 22 novembre, dix jours avant la date, il leur fallait remplir le Columbiad de 400 milles livre de Fulmi-Coton. C’était un des enjeux du paris de Nicholl, le Fulmi coton hautement inflammable, et explosif, se chargerait t’il sans dégâts et surtout supporterait t’il le projectile sans exploser? Barbicane pris ses meilleurs ouvrier et le fit venir petit à petit, les paquets contenaient seulement 500 livres de fulmi coton, eux même placé dans des caissons qui pouvaient contenir dix paquets. Aussitôt arrivé, les caissons étaient déchargés et les paquets transporté par des ouvriers pieds nus. Toutes machines à vapeur et feux étaient éteins, les chargements du columbiad ne se faisaient que la nuit sous une lumière, de peur que le soleil ne brûle la matière. Le 28 novembre les 800 gargousses étaient bien rangés dans la columbiad. Barbicane et J.-T Maston n’étaient pas mécontent de finir cette étape, car ils durent faire surveiller Michel Ardan qui fumait près des fulmi coton, ainsi que des curieux qui en faisaient de même, ils avaient pourtant interdit l’accès à Stones’Hill, mais peu importe, 300 000 personnes par jour s’amassaient aux grillages et escaladaient parfois. Avant de mettre le projectile, on le remplit, en limitant Michel Ardan qui souhaitait emporter trop d’objet inutile. Ils emportèrent un coffre avec des thermomètres, baromètres, lunettes pour observer l’astre pendant le voyage. Ils emportèrent des habits pour saison froide et saison chaude, des instruments de défense personnelles, des pioches, des pics, des scies à mains et autres outils, des graines et arbustes. Michel Ardan aurait voulu amener des animaux comme une vache, mais Barbicane refusa, l’animal étant trop gros, ils amenèrent cependant la chienne de Nicholl et un terre neuve. Ils emportèrent pour une année de vivre, des conserves principalement, ou de la viande réduit sous l’action de la presse hydraulique, ce n’était pas très varié mais cela leur permettraient de se nourrir, 200 litres d’eau de vie et de l’eau assez pour deux mois, persuadé que sur la Lune il y en aurait.

Après avoir chargé l’obus, il ne restait plus qu’à le placer sur la columbiad, en douceur, sans faire exploser le fulmi coton, ce fut chose faites, tout se passa sans encombre. Nicholl donna donc 3000 dollars à Barbicane pour la perte de son paris, il dut insister pour qu’il le prenne car le président ne voulait pas recevoir de l’argent d’un compagnon de voyage.

Michel Ardan souhaita que Nicholl perde ses deux autres paris, il serait sur comme cela de ne pas rester en route.

 

XXVI. FEU!

Le premier décembre arriva, le jour fatal, si le projectile ne partait pas ce jour là, il faudrait attendre encore 18 ans avant que la Lune ne se représente dans les mêmes conditions simultanées de zénith et de périgée.

Peu de gens dormirent ce soir là, sauf Michel Ardan qui agissait comme à son habitude. Le temps était magnifique.

Le paysage environnant avait bien changé depuis les débuts de Stone’s-Hill, les curieux qui avaient immigré avaient créés leur ville éphémère Ardan’s-Town, cabanes, cahutes, tentes hérissaient la plaine. Mais ce fameux jour, 5 millions de personnes vinrent fouler du pied le sol de la Floride. Les riches, les pauvres, tous les corps de métiers se mélangeaient sans distinction, tous les peuples de la terre y avait des représentants, toutes les langues étaient parlées.

Lorsque la Lune apparu, la foule exclama sa joie, elle était au rendez vous, puis le silence retomba. Les trois personnage arrivèrent, Barbicane donna les dernières instructions. Nicholl marchait d’un pas ferme, les mains croisaient derrière le dos et les lèvres serrées, Ardan, en prince, serrés des poignées de mains, cigare à la bouche, des guêtres de cuir au pieds, des vêtements en velours marron, il était gai, riant, plaisantant, il était “Français” et pis “Parisien”, faisant des farces de gamin à J.-T Maston.

Dix heure arriva, le moment des adieux fut émouvant pour tout le monde y compris Michel Ardan, puis les voyageurs s’enfermèrent dans le projectile. Murchison l’ingénieur chargeait de mettre le feu aux poudres, suivaient l’aiguille de son chronomètre, on imaginait que les héros aussi comptaient ses terribles secondes. Un silence régna. Puis Murchison pressa du doigt l’interrupteur, une détonation inouie , des éruptions se produisit instantanément. Une gerbe de feu jaillit des entrailles du sol comme d’un volcan. Seul quelques personnes purent entrevoir dans cette artifice le projectile s’envoyer en l’air.

XXVII. TEMPS COUVERT

Au moment de l’envol, les flammes étincela à une prodigieuse hauteur et éclaira la Floride entière, faisant jour en pleine nuit, ce feu fut aperçut par plusieurs marins qui notèrent sur leur livre de bord, l’apparition de ce météore gigantesque. Ce lancement fut accompagné d’un véritable tremblement de Terre.

Les spectateurs furent projeté au sol, J.-T Maston fut projeté au dessus des citoyens, 300 000 personnes devinrent momentanément sourdes et comme frappées de stupeur. Le courant atmosphérique renversa les cabanes, déracina les arbres, chassé les trains du railway jusqu’à Tampa, détruisit une centaine de maison et l’église Saint Mary, les bâtiments du port coula les uns après les autres, une dizaines de navires vint à la côte après avoir cassé leurs chaînes. Les dégradations s’étendirent encore plus loin, au delà des limites des Étas-Unis, sur 300 milles des rivages américains et fit apparaître une tempête inattendue que personne n’aurait pu prévoir, qui se jeta sur les navires avec une violence inouïe.

Après le premier tumulte, les blessés, les sourds, la foules entière exclama sa joie. “Hurrah pour Ardan! Hurrah pour Barbicane! Hurrah pour Nicholl!”.  Les hommes sortirent leur télescopes, lunettes, lorgnettes, et cherchèrent en vain le projectile. Il fallut attendre les télégrammes de Long’s-Peak. Le directeur de l’Observatoire de Cambridge était à son poste dans les montagnes rocheuses et son rôle était d’observer l’engin. Mais un impondérable (quelque chose que l’on ne peut prévoir) vint sur leur chemin, le ciel s’obscurcit. La détonation, le terrible déplacement des couches atmosphérique et la quantité de vapeurs entrainèrent un changement de climat. Un soleil se leva entouré de nuage épais, personne ne put observer le ciel. La nuit, la Lune ne se montrait toujours pas derrière les nuages. Ils patientèrent alors, le projectile devait arrivait le 4 sur la Lune. Mais le 4, impossible de voir la Lune. J.-T Maston se déplaça à Long’s-Peak pour voir de lui même.

Personne ne doutait que les trois hommes soient sur la Lune, ils n’étaient retombés nulle part sur la Terre.

Nul ne put observer la Lune avant le 11, des tempêtes des régions intertropicales balayèrent les nuages, dévoilant l’astre.

XXVIII. UN NOUVEL ASTRE

Cette même nuit, le projectile fut aperçu grâce au réflecteur de Long’s-Peak, le message parcouru tous les fils télégraphique du globe. Le directeur de l’Observatoire de Cambridge J.-M Belfast écrivit que le projectile n’était pas arrivé à son but. Il était passé tout près de la Lune pour être retenu par l’attraction Lunaire, il est devenu son satellite. Ils ne connaissent pas la vitesse de translation, ni de rotation. La distance qui le sépare de la Lune est d’environ 2833 milles. Deux choses peuvent se passer, soit il finira par arriver sur la Lune grâce à l’attraction de celle ci, soit il gravitera autour de l’astre indéfiniment.
Pour le moment, la tentative du Gun Club n’a d’autre choix que de doter d’un nouvel astre le système solaire.

La nouvelle fut un choc, les voyageurs avaient assez de vivre pour un an, assez d’oxygène pour deux mois, mais après? personne n’avait d’espoir, sauf une J.-T Maston qui gardait espoir. Il élu domicile au poste de Long’s-Peak, pour passer son temps à observer l’astre. Il était persuadé que les trois arriveraient à communiquer avec eux ou qu’eux arriveraient à leur envoyer des messages…

MON AVIS

C’est un livre très difficile à lire je trouve pour des collégiens, car comme beaucoup de livre de Jules Vernes, il est très, voire trop détaillé. On voit que Jules Vernes a beaucoup travaillé le sujet des projectiles, des armes,  l’astronomie, les Terres de Floride, mais parfois c’est long et ça en devient barbant. Ma fille l’a lu en cinquième et heureusement que la professeur ne lui a pas fait d’interrogation dessus car il y a tellement de détail, qu’on n’arrive plus à savoir ce qui est important de mettre dans un résumé et ce qui ne l’est pas. Il y a aussi beaucoup trop de mot technique, que j’ai du expliquer à ma fille ou parfois même chercher sur internet la définition de certains mots. C’est un livre intéressant à travailler en classe, mais malheureusement, ma fille ne l’a jamais travaillé, sa professeur préférant parler de sa vie…

C’est cependant, une histoire très intéressante, qui donne envie de lire le livre, dommage qu’elle soit gâchée par tant de détail. Cependant c’est un livre que les astronomes pourraient apprécier. C’est dommage aussi que les mesures et degrés soit en lieu, ou milles, et non en mesure européenne, il y a parfois, mais pas toujours la conversion en bas de page.

Je souhaite bon courage à ceux qui liront ce livre, et j’espère que les résumés des chapitres en aideront plusieurs.

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LE PREMIER LIVRE DES MERVEILLES

Je vois que vous êtes de plus en plus nombreux collégiens et lycéens à me suivre pour les résumé de livre, surtout pendant les vacances.

Je n’ai pas eut le temps, ces derniers temps de lire certains livres que ma fille lit en court, cependant, j’ai encore les résumés de ces livres lu en sixième.

PREMIER LIVRE DES MERVEILLES

de Nathaniel Hawthorne

LES 3 POMMES D’OR

Trois Nymphes du nom de Hespérides, gardent dans leur jardin enchanté des pommes d’or, cadeaux de mariage à Héra lors de son mariage avec Zeus. Le jardin est protégé par un dragon a 100 tête du nom de Ladon. Beaucoup d’homme avait tenté de pénétrer dans le jardin, mais sans succès.

Hercule, qui avait 12 travaux à accomplir, devait ramasser trois pommes d’or dans ce jardin, il marcha de long mois, demanda sa route à plusieurs personnes mais personnes ne savaient où il se trouvait.

Un jour près d’une berge,il vit des nymphes occupées à tresser  des couronnes de fleurs. Il leur demanda si elles savaient où se trouvait le jardin, elles étaient stupéfaites de voir une personne rechercher cet endroit, cela faisait bien longtemps que tout homme avait abandonné l’idée de pénétrer dans ce lieu magique, après tant de déception.

Hercule expliqua qu’il était obligé de ramener trois pommes d’or à son cousin Eurysthée, qu’il devait s’acquitter de 12 travaux imposé par son cousin, pour pouvoir enfin être libre.

Les nymphes souhaitaient protéger Hercule, qu’elles pensaient être un humain quelconque, et refusa en premier lieu de lui indiquer où se trouvait le jardin, mais Hercule raconta ses exploits, sa naissance, sa vie, et les nymphes le reconnurent et voulurent l’aider. Elles lui conseillèrent d’aller voir le vieil homme de la mer qui était Nérée, dieux marin de la mythologie grecque bien avant Poséidon, père des Néréides (des sirènes).
Elles lui conseillèrent de l’attraper et de ne jamais le lâcher quoi qu’il pouvait arriver.
Elles le couvrirent de fleurs, il les remercia pour le pain et le raisin qu’elles avaient partagées, puis le laissèrent partirent.

Hercule alla près de la mer, et trouva le vieil homme endormi sur la plage, cette créature avait des nageoires à la place des bras et jambes, des palmes à la place des mains et pieds, sa barbe ressemblait à des algues. Hercule l’attrapa par le bras et le pieds et lui demanda son chemin. La créature se changea alors en biche, mais Hercule se souvenait des paroles des Nymphes “ne jamais le lâcher”, il le tint alors fermement. Un chien a trois tête apparu, puis Geryon (le géant qu’il avait combattu), puis un serpent, Hercule loin de se décourager, resserait sont étreinte à chaque changement, si bien que le vieil homme fini par céder. Ce dernier l’écouta et lui montra un chemin qui mène à un géant qui porte le ciel sur ses épaules, lui pouvait l’aider.

Sur le chemin, Hercule rencontra Antée, le monstrueux bandit qui volait les voyageurs en Lybie. Ses forces étaient décuplées chaque fois qu’il touchait Terre, Hercule l’étouffa en le maintenant en l’air. Il fut prisonnier par le roi Busiris sur les Terres d’Egypte et du le tuer pour s’échapper.  Il traversa les déserts d’Afrique et arriva sur les rives du grand Océan, où apparut comme par enchantement une coupe géante (en mythologie, on dit que c’est le soleil qui lui envoya cette embarcation), il monta à bord et profita du trajet pour se reposer.

Lorsqu’il se réveilla, la coupe l’avait conduit face au géant qui portait le ciel. Le géant se présenta : Atlas. Hercule lui demanda le chemin qui mène au jardin des Hespérides, Atlas lui répondit que personne ne pouvait rentrer dans ce jardin et cueillir les pommes, mis à part lui. Le héros n’avait d’autre choix que de lui proposer de le remplacer à porter le ciel pendant qu’il irait chercher les pommes. Atlas las de porter ce fardeau, ne se fit pas prier et lui laissa bien volontiers. Lorsque le géant parti, Hercule trouva le temps long, et avait surtout peur que le géant ne revienne pas. Il ne portait pas seulement le ciel, il supportait en plus les différents climats (rafale de vent, froid, nuage humide, soleil brulant).

Atlas revint avec trois grosse pommes aussi grosse que des citrouilles, mais proposa à Hercule de ramener à sa place, à son cousin, les trois pommes. Il lui avoua qu’il portait le ciel sur ses épaules depuis bien trop longtemps et qu’il ne souhaitait pas le reprendre, qu’il reviendrait peut être d’ici un millier d’année.
Hercule compris le stratagème d’Atlas et fit mine que cela ne le dérangeait pas, mais lui demanda de reprendre le ciel, le temps qu’il se fasse un coussin avec sa peau de lion (Lion de Némée qui fut son premier travail pour Eurysthée son cousin).
Atlas tomba dans le piège, il reprit le ciel sur son dos, le héros pris les pommes et repartit. Selon la légende, Atlas se trouverait toujours là bas, au sud du Maroc on peut voir de hautes chaîne de montagnes qui se dressent dans le désert.

 

LA CRUCHE MIRACULEUSE

Philémon et sa femme Baucis, étaient assis sur le pas de leur porte et discutaient tout en admirant le coucher du soleil. Lorsqu’ils entendirent des injures d’enfants et de féroces aboiement, le couple comprit que leurs voisins avaient reçus la visite d’un pauvre voyageur demandant l’hospitalité et qu’ils avaient, comme à leur habitude, envoyer les chiens et laissaient leurs enfants leur jeter des pierres.

Le couple vivait modestement, Philémon jardinant, Baucis filant sa quenouille, ils faisaient leur beurre, leur fromage avec le lait de leur vache. Pain, fromage, lait et quelques légumes étaient leur seul repas, parfois ils avaient du miel de leur ruche ou du raisin qui poussait sur leur mur. Ils pouvaient se passer de repas pour nourrir un voyager.

Les habitants de cette ville accueillaient mal les voyageurs pauvres, éduquant même leurs enfants dans cette optique, en leur lançant des pierres. Cependant ils accueillaient très bien les voyageurs riches.

Le couple entendit les cris des enfants et les aboiements des chiens qui se rapprochèrent, il virent alors arriver les deux voyageurs au loin, Philémon les accueillirent tandis que Baucis chercha de quoi les nourrir.

Le plus jeune des voyageurs les remercia de cet accueil et demanda pourquoi ils étaient venu vivre ici à côté d’un si mauvais voisinage, Philémon répondit que la providence les avaient amené ici pour compenser les mauvaises manières de ses voisins.

Les voyageurs étaient étranges, l’un avait de drôle de chaussure et un chapeau qui retombait sur les oreilles puis un long manteau. Le bâton qu’il avait portait une paire d’ailes à son sommet avec deux serpents sculpté dans le bois qui s’enroule autour de lui (ce bâton a inspiré le logo des médecin).

Philomon les fit assoir et vit le bâton tomber puis se redresser et volait contre le mur de la chaumière. Avant qu’il ne pose des questions, le plus vieux des voyageurs lui demanda s’il n’y avait pas eut un lac avant qui recouvrait le village plus bas. Philémon lui répondit qu’il n’avait jamais vu ce lac, ni lui, ni son père, ni son grand mère. L’homme parla franchement ” puisque les habitants de ce village ont oublié les bonnes manières, il serait temps que le lac reprenne sa place au dessus de leur maison“, Philémon pris peur. L’étranger fronça les sourcil, le crépuscule s’épaissit, le tonnerre raisonna, puis le visage se radoucit et Philémon en oublia sa peur.

Ils parlèrent tous les trois pendant que Baucis préparaient le repas. Philémon demanda leur nom, le plus jeune répondit “Vif-Argent”, l’autre ne répondit pas, mais lui donnait une irrésistible envie de se confier à lui, c’est comme cela qu’il lui raconta toute sa vie. Philémon lui expliqua qu’il aimait tellement sa femme, qu’il faisait le voeux de ne jamais être séparé, même par la mort et de mourrir ensemble comme ils avaient vécus.
Le voyageur lui dit qu’il était normal que son voeux se réalise car ils avaient été bon sa femme et lui. À cet instant, les nuages du couché rougeoya et le ciel s’éclaira.

Baucis apporta le maigre repas et s’excusa pour le peu qu’elle avait à leur offrir, elle regretta même de ne pas avoir jeûner pour qu’ils aient plus à manger. Elle leur donna du pain, du lait, vidant la cruche, un peu de raisin. Vif-Argent demanda encore du lait, Baucis lui dit que la cruche était vide, mais il l’a pris et se resservit lui et son ami, elle n’en revenait pas, elle prit la cruche à l’envers, signe qu’elle était bien vide et fit mine de servir ses hôtes, le lait coulait à flot, même les serpents du bâton vinrent boire le lait.
Les voyageurs prirent le pain sec, qui devint moelleux et tendre à leur contact, une miette tomba, Baucis la mangea, et trouva que c’était le meilleur pain qu’elle avait mangé, c’était de même pour le miel et le raisin. Elle alla raconter cela à son mari, qui pensa qu’elle était fatiguée. Philémon leur servit à son tour du lait et vit le lait jaillir du fond de la cruche, stupéfait, il leur demanda qui ils étaient pour faire un tel miracle. Les étrangers lui répondirent “vos voyageurs et vos amis, que votre cruche soit toujours pleine pour vous et les voyageurs”. Il leur demanda comment la cruche pouvait se remplir, et vif argent répondit que c’était l’oeuvre du bâton qui n’en faisait qu’à sa tête. Ils allèrent ensuite tous se coucher, le couple dormit dans la cuisine à même le sol, laissant leur chambre aux invités.

Le lendemain, tous se levèrent tôt, et le couple insista pour que les invités restent au moins pour déjeuner, mais il refusèrent, ils souhaitaient partir rapidement. Le couple les accompagna pour leur montrer le chemin. Tout en marchant ils discutèrent de la méchanceté des voisins envers les visiteurs pauvres de passage. Vif Argent affirma que des personnes qui ne traite pas correctement un voyageur pauvre, ne méritaient pas de vivre sur Terre, il demanda avec un air mystérieux, où se trouvait ce fameux village présent la veille. Le couple observa les alentours, et là où se trouvait le village, n’apparaissait qu’un grand lac, où se reflétait la beauté des paysages environnant (montagne, végétation,..). Vif Argent leur appris que les voisins étaient devenus des poissons, si besoin, la pêche serait fructueuse, mais le couple refusa de faire griller leur voisin.

Vif Argent remercia le couple pour son hospitalité digne d’un repas de l’Olympe (endroit où vivent les Dieux) et leur demanda de faire un souhait, et qu’il le réaliserait. Baucis et Philémon qui s’aimaient, firent le voeux de vivre toujours ensemble, et de mourir ensemble pour ne jamais être séparés. Apparut alors, à la place de leur maison, un temple de marbre blanc, ils purent toutes leur vie, accueillirent des étrangers de passage, leur cruche ne cessa jamais de se remplir, le lait y était délicieux pour les voyageurs honnête, et mauvais pour les voyageurs ayant un mauvais fond.

Lorsque Baucis et Philémon mourut, ils devinrent deux arbres devant le temple, dont les branches s’entrelaçaient. Baucis était un Tilleul et Philémon un chêne majestueux. Lorsque le vent soufflaient dans les branches, l’on pouvait les entendre murmurer.

 

LE PARADIS DES ENFANTS

Il y a de cela bien longtemps, vivaient sur terre des enfants, dont l’un s’appelait Épiméthée, aucun n’adulte n’étaient présent. Pour qu’Épiméthée ne soit pas seul, un autre enfant lui fut envoyé, du nom de Pandore. Dès que Pandore passa le seuil de sa maison, une grande boite attira son regard, Epiméthée lui expliqua qu’il ne savait pas ce qu’elle contenait, mais qu’elle avait été placé ici pour y être en sécurité. Pandore curieuse, lui posa plein de question, qui l’avait déposé, d’où elle venait,… Épiméthée refusa de répondre, et parti joué avec les autres enfants.

L’endroit où vivaient les enfants était un paradis, nul besoin de parents, il n’y avait pas de soucis, pas de danger, pas de vêtement, de colère, de pleurs,…. Pour manger, il suffisait aux enfants de cueillir des fruits sur les arbres, il y avait de quoi boire et manger à profusion. Les enfants passaient leur temps à jouer, rire et chanter.

Pandore dont la boite ne quittait plus ses pensées, ne cessait d’interroger Épiméthée, qui ne pouvait lui répondre, il finit par lui dire que la boite avait été déposé par un homme qui portait un long manteau et un chapeau de plume, un bâton avec deux serpents enroulés, il lui semblait qu’il avait des ailes. Elle devina que ce visiteur était Vif Argent, c’était lui qui l’avait amené ici en même temps que la boite, elle imagina donc que cette boite était pour elle, qu’elle devait contenir des jouets, ou des robes ou de quoi manger.

Épiméthée passait son temps à jouer avec les autres enfants, Pandore l’ennuyait à parler de la boîte sans arrêt. Elle passait son temps à rester devant la boite et à la contempler. Elle détestait cette boite qu’elle trouvait horrible, cependant cet objet merveilleux la fascinait. Cette boite était faite de bois précieux, tellement ciré qu’on pouvait se voir dedans, sur les coins et les côtés étaient sculptés des silhouettes d’hommes, de femmes et d’enfants qui jouaient au milieu de fleurs et feuillages. Au centre du couvercle se trouvait un visage couronné d’une guirlande de fleurs. Elle était persuadé que ce visage lui aurait dit de l’ouvrir, cependant, même si elle le souhaitait, une cordelette sans début et fin, s’entortillait autour de l’objet, évitant les doigts qui voudraient l’ouvrir.
Elle finit par attraper la cordelette, et chercha comment l’enlever. Au moment où elle pensa qu’il valait mieux aller jouer avec ses amis, le visage souri avec sournoiserie, elle pensa qu’elle avait peut être fait une bêtise, mais la cordelette se détacha, elle voulu refaire le noeud, remettre la cordelette, mais impossible. Elle pensa qu’Épiméthée croirait qu’elle a ouvert la boite et à regardé à l’intérieur, elle entendait des murmures provenant de l’intérieur “laisse nous sortir Pandore, libère-nous, nous serons gentil”.

Épiméthée qui était parti jouer avec ses amis pour la première fois sans Pandore, ne trouva pas le goût pour s’amuser et décida de revenir, sur le chemin il lui cueillit des fleurs. Au moment où il rentrait chez lui, Pandore était sur le point d’ouvrir la boite, il aurait pu l’arrêter, il ne le fit pas, il était aussi curieux qu’elle de savoir ce qu’elle cachait. A l’ouverture, tout devint sombre, des créatures ailées s’échappa de la boite, Épiméthée fut piqué par l’une d’elle et disputa Pandore pour avoir ouvert la boîte. Les petits êtres ailés avaient un bourdonnement désagréable, comme d’énorme moustiques, avaient des ailes de chauve souris et de longs dards. Ils avaient envahi la maison.

Pandore avait libéré tous les Maux de la terre: Passion funeste, plusieurs Soucis, 150 Chagrins, Maladies, Méchancetés,.. car la première chose que les deux enfants firent, c’est d’ouvrir portes et fenêtre pour faire sortir ses créatures qui envahirent le monde. Pendant plusieurs jours, plus personnes dans le monde ne souri, les fleurs se mirent à faner, les enfants se mirent à vieillir et à devenir adultes et vieux,

Alors que Pandore et Épiméthée étaient fâchés l’un contre l’autre, Épiméthée boudait et Pandore pleurait, quelqu’un frappa doucement au couvercle, Pandore demanda qui c’était, une voix lui dit d’ouvrir, mais elle refusa, ayant déjà assez fait de dégât avec les autres créatures. La petite voix insista, elle devait sortir, elle n’était pas comme les autres méchantes créatures, elle était si joyeuse, si pleine d’espoir que Pandore et Épiméthée à force de l’écouter, n’étaient plus fâchés et acceptèrent d’ouvrir ensemble la boite.
Une petite fée souriante en sorti et s’envola comme une plume dans la maison qui s’illumina, elle frôla la piqure d’Épiméthée et sa douleur s’effaça, elle baisa le front de Pandore et fit disparaitre un soucis. Pandore lui demanda qui elle était, elle se présenta comme Espoir, on l’avait placé dans la boite pour consoler les êtres humains de tous les Maux leur avaient été envoyés. Les ailes de la créatures étaient couleur arc en ciel car elles étaient faites de larmes et de sourires. Épiméthée lui demanda si elle allait rester pour toujours, et elle répondit “tant que vous vivrez, tant que vous aurez besoin de moi, je vous promets d’être toujours présente, il y aura des périodes où vous penserez que j’ai disparut mais au moment où vous vous y attendrez le moins j’arriverais et un jour, une très belle chose vous sera donnés”. Les enfants voulurent savoir quoi, mais elle ne répondit pas. Elle leur fit promettre de ne jamais désespérer et les enfants promirent.
Pas seulement les enfants, mais tout ceux qui vécurent depuis, gardèrent espoir face aux différents Maux de la Terre.

 

LA MAIN D’OR

Il était une fois un roi du nom de Midas qui avait une fille, que l’auteur prénommait Marygold. Ce roi adorait deux choses, l’or et sa fille. Lorsque sa fille venait avec un bouquet de bouton d’or, le roi lui disait qu’elle mériterait d’être cueilli si elles étaient vraiment en or. Il fut un temps, où le roi adorait ses fleurs, il avait fait planté les plus belles roses au mondes, leur parfum embaumait l’air. Le temps où il les admiraient de longues heures étaient fini, aujourd’hui il ne les regardait que pour calculait combien cela lui rapporterait si elles étaient en or.
Ayant de plus en plus de mal à toucher un objet qui n’était pas en or, il passa le plus clair de son temps dans son coffre fort, comptant ses pièces, touchant ses objets en or, buvant dans une coupe en or, il se sentait heureux.

Un jour, alors qu’il était enfermé dans son coffre, un homme lui apparut, il sut de suite que c’était un être hors du commun car la porte était fermé à clés. L’homme lui dit qu’il n’existait pas au monde une pièce rempli d’autant d’or, Midas mécontent lui dit qu’il n’avait pas autant d’or qu’il le désirait. L’homme d’aspect agréable, était étonné de l’insatisfaction du roi et lui demanda ce qui pourrait le rendre plus heureux. Midas réfléchit, il se disait que cet homme exaucerait sans doute ses désirs les plus chers, il imagina ce qu’il voulait, les pensées se bousculaient… puis il finit par trouver ce qui le rendrait heureux. Midas souhaitait que tout ce qu’il touche se change en or. L’étranger sourit et lui demanda s’il voulait vraiment avoir une Main d’Or, s’il ne finirait pas par le regretter, Midas insista, il était convaincu que c’était la meilleure chose qui pouvait lui arriver. L’homme exauça alors son souhait.

Le lendemain, la Main d’Or arriva en même temps que les premiers rayons du soleil, Midas toucha ses couvertures qui devinrent or, puis se mit à toucher tout ce qu’il y avait dans la chambre et tout se transforma en or (colonne de lit, chaise, rideau, … ) , il toucha un livre qui devint or, mais dont les écritures avaient disparu. Il s’habilla et ses habits devinrent or, tout en restant souple et doux, mais un peu lourd sur les épaules.
Il prit un mouchoir que sa fille avait brodé pour lui, le tissus devint or, ce qui peina le roi. Il prit ses lunettes, mais elles se changèrent en or et se fut impossible pour lui de voir au travers des verres devenu plaques en or.
Cependant, ses désagréments lui semblaient léger face à ce que pouvait lui offrir cette Main d’Or.

Il descendit dans son jardin de rose, et s’attela à les changer toute en or, pour les rendre encore plus précieuse. Il parti ensuite prendre son petit déjeuner. Alors qu’il attendait sa fille pour manger, il l’entendit pleurer, elle qui était si gaie d’habitude, elle alla vers son père, avec une rose en or, le roi était ravi. Marygold était malheureuse, elle trouvait les fleurs laides et sans odeurs. Le roi eut honte, et ne dit pas qu’il était le seul responsable, il insista sur le fait qu’une rose en or est éternelle et qu’une rose ordinaire se flétri en quelques jours. La petite était inconsolable, les pétales lui piquaient le nez, et la fleur n’avait pas de parfum.

Après cet épisode, ils prirent place à table, la petite trop triste ne s’aperçu pas du changement de la vaisselle devenu or. Le roi, se servit à manger, mais au moment de se nourrir d’une petite truite, elle se changea en or, il prit du pain et même résultat, idem pour un oeuf. Le repas sur la table lui donnait envie, mais impossible de le mangeait, tout ce qu’il prenait se changeait en or.

Il se mit à pleurer, il avait faim, sa fille qui était malheureuse de le voir comme cela, s’approcha et le pris dans ses bras, mais se changea en une merveilleuse statue d’or.
Il ne pouvait regarder la statue de sa fille, il souhaitait devenir pauvre si cela lui faisait revenir Marygold.

C’est alors qu’apparut près de la porte, l’étranger qui lui avait exaucé son souhait, il était venu voir si cette main d’or le rendait heureux. Le roi répondit qu’il était triste, l’homme lui demanda comment c’était possible, il avait exaucé son souhait, il avait tout ce qu’il lui avait donné tout ce qu’il désirait. Le roi répondit qu’il avait perdu tout ce qu’il chérissait le plus. L’étranger lui demanda ce qui avait le plus de valeur entre une Main d’Or et une tasse d’eau claire, le roi répondit l’eau car elle ne mouillera plus jamais sa gorge. Il continue entre la Main d’Or et une croute de pain, le roi répondit une miette de pain, il finit par demander entre la Main d’Or et sa petite fille douce et aimante, le roi répondit sa fille.
L’étranger lui expliqua qu’il était devenu plus sage qu’il ne l’était, qu’il avait compris que les choses les plus simples sont plus précieuses que l’or. Il lui demanda s’il souhaitait faire disparaitre la Main d’Or, le roi répondit par l’affirmative.

Le roi devait aller dans la rivière qui coule derrière son jardin, revenir avec un vase rempli d’eau et verser de l’eau sur tous les objets qu’ils désiraient revenir comme avant, si son coeur n’était pas devenu or et qu’il était sincère, il pouvait réparer les dégâts qu’il avait fait. Le roi couru à la rivière avec sa cruche d’or, qui redevint en terre au contact de l’eau, le roi se sentit aussi plus léger, son coeur revenait à la vie, il avait failli se changer en or. Il toucha une violette qui resta intact, la Main d’Or avait disparut. La première chose qu’il fit, a été de verser de l’eau sur la statue de sa fille qui fut étonnée de le voir l’asperger d’eau. Accompagné de sa fille, il rendit l’état naturel aux roses qu’il avait touché. Depuis ce jour deux choses lui rappela la Main d’Or, le sable de la rivière qui brillait comme de l’or et les cheveux doré de sa fille.

Lorsque Midas vieillit et devint grand père, il raconta cette histoire à ses petits enfants, en expliquant que leur cheveux doré venait de leur mère et que c’était le seul or qu’il pouvait supporter.

LA GORGONE

Danaé était la fille d’un roi et avait un fils du nom de Persée. Ce dernier et sa mère, furent enfermés dans un coffre et abandonnés en mer par de mauvaises personnes. Un pêcheur les recueillis et fut très gentil avec eux durant toutes ces années où il vécurent sur l’île Sériphos. Persée grandit, il devint fort et habile dans le maniement des armes.

Le roi de l’île était Polydecte, c’était le frère du pêcheur qui avait recueillis Danaé et son fils, mais contrairement à son frère, il était brutal, et n’attendait qu’une chose, se débarrasser des deux étrangers. Il eut l’idée d’envoyer Persée en mission dont il ne reviendrait pas, cela lui laisserai une bonne occasion pour se débarrasser aussi de sa mère.

Le roi souhaitait se marié avec Hippodamie une belle princesse, il devait pour l’occasion, chercher un cadeau exceptionnellement beau et rare, il souhaitait lui offrir la tête de Méduse, la Gorgone à la chevelure de Serpent, telle était la mission de Persée, rapporter la tête bien coupée. Les habitants de l’île étaient tous aussi méchant que leur roi, ils se moquèrent de lui, ils étaient ravis de le voir partir pour cette mission, le seul qui était triste était le pêcheur.

A cette époque vivait trois gorgones, des espèces de dragons recouvert d’écailles dure et impénétrable, avec une chevelure hérissée de serpents gesticulants sans cesse, des dents de sangliers qui leur sortaient de la bouche, leurs griffes étaient en bronze, leurs ailes avaient des plumes en or, mais elles avaient surtout, le pouvoir de changer toutes personnes qui les regardaient, en pierre.

Persée n’eut pas le courage de rentrer chez lui voir sa mère, il partit aussitôt rejoindre le continent et resta seul dans un endroit désert pour pleurer, il savait qu’il avait plus de chance de mourir ou d’être changer en pierre, que de ramener la tête de Méduse.
C’est alors qu’un homme bienveillant arriva et lui demanda pourquoi il était si triste, il avait un bâton avec des serpents enroulés, il portait un long manteau, des chaussures ailés et un chapeau dont les larges bords lui recouvraient les oreilles. Cet étranger semblait le connaître car il l’appela par son prénom.
Persée sécha ses larmes et dit qu’il réfléchissait juste à une mission.
L’homme se présenta, il s’appelait Vif Argent, il lui dit qu’il avait aidé plusieurs personnes avant lui à s’extraite de mission difficile et que ses protégés s’en étaient toujours sorti, aussi, il lui demanda de lui raconter sa mission pour lui proposer son aide.

Persée raconta alors que le Polydecte, le roi de l’île Sériphos lui avait donné pour mission de ramener la tête de Méduse pour qu’il puisse l’offrir à la jolie princesse Hippodamie. Le jeune homme mentionna sa peur d’être changé en pierre, Vif Argent eut un sourire narquois et plaisanta sur le fait qu’il serait une bien belle statue de pierre, mais affirma qu’il valait mieux vivre quelques années dans le corps d’un jeune homme que des centaines d’années dans un cercueil de pierre. Vif Argent lui promit qu’il l’aiderait avec sa soeur, la personne la plus sage qu’il connaissait.

Le jeune homme dût astiquer son bouclier avant la mission, Vif Argent voulait qu’il soit propre au point de voir son reflet dedans, Persée ne comprenait pas l’importance de cette étape, mais il l’écouta. L’homme lui donna ensuite son épée, lui expliquant qu’elle était tranchante et pouvait trancher le fer et le cuivre facilement.
Ils partirent ensuite à la recherche des trois femmes grises, les seules à savoir où se trouvaient les nymphes. Les trois femmes grises étaient trois vieilles dames avec une seule dent et un seul oeil pour toutes, elles n’apparaissent qu’à l’aube ou au crépuscule.

Ils firent route ensemble, Vif Argent prêta son bâton à Persée pour qu’il marche plus vite, et lui raconta toutes ses fabuleuses aventure. Persée le questionna sur sa soeur et Vif Argent lui en parla, elle était différente de lui, sérieuse, souriait peu, riait jamais, ne parlait que lorsqu’elle avait quelque chose d’important à dire, elle possédait tout les arts et les sciences, avait une très grande sagesse.

Arrivé dans un endroit désert à l’heure où les femmes grises venaient, Vif Argent donna un dernier conseil à Persée, de ne pas être le premier à être vu des femmes, car malgré leur seul oeil en leur possession, il était perçant.
Vif Argent lui expliqua qu’elles se passaient toutes l’oeil pour voir, comme un monocle, mais pendant qu’elles se le passaient, aucune ne voyait, et lorsque l’une avait l’oeil, les deux autres ne voyaient rien.
Les femmes apparurent, grises, fanées, cheveux long et gris, avec une orbite au milieu du front pour faire place à l’oeil. L’oeil était comme un gros diamant, et celle qui possédait l’oeil guidait les deux autres, si bien qu’on avait l’impression que toutes voyaient. Cauchemar, trembleuse et Epouvantail, telle étaient leur noms et elles ne cessaient de se disputer leur oeil unique. Vif Argent poussa à agir à ce moment là, pendant qu’elles se disputaient l’oeil et qu’elle ne voyait rien, Persée s’en empara, tandis que les femmes continuaient leur chamaillerie.

Persée leur promis l’oeil en échange du lieu où se trouvaient les nymphes qui possédaient : besace magique, sandales ailés et casque qui rend invisible. Il dût insister, mais elles finirent pas accepter et les deux hommes purent continuer leur chemin.

Les Nymphes étaient jeunes et belles, avec des yeux étincelants. Vif Argent leur raconta toute l’histoire, les jeunes femmes ne mirent pas longtemps à leurs fabriquer une petite bourse en peau de daim, une paire de sandales avec de jolies petites ailes attachées au talon, et le casque surmontés de belles plumes noires. Il essaya les sandales qui le fit voler, et le casque qui le rendit invisible, puis il partit toujours accompagné de Vif Argent, suivit cette fois par sa soeur, invisible, mais dont il entendait le bruissement du vêtement. Vif Argent lui expliqua qu’elle pouvait le voir, même invisible et qu’elle découvrirait les Gorgones avant eux.

C’est la soeur qui prévint, de sa voix mélodieuse, Persée de la présence des Gorgones, elles dormaient. L’homme lui conseilla d’agir maintenant avant qu’elles ne se réveillent, sa soeur l’avertit que celle qui bougeait dans son sommeil était Méduse, qu’il devait pour la voir, utiliser le reflet dans le miroir de son bouclier, car s’il l’a regardait, sa vue le transformerait en statue. Persée parvint à lui couper la tête, grâce à son bouclier, il ne la regarda jamais, il rangea la tête dans la besace magique et repartit vers l’île de Sériphos.
Les deux autres gorgones, se réveillèrent et se mirent à voler partout pour retrouver le coupable de la mort de leur soeur, elles ne virent pas Persée qui était invisible.

Persée arriva sur l’île et proposa un jour de congé à tous les habitants pour qu’ils puissent tous venir voir la tête de Méduse. Le roi convoqua tous ses sujets, les habitants étaient tous déçus de voir Persée vivant, mais étaient curieux de voir la tête de Méduse. Persée pris de remord, les avertit qu’ils ne devaient pas regarder la tête de Méduses, mais le peuple se mit en colère et le roi l’obligea à montrer la tête de Méduse, sinon il coupait la sienne. Tous furent changer en Statue au moment où Persée sortit la tête. Il alla retrouvé sa mère pour lui dire qu’elle n’avait plus à s’inquiéter du rois Polydecte.

LA CHIMÈRE

Bellérophon arriva à la fontaine de Pyrène pour trouver Pégase le cheval ailé. Il trouva sur les lieux une jeune fille, un vieux monsieur, un petit garçon et un paysan, la petite lui raconta que la fontaine était en réalité une très belle femme qui en voyant son fils succomber sous les flèche de Diane (Artémis chez les grecs, déesse de la chasse), pleura tellement qu’elle se changea en fontaine. L’eau qui s’écoulait de la fontaine était donc les larmes d’une mère au coeur brisé, paradoxalement, cette eau était la plus délicieuse et la plus claire.

Le paysans lui demanda pourquoi il était venu à cet endroit, l’homme lui répondit qu’il recherchait Pégase, le paysans se moqua, il ne croyait pas qu’un tel cheval existait. Le vieux monsieur, lui dit qu’il avait peut être vu des traces de cheval il y a quelques années près de la fontaine, mais que cela pouvait être un autre cheval que Pégase. La jeune fille, elle avait peut être aperçu un cheval, ou un grand oiseau blanc une nuit dans le ciel, et un jour elle entendit un hennissement mélodieux, mais elle couru chez elle, elle n’était pas très sur de ce qu’elle avait vu ou entendu. Le petit garçon lui l’avait souvent vu dans le reflet de la fontaine, lorsqu’il se retournait, il disparaissait, mais il l’avait vu pas plus tard que la veille. Bellérophon choisit de croire l’enfant et la jeune femme.

Il attendit alors plusieurs jours auprès de la fontaine avec sa bride incrustée de pierre précieuse et ornée d’un mors en or, dans l’espoir de l’attraper, mais jamais il ne vint, le paysans se moquait de lui et lui proposait d’acheter un de ses chevaux, il négociait pour lui racheter sa brides.

Bellérophon était patient, il souhaitait devenir un héros et avait promis au roi qu’il tuerait la chimère qui terrorisait un pays d’Asie. La chimère était une affreuse créature, qui avalait les humains, elle avait une queue de boa constricteur et trois têtes, une de lion, une de chèvre et une de serpent, toutes crachant du feu. Bellérophon promit au roi Iobatès de tuer cette chimère, mais vu sa rapidité, il avait besoin d’une monture rapide et qui puisse voler, Pégase était sa solution, un cheval ailé et rapide. C’est comme cela qu’il quitta la Lycie et partit pour la Grèce avec la bride. La bride était magique, s’il arrivait à la mettre au cheval, il le reconnaitrait pour maître.

Chaque jour passait, et aucun cheval n’apparaissait, il s’inquiétait du nombre de personne que la chimère tuait chaque jour, pendant que lui attendait patiemment. Il s’était lié d’amitié avec le petit garçon qui venait le voir chaque matin, et lui donnait espoir en lui disant “je suis sur qu’on verra Pégase aujourd’hui”. Un jour pourtant, l’enfant le vit dans le reflet de la fontaine et Bellérophon le vit aussi, volant majestueux dans les air, on aurait dit un oiseau blanc. Le spectacle était si merveilleux que Bellérophon eut des remords de lui enlever cette liberté, lui et l’enfant l’admirèrent.
Le cheval vint batifoler sur l’herbe, et au moment de s’envoler, le jeune héros le chevaucha, Pégase était furieux, il s’envola encore plus haut, bondit de fureur, essaya de le faire tomber en vain. Le héros arriva enfin à lui mettre la bride et le cheval se calma, mais au moment où il tourna la tête vers Bellérophon, il avait des larmes dans ses yeux. Bellérophon lui dit quelque mot pour l’apaiser, et le caressa, et le cheval devint heureux, d’avoir trouvé un compagnon. Le cheval amena l’homme au Mont Helicon, là où il vivait, le héros, lui enleva la bride et lui dit “laisse moi, ou aime moi”, le cheval s’envola si haut, qu’il ne le voyait plus, puis il revint et les deux protagonistes s’endormirent côte à côte.

Lors du voyage retour, les deux apprirent à se connaître, Bellérophon s’entrainait avec Pégase pour affronter la chimère. Le jour de la bataille, Pégase vint près du jeune homme pour qu’il lui mette la bride, ensemble il allèrent vers la Lycie. La chimère avait élue domicile dans une vallée profonde, Pégase descendit un peu et le héros pu voir un paysage de désolation, ruine de maison, paysages brulés,…
Au loin ils virent une grotte d’où s’échappaient trois volutes de fumées noires et aperçurent la chimère dont deux têtes sur trois dormaient, la seule éveillée était le Serpent. Pégase hennit de peur et réveilla la bête qui bondit vers eux. Bellérophon dit à Pégase qu’il fallait tuer ce monstre, sinon c’est lui qui le tuerait et qu’il repartirait seul vers le Mont Helicon. Le cheval lui fit comprendre qu’il préférait mourir plutôt que de l’abandonner.

La première attaque se passa bien, le jeune héros trancha quasiment la tête de la chèvre qui pendouillait, la deuxième attaque fut un peu plus laborieuse, la chimère entailla l’épaule du jeune homme et blessa Pégase à l’aile, mais la tête du lion pendait à son tour. La troisième attaque, la chimère brula les cheveux de Bellérophon et roussit les ailes de Pégase, elle les attrapa entre ses griffes, mais le cheval se mit à voler si haut, que la chimère qui continuait de les tenir, ne vit pas que sa poitrine n’était plus protégé, c’est comme cela que le jeune homme transperça son coeur avec son épée, elle s’embrasa tout le long de sa chute pour ne devenir qu’un tas de cendre sur terre. Ce soir là, les gens qui l’ont vu s’embraser dans le ciel, pensèrent à une étoile filante.

La chimère morte, ils repartirent vers la fontaine de Pyrène et virent le vieux monsieur qui se rappela avoir vu le cheval lorsqu’il était petit, mais en plus beau. Le paysan lui dit que s’il en avait un comme cela il lui couperait les ailes, la fille parti en courant et le petit garçon qui s’était caché par peur, fut content de le voir gagner la bataille. Bellérophon lui dit que tout cela était grâce à la confiance qu’il avait eut en lui, sans sa confiance il n’aurait jamais attendu aussi longtemps Pégase et rien de tout cela ne serait arrivé.
Le jeune héros voulu rendre sa liberté à Pégase, qui refusa et ils allèrent ensemble dire au roi que la chimère était vaincu.
Ils revinrent souvent voir le petit garçon, qui vola plus haut que Bellerophon, il accomplit des choses plus merveilleuse, il devint poète.

 

 

MON AVIS

C’est un livre qui se lit facilement, mis à part la dernière histoire, apparait Vif Argent, qui rappelle le messager des Dieux Hermès, avec son bâton et son caducé (serpent qui s’enroule autour du bâton, c’est aussi l’emblème des médecins), le chapeau, le long manteau et les sandales ailées…

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LES DOUZE TRAVAUX D’HERCULE

En sixième, ma fille avait le choix entre plusieurs livres à lire, et elle avait choisi Orphée. Je lui avais cependant pris les autres livres de la liste, car si elle en lisait plusieurs, elle avait des points en plus. “Les douze travaux d’Hercule” faisait parti de cette liste, vu que mes résumés sont beaucoup lu, je me suis dit que j’allais le lire et me cultiver un peu plus, tout en vous aidant pour vos travaux de lectures.

Celui que j’ai, c’est celui de Christian Grenier, pocket jeunesse.

Présentation des différents dieux présent dans l’histoire:

(Leurs noms proviennent de la mythologie romaine, entre parenthèse je mettrais leur nom grec).

Jupiter (Zeus): Père des Dieux et des hommes, souvent représenté avec une foudre, Dieux du ciel, il est le Dieux tout puissant marié à Junon. Ses enfants sont:
Apollon (Dieu de la lumière) et Diane (Artémis) déesse de la lune, des jumeaux.
Hercule (Héraclès): fils d’Alcmène et Jupiter.
Mercure (Hermès): Dieux des marchands et des voleurs, des voyageurs, il amène les âmes des morts. On le retrouve aussi dans l’histoire d’Orphée, car il est le messager des Dieux
Minerve (Athéna): Déesse de la guerre, de l’intelligence et la sagesse. Elle ne s’entend pas avec Mars (Arès) Dieu de la guerre.
Persée: Fils de Zeus et Danaé.

Junon (Héra): Epouse de Jupiter, elle est la mère de Mars (Ares) dieu de la guerre et de plusieurs autres Dieux.

Echidna: Monstre moitié femme, moitié serpent, descendant de Tartare (Enfer) et Gaïa (la terre). Avec Typhon (le Géant), elle enfantera Cerbère (le gardien des enfer, chien à trois tête), la Chimère (dont on ne parle pas dans le livre), l’Hydre de Lerne (qu’Hercule affrontera), Le lion de Némée (qu’Hercule affrontera) et d’autres monstres dont on ne parle pas dans le livre.

Gaïa: C’est la Terre, c’est l’ancêtre maternel des Dieux et des monstres, mère d’Ouranos (le ciel), les montagnes, les eaux (fleuves, mers, rivières,..). Unie à son fils, elle engendrera les Titans et les Cyclopes.

Hélios: Dieu du soleil, il voyage sur un bouclier (ou un char) de feu.

Neptune (Poséidon): Dieux des mers et des eaux, il est avec ses frères Jupiter et Pluton l’un des trois maîtres de l’univers.

Nérée: Le plus anciens dieux de la mers, père de cinquante Néréides. Il guide les navigateurs, il a le pouvoir de se métamorphoser et de dire l’avenir.

Pluton (Hadès):Dieux du monde souterrain et des morts.

Prométhée: Frère du géant Atlas (qui soutient le ciel), ce Titan vola le feu aux Dieux pour le donner aux hommes, il fut condamné par Jupiter à être enchainé à une montagne et à avoir son foie sans cesse dévoré par un vautour.

Thésée: Héros qui accomplit six exploits, dont celui, en Crète, ou il entra dans le labyrinthe, tua le Minotaure et en sortie grâce au fil d’Ariane.

Vulcain (Héphaïstos): Dieu du feu.

Les différents Lieux:

Arcadie: Ancienne région de Grèce au centre du Péloponnèse.

Argolide: Ancienne région de Grèce au Nord Est du Péloponnèse.

Mycènes: Capitale de L’Argolide.

Olympe: Chaîne de montagne se trouvant en Grèce, qui abrite le royaume des Dieux sur sa plus haute cime.

Thrace: vaste région au Nord Est de la Grèce.

L’HISTOIRE

UNE OU DEUX RUSES DE JUPITER…

Les Thélébéens ont déclaré la guerre à la ville de Thèbes, Amphitryon, le roi de cette dernière avait dû partir combattre laissant sa femme Alcmène au main de son plus vaillant soldat Philos. Une nuit, Un soldat se présenta devant Philos, c’était Amphitryon avec une armure en argent, il le mena à Alcmène et durant cette nuit, des gouttelettes d’or apparurent dans le ciel, lorsque le cavalier repartit, les gouttelettes disparurent.

Lorsque la guerre cessa, Amphitryon revint près de sa bien aimée, il lui avoua son manque de ne pas l’avoir vu tous ces longs mois, Alcmène lui rappela toutefois cette fameuse nuit, ou seul, il était revenu la voir et qu’elle attendait un enfant depuis. Amphitryon n’était jamais revenu, il rentra dans une colère noire, appela Philos qui ne put que confirmer les dire de sa femme. A ce moment arriva Jupiter qui expliqua que c’était lui qui était venu ce soir là sous ses traits, et qu’Alcmène portait en elle un garçon qui deviendra un héro, accomplira des exploits et libéra les hommes de leur maux. Le roi et sa femme devait élevé l’enfant pour qu’il accomplisse sont destin et cet enfant devait s’appeler Hercule.

Sur le mont Olympe, Junon attendait Jupiter, elle avait tout entendu de son récit, elle entra dans une colère noire, lasse des infidélités de son mari. Il promit que ce serait la dernière fois qu’il l’a trompé avec une humaine, et lui expliqua qu’Hercule signifiait gloire d’Héra, qu’elle partagera sa future gloire, qu’il délivrera les hommes, qu’il règnera sur Mycènes le royaume de sa mère et Thirynthe le royaume d’Amphitryon.  Peu importait Junon s’était mis en tête de détester l’enfant, elle lui rappela que si Sthénélus et Nicippe avait un enfant, l’enfant pourrait aussi régner sur le royaume, Sthénélus était descendant de Persée aussi. Zeus déclara donc que le premier enfant qui naitra sera au pouvoir du royaume, et l’autre devra lui obéir, sachant que le couple n’attendait pas d’enfant.
C’était sans compter la ruse de Junon, elle demanda à sa fille Illithye, déesse de l’accouchement de faire concevoir un enfant à Sthénélus et Nicippe et que ce bébé naisse avant termes, et qu’Hercule naisse plus tard.

Au bout de quelques mois, Junon savoura sa victoire en montrant à Jupiter, l’enfant né Eurysthée, c’est lui qui règnerait sur Thirynthe et Mycènes et Hercule lui obéira.

Alcmène quand à elle donna naissance à deux enfants, Iphiclès fils d’Amphitryon, premier né, jolie bébé, et Hercule fils de Jupiter qui était d’une beauté exceptionnelle , blond, bouclé, fort. Hercule était tellement costaud qu’Amphitryon lui offra son bouclier comme berceau.

Junon, jalouse, ne pouvait supporter l’enfant, elle déposa alors dans sa chambre un panier où se trouvaient deux serpents, Iphiclès hurla, et Hercule les serra tellement fort qu’il les tua.

Jupiter comprit que tant qu’Hercule Vivra, Junon ne cesserait de lui faire du mal, il n’y avait qu’une solution pour rendre Hercule immortel, il convoqua Mercure pour qu’il aille chercher son fils, et il le mit au sein de Junon, plus le bébé buvait, plus il devenait fort. Il téta si fort, que du lait en jaillit jusque dans le ciel, impossible de l’arrêté, c’est cette nuit là qu’est née “la voie lactée”. Mercure ramena l’enfant chez lui et revint auprès de Jupiter.

 

II UNE ENFANCE DE HEROS

Quelques mois après, Jupiter ordonna à Amphitryon d’élever Hercule comme son propre fils, de lui donner les meilleurs maître, et de se méfier de Junon qui ne reculerait devant rien pour lui faire du mal. Le roi n’eut d’autre solution que d’accepter.

Hercule avait bien grandit, il était fort, beau, gourmand, il passait son temps à se battre et manger, il pouvait manger un animal entier à un repas. Les cours ne l’intéressait pas, sauf s’il s’agissait de se battre. Justement, Eurystos son professeur d’arc et Castor qui lui apprenait le maniement des armes ne pouvaient plus rien lui apprendre, il avait dépassait ses maîtres. Ce jour là Linos (Fils d’Apollon, il enseigna la musique à Orphée), devait lui faire cour de grammaire et calcul, L’enfant essaya d’éviter le cour en demandant à Chiron (un centaure, un mi humain, mi cheval), de lui enseigner l’astronomie ou la médecine, mais il avait d’autres cours à faire à d’autres enfants.
Hercule se rendit à son cour et Linos lui proposa de choisir le livre qu’il souhaitait lire, pour le motiver. Goinfre, il choisit un livre de cuisine ce qui énerva Linos qui ne supportait pas le comportement de son jeune élève, il était moqueur et ne cessait de lui manquer de respect. Le professeur voulu s’enfuir, mais Hercule le retint, son maitre le gifla et provoqua sa colère, il prit son tabouret et le cogna sur la tête de Linos qui tomba raide mort. Hercule regretta aussitôt sa colère mais il était trop tard. Tous savait qu’il n’était pas responsable de cet accident, c’est un demi Dieu avec une force incroyable qu’il ne connait pas, personne ne voulu lui parler de ses origines, mais il ne pouvait rester impuni. Le roi décida qu’il n’avait plus rien à apprendre au royaume, et l’envoya dans le massif du Cithéron au milieu des bergers pour y vivre jusqu’à ses 18 ans, et apprendre à se servir de cette force pour aider ceux qui vivront avec lui, après ces années il pourrait revenir au palais. Junon était ravie de ce dénouement, Hercule était impétueux et courrait à sa perte.

L’année de ses 18 ans, Hercule était devenu un jeune homme grand, beau et fort, il avait cependant appris à maîtriser sa force, il faisait attention. Les bergers qui vivaient avec lui, se plaignait d’un lion qui attaquait les brebis, ils se demandaient qui pourraient leur venir en aide. Le soir même Hercule alla à la recherche du lion qui courut à sa vue, la course poursuite dura huit jours, il finit par tuer l’animal et par le dépecer.

Il voulu amener la dépouille au roi son père, pour se faire pardonner mais en route il tomba sur les ambassadeurs d’Erginos, le roi de la ville d’Orchomène. Le groupe expliqua à Hercule que chaque année, ils venaient réclamer leur tribut de 100 boeufs à Amphitryon. Le jeune homme voulu en connaître la raison mais personne ne la savait car cela remontait à bien trop longtemps. Hercule refusa donc de les laisser passer. Les hommes sortirent leur glaive ce qui l’énerva, il les attaqua, mais comme il ne souhaitait tuer personne. Il ne coupa que des oreilles et des nez, il les attachas les mains dans le dos et fit un collier des oreilles et nez sectionnés. Il leur exclama de prévenir leur maître que tant qu’il vivrait, le royaume d’Amphitryon ne leur devait plus rien.

Hercule arriva au palais et offrit la peau du lion à Amphitryon. Il raconta son aventure au roi qui l’accueillit à bras ouvert et célébra une fête.

Un mois après, le roi d’Orchomène, Erginos déclara la guerre au roi de Thèbes. Hercule voulu défendre le royaume, et sa demi soeur Minerve (fille de jupiter) lui offrit une armure en lui promettant qu’elle veillerait sur lui. Le roi Amphitryon, rassuré, parti en guerre à ses côtés, il était sur de remporter la victoire. Avant de partir, il s’adressa à Créon pour lui dire qu’il aurait le royaume s’il devait lui arriver quelque chose.

A la sorti de la ville, Hercule et son armée se retrouva face à l’armée d’Erginos qui tira de toute part, tuant  Amphitryon, Hercule s’en voulu de sa mort et du peu de temps qu’il avait eut avec lui, mais il surmonta sa peine rapidement, il se devait d’être sage et intelligent. Il vit un fleuve, mit plusieurs jours à contourner son cours pour inonder la plaine et tuer les soldats d’Erginos. Le roi d’Orchomène qui réussit à s’échapper et qui s’exclamait qu’il se vengerait, fut tué par Hercule qui tira de très loin une flèche qui arriva à sa gorge, les rescapées ennemi se mirent à genou devant le héro qui leur ordonna d’apporter chaque année au royaume, une tribut de deux cent boeufs.

Hercule fut accueillis à la ville en héros, Créon lui proposa de rester et de lui donner tout ce qu’il désirait. Mais Hercule était malheureux, il se sentait responsable de la mort de son père.

Créon avait une fille Mégara, qui était fort jolie, Hercule et elle tombèrent amoureux et se marièrent au grand plaisir de Créon, ils eurent trois beaux enfants intelligents.

Cette jolie histoire ne plut pas à Junon, qui convoqua les Erinyes (divinités qui tourmentent leurs victimes et les font tomber dans la folie) et leur ordonna d’aller à Thèbes rendre fou Hercule.

Alors que Mégara et ses trois fils allaient à l’autel faire un sacrifice aux dieux, Hercule arriva, les yeux fous, comme hypnotisé, il fracassa le crâne de ses enfants sur l’autel, et celui de Mégara qui lui suppliait d’arrêter. Alcmène, les serviteurs, tous arrivèrent mais fut impuissant devant ce colosse qui était devenu fou. Alcmène appela Jupiter qui ne répondit pas, mais Minerve entendit l’appel à l’aide et découvrit les meurtres d’Hercule, du Mont Olympe elle ordonna à Hercule de dormir.

A son réveil, Hercule découvrit les corps de sa femme et ses enfants, il fut si triste qu’il leva les bras au ciel et les vit remplis de sang, il comprit qu’il était l’auteur de ses crimes, il hurla sa peine, se cogna la tête si fort qu’aucun humain n’aurait pu survivre à cela, il ne comprenait pas pourquoi il ne pouvait s’ôter la vie, pourquoi les Dieux voulaient qu’il vive alors qu’il était le meurtrier de sa famille. Alcmène arriva et Hercule lui demanda comment se punir d’un tel crime, puisque même la mort ne voulait pas de lui. Elle lui répondit qu’aucun humain ne pouvait le juger, que seul les Dieux pouvaient faire quelque chose pour lui. Il médita quelques jours, et compris qu’il devait s’adresser à eux. Il existait à Delphes un sanctuaire dans lequel les divinités répondaient aux questions par l’intermédiaire d’une femme appelée la Pythie.

Il se rendit à Delphes et une chose étrange se passa, l’oracle de Jupiter fut prononcer par la bouche de la Pythie. Il lui révéla toute la vérité qu’il était un demi Dieu, qu’il était son père, que Junon par jalousie l’a rendu fou, car il n’avait pas tenu sa promesse. Il lui révéla qu’il devait servir son cousin Eurysthée le roi de Mycènes, et ce pendant huit ans. Il devra accomplir douze travaux pour expier ses fautes et obéir à la volonté des Dieux. Après cela, la femme revint à elle comme si elle se réveiller d’un rêve.

Le soir même, il prit le chemin de Tirynthe, plus que jamais motivé à faire ces douze travaux et montrer qu’il était un Héros.

 

III LA PEAU DU LION DE NEMEE.

Hercule se présenta devant son cousin Eurysthée, c’était un jeune homme chétif et fourbe, qui avait entendu parlé d’Hercule et qui ne souhaitait pas avoir à faire à lui, il en avait peur.

Hercule lui dit qu’il était là à son service, qu’il devait lui obéir, rassurée, mais voulant l’éloigner de son palais, Junon du Mont Olympe, lui souffla l’idée de l l’envoyer dans la forêt de Némée tuer le Lion qui s’en prend aux troupeaux de ses bergers, il devait ramener comme preuve de sa mort, la peau du Lion.

Le héros partit en direction de la forêt, il était confiant, il avait déjà tué un lion, donc ce travail ne lui demanderait pas beaucoup de temps. Hors, le Lion était indestructible, il lui lança une flèche, puis deux et d’autres, les flèches glissaient sur sa peau dure. Il l’attaqua au glaive qui se plia. Ahuri, il ne comprenait pourquoi il ne pouvait tuer cet animal, il alla à la rencontre des bergers pour avoir de plus amples informations sur lui. Les bergers lui avouèrent que le lion était le fils de Typhon, lui même fils de Gaïa (Terre) et Tartare (Enfer), et de Echidna (femme serpent). Que ce fauve aurait été nourrit et élevé par Junon avant d’être lâché en Argolide. et depuis des générations il s’attaque à leurs troupeaux.
Le demi dieux repartit à sa recherche, arriva à sa grotte, et l’assomma avec une grosse branche d’olivier, le coup aurait tué n’importe quel humain, mais il ne fit que l’étourdir, Hercule sauta sur le lion et lui serra le cou si fort qu’il arriva enfin à le tuer. Pour récupérer sa peau, il dut se servir des griffes de l’animal, car même dans la mort, rien ne pouvait entraver sa peau.

Il ramena ce trophée à son cousin, qui par peur de Junon qui avait nourrit ce lion, refusa de garder la peau, et lui demanda de partir, il lui donnerait un autre travail à faire plus tard, après son départ, Eurysthée supplia Junon de lui trouver une autre mission impossible à accomplir, qui le débarrasserait définitivement de son cousin.

Ce soir là, Jupiter sur l’Olympe, créa plusieurs étoiles pour féliciter Hercule de son premier travail, c’est ainsi qu’apparut la constellation du Lion.

 

IV UN MONSTRUEUX TETE À TETE

OU L’HYDRE DE LERNE

Junon souffla l’idée à Eurysthée, d’envoyer le demi Dieu tuer l’Hydre de Lerne, cet animal était un dragon à neuf tête, c’était comme le Lion de Némée, le fil des géants Typhon et Echidna. Sa tête centrale était immortelle, son haleine empoisonnée, son sang aussi. Hercule protesta, qui pourrait tuer ce monstre? mais Eurysthée ne l’écoutait pas, il voulait plus que tout se débarrasser de lui.

Hercule partit avec la peau du lion sur le dos, et rencontra sur le chemin  dans un char Iolas, son neveu, le fils d’Iphiclès (son frère), qui lui proposa son aide. Il l’amena au marécage où se trouvait la bête, mais elle était cachée et refusée de sortir. Le héros et son neveu lança des cailloux, cria, rien n’y faisait, il pria alors Minerve de lui trouver une idée, et c’est ce qu’elle fit, il demanda à son neveu de faire un feu, il alluma ses flèches et les lança au milieu du marais, apparut alors le Dragon qui mordit sa tunique, mais il ne fut pas blessé car la peau du Lion était impénétrable. Hercule lui coupa une tête, mais à l’endroit de la tête coupée, apparu deux autres têtes, et le même scénario se passait à chaque fois qu’il en tranchait une. Il demanda à son neveu comment faire pour cesser le sang de couler, le neveu lui dit qu’il fallait cautériser avec un tison (un morceau de bois brûlé). Tous deux montèrent sur le char, Iolas aux commandes d’une main et de l’autre avec un tison, Hercule coupait les têtes, et Iolas cautérisait, et les têtes ne repoussait plus après le passage du tison. Quand il eut coupé les têtes, il ne lui restait plus que la tête centrale et immortelle, alors qu’il avait perdu son glaive dans le marécage, en le cherchant il trouva une serpe d’or, un cadeau des dieux, et au même moment un crabe lui pinça au talon ce qui faillit lui couter la vie. Il arriva tout de même à lui trancher la tête avec la serpe. Elle restait encore en vie, puisqu’immortelle, mais privée de son corps, elle était inoffensive, il balança la tête dans un trou profond et jeta dessus un rocher. Il trempa toutes ses flèches dans le sang qui coulait du cou de la bête, il expliqua à son neveu que dorénavant ses coup seraient mortel grâce à ce sang.

A la fin du combat, L’oncle et le neveu chercha partout la serpe, mais elle était introuvable, de même que le crabe. Sur le Mont Olympe, Junon s’énerva contre Jupiter pour avoir aidé son fils avec la serpe, quand au Dieux il lui reprocha l’apparition du crabe et l’avertit que tout les coups étaient permis.

Ce soir là, Jupiter heureux, fit apparaître de nouveaux astres, c’est comme ça qu’apparut la constellation du crabe.

 

V UN SANGLIER POUR EURYSTHEE

OU LE SANGLIER D’ÉRYMANTHE

 

Eurysthée au palais, recevait des paysans qui se plaignaient de leurs récoltes massacrée par un sanglier, le roi ne savait comment résoudre leur problème, mais tous lui proposèrent d’y envoyer Hercule. Les victoires du Héros devenaient célèbres, tous le monde parlait de lui, Eurysthée en était jaloux, il savait que cette mission lui serait facile, il avait tuer le lion de Némée, décapité l’Hydre de Lerne, il avait peur que sa gloire le fit monter au trône et prendre sa place. Junon lui donna l’idée de lui ramener le sanglier Vivant à ses pieds.

Hercule parti à Érymanthe, où il rencontra des paysans qui lui demandèrent de l’aide pour se débarrasser de l’animal. Lorsqu’il trouva le sanglier, il ne se laissa pas attraper aussi facilement, il narguait le demi Dieux, il le faisait marcher jusqu’à épuisement, dans des chemins difficiles.

Le héros observa les habitudes du sanglier, pris connaissance du territoire et élabora un plan. Il déplaça des rocs de pierres, creusa des profond fossé et élargir des sentiers, créa des impasses pendant des mois.

Un jour de décembre, il se remit à chasser le sanglier, il était plus gros car il avait fait ses réserves pour l’hiver, il était fatigué, il empruntait des chemins plus faciles, ces mêmes chemins qu’Hercule avait changé, Le soir même, il coinça le sanglier dans un sentier qui devenait de plus en plus étroit et qui l’empêchait de faire demi tour. Hercule se jeta sur lui, le sanglier dans un sursaut fit un écart qui le fit tomber dans le vide, il avait tout prévu, la chute ne fut pas mortelle, elle permit d’étourdir l’animal le temps que le jeune homme le ficelle.

Sur le chemin du retour, il fut acclamer par la foule. En rentrant dans le palais, il n’attendit pas les gardes et arriva directement dans la salle du trône avec la bête, Eurysthée peureux se cacha dans une jarre vide. Hercule lui remis le Sanglier dans la jarre, tout le monde exclama leur joie, mais lui seul entendit les cris de peurs de son cousin.

 

VI A LA POURSUITE DE LA BICHE SACREE

OU LA BICHE DU MONT MENALE

Un soir un voyageur affirma à Eurysthée  et à sa fille Admète qu’il avait vu la biche du Mont Ménale. Il raconte l’histoire de cet animal merveilleux, Gaïa (La Terre) et Ouranos (Le ciel) eut Léto comme fille, Jupiter en tomba amoureux et lui donna des jumeaux Diane (Artémis) et Apollon. Artémis déesse de la chasse, parcoure souvent la forêt avec arc et flèche d’argent que son père lui a offert. Un jour elle traqua cinq biches avec des sabots d’étain et des bois d’or, elle n’en attrapa seulement quatre, la cinquième courrait toujours et c’était cette fameuse biche que le voyageur avait vu.
Il était connu que cet être était intouchable, et protégé des Dieux, la déesse elle même n’avait jamais pu l’attrapé. Eurysthée qui souhaitait plus que quiconque se débarrasser d’Hercule, l’envoya la chercher et la ramener comme il avait ramené le sanglier.

Hercule partit non sans se morfondre de cette mission impossible à accomplir et pensant être damné à jamais pour ne pas avoir expié ses pêchers. Après quelques jours de campement il aperçut enfin l’animal, en face de lui, elle n’avait pas peur, elle partit et il l’a suivit, quand Hercule était fatigué, l’animal l’attendait et il se remettait à courir à son réveil. Cela dura plusieurs mois, ils traversèrent la Macédoine, allèrent même jusqu’au bord du monde le “Mont Olympe”, ce qui poussa Hercule à courir plus vite, un an qu’il était parti, l’animal effrayé se mit aussi à courir plus rapidement. Arrivée à l’Hyperborée une île où apparait tous les dix neuf ans Apollon, Hercule qui admiré la grande ourse et la cohorte de cygnes qui volait dans le ciel, ne s’aperçut pas que l’animal avait fait demi tour et l’avait frôlé . Sur le chemin du retour, un orage s’abattit qui dura plusieurs jours, le fleuve qu’ils avaient déjà traversé plusieurs mois auparavant, était déchaîné et noir, Cela n’arrêta pas l’animal épuisé qui courait vers une mort certaine, Hercule affolé, pris une de ses flèches (pas celle qui avait trempé dans le sang de l’hydre), et lui tira dans la patte, l’animal tomba et il lui retira la flèche. A ce moment arriva Apollon et Diane mécontent “qui osait défier les dieux et toucher à la biche au pied d’airain?”, Hercule s’agenouilla, et leur expliqua qu’il n’avait d’autre choix que d’obéir à Eurysthée, c’était d’ailleurs l’idée d’Apollon pour qu’il expie ses crimes.
Diane lui mit la biche sur les épaules et lui dit qu’elle le protégerait pour son chemin retour.

Hercule apporta la biche à son cousin, qui l’enferma dans une cage, le lendemain l’être avait disparu, la cage toujours fermée, ne voulant offensé les Dieux, il ne se mit pas à sa recherche.

 

VII LE CHASSEUR AU CYMBALE 

OU LES OISEAUX DU LAC DE STYMPHALE

 

Son cousin, lui ordonna cette fois ci de tuer tous les oiseaux du lac Stymphale. Ce lac n’avait pas vu de lumière du soleil, ni d’étoile car il était survolé par une nué d’oiseau cruels fils de Mars Dieu de la guerre, qui tuaient et massacraient tout sur leur passage.

Hercule en chemin rencontra un paysans qui l’avertit de ne pas aller au lac, que les oiseaux avaient détruit ses récoltes, qu’ils se reproduisaient sans cesse. Au même moment, il vit des monstres au bec crochu, aux ailes brillantes et aussi coupante qu’un glaive, c’était les oiseaux, qui tua le pauvre paysans et le dévorèrent.

Les plumes que perdaient les oiseaux, étaient comme des couteaux qui se plantaient dans la terre. Hercule s’empara de son arc et pris des flèches trempés dans le sang de l’hydre, il tira et tua quelques monstres, avant d’arrivée au lac, où il se mit à tirer et n’en manquait aucun. Les autres voyant le massacre, se cachèrent par peur.

Hercule était bien embêté, il n’y avait plus un seul oiseau, il pria alors Minerve, l’ennemi jurée de Mars de lui venir en aide. Apparurent alors deux cymbales de bronze, il les frappa l’une contre l’autre. Le bruit fit peur aux oiseaux qui sortirent de leur cachette, laissant au demi dieux le loisir de les tuer. Il continua se stratagème jusqu’à leur disparition. Il avait peur de manquait de flèches, mais à chaque fois qu’il puisait dans son carquois, il n’était jamais vide, Minerve veillait sur lui. Lorsqu’il eut tué tous les oiseaux, il continua de faire tinter les cymbales ensemble pour remercier la déesse de l’avoir aidé.

Sur le chemin du retour, il croisa un pâtre qui le connaissait de réputation, l’homme le remercia car grâce à lui, les villages se repeupleront, les moissons refleuriront.

Hercule comprit alors qu’en croyant le décourager, Eurysthée l’aidait à accomplir ce pourquoi il était né, débarrasser le monde de ses fléaux.

La réussite de sa mission, parvint aux oreilles de son cousin, avant son arrivée.

 

VIII FACE AU TAUREAU DU ROI DES MERS

OU LE TAUREAU DU ROI DE CRÈTE

La Crète, au sud de la Grèce, avait comme roi Minos. Il souhaitait plus que tout protéger son île des tempêtes, il demanda alors à Neptune le dieu des mers, quel animal il souhaitait en sacrifice . Sortit de l’eau un magnifique Taureau colossale.

Devant une si belle bête, le roi ne pouvait le sacrifier. Il utilisa alors l’animal pour la reproduction pour agrandir ses troupeaux et retarder l’inéluctable. Il eut des vaches et des boeufs qui donnèrent du lait et de la viande aux Crétois.

Il ne souhaita plus sacrifié ce taureau, il dupa alors le Dieux avec un autre taureau, maigre et malade qu’il fallut porter à l’autel, et l’égorgea pour protéger son île.
Neptune impatient et mécontent de cette imposture, punit le roi en rendant furieux le taureau. La bête démoli son enclos et s’échappa. La magnifique bête dévasta tout sur son passage, elle semait la panique sur l’île. Minos demanda la capture de l’animal, en vain.

A Tirynthe, Eurysthée eut vent de l’affaire et ordonna à Hercule de dompter le taureau et de le ramener sur ses épaules comme pour le sanglier et la biche.

Il embarqua dans un navire direction la Crète, sur le chemin, une tempête s’abattit sur le navire, Hercule y vit le signe du dieux des mers et lui demanda s’il refusais qu’il embarque en Crète. Aussitôt la tempête cessa.

Arrivée sur l’île, les habitants de Cnossos fuyaient le taureau se trouvant sur la vallée la plus proche, le héros se mis à sa poursuite. Devant le colosse, le jeune homme mis un filet par terre, la bête se mit à gronder tête baissé et grattant de la patte, comme pour le charger, et tel un toréro, Hercule se servit de sa peau de lion, pour l’énervé. Après un corps à corps, le taureau s’empêtra dans les maille du filet et c’est ainsi que le demi Dieu attrapa l’animal et le ramena sur son dos à Tirynthe, où il libéra l’animal qui était devenu docile. Eurysthée refusa de lui ouvrir et du haut des rempart, lui ordonna de se débarrasser de lui. Hercule lâcha la corne du taureau qui partit.

Des marins d’Argolide raconte qu’un soir d’ouragan, ils virent l’animal s’engouffrait dans l’eau qui l’engloutit dans un grand bruit, cette nuit là, la tempête se calma d’un coup.

IX LA SANGLANTE HISTOIRE DU ROI QUI FAISAIT DEVORER LES ETRANGERS PAR SES CHEVAUX 

OU LES CAVALES DE DIOMÈDE

Diomède était le fils de Mars (Dieu de la guère) et de Libyenne (ancienne amoureuse d’Apollon), c’était un roi sanguinaire dont son empire se trouvait au bord de la mer Égée. Tout naufragés qui s’échouait sur ses îlots rocheux étaient donnés en pâture à ses chevaux, les cavales. Sortaient de leur naseaux et de leurs gueules des flammes. Le roi ne les nourrissait que de chair humaine, elles étaient enfermées, et indomptables.

Le cousin d’Hercule trouva là un autre moyen de l’éloigner, il lui ordonna de ramener les cavales domptées et inoffensives.

Au port de Tirynthe, il vit une galère qui l’attendait avec Philos à bord, l’ancien chef des gardes, lui et son équipage souhaitaient l’aider dans ce périple.

Après plusieurs jours, ils arrivèrent dans la mer de Propontide, où un brouillard persistant, leur permit d’embarquer sans être vue. Ils allèrent en direction de la capitale Thrace et attendit la nuit pour rentrer à l’intérieur des remparts.

Philos qui avait l’habitude des guerres et des gardes, aida Hercule à rentrer dans la cité. Ils trouvèrent les écuries avec des chevaux en rages, les palefreniers donnèrent l’alertes et furent vite ligotés par l’équipage. Diomède, géant à la barbe noire, fit éruption avec sa garnison, il lança l’ordre de les arrêter, et de lui laisser Hercule, s’ensuivit un duel entre eux, où le demi Dieu arriva à l’immobiliser, la garnison cessa le combat. Mais Diomède saisit un poignard sous la tunique du jeune homme et le dirigea vers sa poitrine, ce geste fut arrêter par la peau du lion de Némée qui le protégea de ce coup, Hercule fou de rage de cette traitrise le balança dans la mangeoire des Cavales qui se délecta de ce repas de roi. Après ce festin, les chevaux se calmèrent, les serviteurs du roi Diomèdes lui donnèrent les cavales pour les avoir libéré de l’emprise de ce monstre. Hercule et ses compagnons purent monter sur les chevaux et revenir au palais d’Eurysthée.

Son cousin qui avait entendu parler de sa victoire, trouva qu’il avait fait vite, et l’envoya cette fois ci nettoyer les écuries d’Augias.

 

X UN SALE BOULOT

OU LES ECURIES D’AUGIAS

Augias était roi d’Elide, il avait un troupeau de 3000 boeufs dans d’immenses écuries.
Dans le passé, grâce au fumier, les récoltes étaient bonnes, c’était la richesse de la région, mais depuis l’accession au trône par ce roi, soit trente ans, les écuries n’étaient plus du tout nettoyer.

Les écuries étaient sales, remplis d’immondices, et d’une puanteur nauséabonde. Plus aucun esclave ne voulait y pénétrer. Personne n’amenait les bêtes travaillaient aux champs, Sans fumier, sans travail des terres, les récoltes s’appauvrissaient, les habitants partaient. Ce n’est pas tout, à la frontière Grecques, les gens se plaignaient de l’odeur pestilentielle. 

Hercule avant de se présenter devant le roi, se rendit sur le sommet d’une colline où il observa les écuries, il y avait non loin de là deux cours d’eau: une rivière la Pénée et un fleuve l’Alphée. Une idée germait en lui, comme au temps de l’attaque d’Erginos le roi d’Ochomène. Après avoir fait des repérage, il se présenta au roi et lui promis de nettoyer ses écuries dans la journée. Le roi n’en crut pas un mot, et lui proposa en échange de son travail, le dixième de ses terres et de ses animaux. Malgré l’avertissement de son fils unique Philaé qui connaissait Hercule de réputation, le roi resta campé sur ses positions.

Hercule, demandèrent aux valets d’envoyer les boeufs paître sur les collines, protégé par la peau du Lion qu’il mit sur son visage, créa des brèches dans les murs pour aérer, il vida les écuries des immondices accumulées. Ensuite en détournant les cours d’eaux et en bloquant avec l’aide de rocher, il déversa l’eau dans les écuries qui les nettoya. Le soleil sécha le tout.

Augias qui avait inspecté les lieux, lui demanda pourquoi il était toujours présent, le jeune homme lui rappela qu’il lui devait un dixième de ses bêtes et de ses terres. Le roi en colère lui dit qu’il ne l’avait jamais vu, qu’il avait failli noyer ses bête et qu’il ne lui devait rien.

Le demi Dieu pris à Témoin son fils Philaé, qui confirma ses dire. Le roi furieux leva son glaive pour tuer son fils, Hercule tira son épée et le transperça avant qu’il le tue.

Philaé accouru près du corps et s’exclama qu’il avait perdu un père et Elide un roi, Hercule s’excusa et le réconforta en lui disant qu’Elide avait un roi plus digne désormais.

Le héros refusa les terres promises, et Philaé insista pour qu’il prenne 300 boeufs qu’il donna à son cousin.

Sur le chemin du retour, il pensa que certain salissaient la terre et que c’était à ceux qui les succèdent de la nettoyer.

 

XI POUR LES BEAUX YEUX D’UNE AMAZONE

OU LA CEINTURE D’HIPPOLYTE

Admète la fille d’Eurysthée, souhaitait plus que tout la ceinture d’Hippolyte la reine des Amazone, car elle possédait des pouvoirs. Cette ceinture avait été donné par le dieu Mars, dieu de la guerre, aux Amazones car elles étaient ses filles.
Son père qui ne pouvait rien lui refuser, demanda à Hercule d’aller voler la ceinture, il accepta mais lui fit remarquer que s’il le faisait, une guerre arriverait avec les amazones, qui viendrait récupérer la ceinture.

Le rois proposa alors d’apporter des cadeaux et d’échanger la ceinture. Hercule partit en bateau, toujours accompagné de  l’équipage de Philos qui refusa de le laisser seul dans ce périple. Ils mirent plusieurs semaines avant d’arriver à l’embouchure d’un fleuve le Thermodon.

Un matin, Hercule entendit un cris et des galops, il descendit du bateau s’enfonça dans un sous bois et vit près d’une clairière dix cavalières, dont l’une tenait un bébé, elle lui tordit la jambe, à cette vue Hercule sortit de sa cachette et pris le bébé. Les Amazones l’encerclèrent et lui expliquèrent leur coutume. Une fois par an elles acceptent les hommes dans leur tribu, si elles accouchent d’un garçon, soit elles le tue, soit elle lui casse la jambe ou le bras pour qu’ils servent au camp. Le bébé pleurait, Hercule le rendit à sa mère et lui ordonna de le nourrir, il s’aperçu qu’elles avaient toute le sein droit découvert, maigre et plait, de chair noirci. Petites, elles brûlent, ou compriment leur sein droit pour pouvoir mieux tirer, à ce moment, elles allaient pour tirer sur lui, mais l’équipage de Philos les entouraient.
Hercule fit le médiateur et demanda à chacun de baisser les armes, qu’ils étaient venus en paix pour voir la reine. Les femmes leur montrèrent le chemin et partirent.

Arrivée à la capitale Thémiscyra, ils furent reçu au port par des femmes armées hurlant des quolibets, se moquant d’eux, les hommes étaient mal à l’aise. Une délégation les amenèrent devant la reine qui ordonna à ce qu’on la laisse seule avec Hercule.

Hippolyte le connaissait de réputation, elle avait entendu ses exploits. Le demi dieu gêné lui expliqua sa venu, il souhaitait lui échanger sa ceinture contre des présents. La reine, ravi qu’il ait fait le déplacement pour venir jusqu’à elle, accepta et en se tournant, lui proposa de venir la chercher lui même.

Au même moment, sur le Mont Olympe, Junon à la vue de cette mission encore réussis, en rage, elle se fit passer pour une Amazone et les rejoignit. Elles attendaient derrière la porte de la salle du trône, avec l’équipage du bateau. La déesse lança la rumeur qu’Hercule était venu pour séduire et voler la ceinture de leur reine. Philos avait beau défendre son ami, les Amazones commencèrent à douter, Junon ouvrit alors la porte de la salle, Hercule avait dans une main la ceinture et de son autre bras il enlaçait Hippolyte qui avait succombé à son charme.

Les guerrières se lancèrent sur le demi Dieu en criant Trahison, le demi Dieu regarda Hippolyte en lui criant “en effet trahison”. Hippolyte se mit devant lui, pour le sauver, dos aux amazones qui lui tirait dessus, et dans un dernier regard, elle lui dit “prend la ceinture et souviens toi de moi quand tu la regarderas”. Emu, il cria “notre reine est morte”, la nouvelle fit le tour, l’équipage et lui durent se frayer un chemin grâce à leur glaive. Junon repartit sur le Mont Olympe quand l’excitation fut à son comble.

Après plusieurs semaine de voyage en bateau, il arriva à destination et apporta la ceinture à Admète, qui était déçu, car la ceinture avait perdu ses pouvoirs, mais lorsqu’elle voyait le héro, elle la mettait et lui demandait “comment tu me trouves?”, il lui répondait toujours “fort belle”, mais il ne voyait que la ceinture et les yeux verts de la reine qui lui avait offert ce présent.

 

XII MILLE BOEUFS POUR UNE DEESSE

OU LES BOEUFS DE GÉRYON

Un soir en rêve, Junon ordonna à Eurysthée de sacrifier les boeufs roux de Géryon, le roi demanda alors à Hercule d’aller lui chercher les boeufs roux.

Géryon était un géant monstrueux avec trois corps, il vivait seul avec 1000 boeufs roux, surveillé par deux gardiens:

  1. Orthros un chien à deux tête, fils d’Echidna et du géant Typhon.
  2. Eurythion, un dragon qui possédait sept têtes.

Le Héro pris une petite barque et parti seul. Le chemin était long, mais le pire était l’éclat du soleil qui l’aveuglait, un soir de rage il envoya des flèches en direction du disque d’or. Hélios, dieux du soleil s’énerva et étincela de plus belle, il demanda qui avait osé lui envoyé des flèches. Le demi Dieu se présenta, et expliqua la dure mission qui lui était confiée, il se plaignit de la dureté de la tâche et du fait que le soleil l’empêchait d’avancer. Hélios lui donna une coupe scintillante qui flottait sur les eaux, cette coupe était rapide, chaque soir, il descendait de la coupe pour se reposer et chaque matin il remontait à bord pour poursuivre son voyage.

Il approchait du domaine d’Atlas, le géant qui soutient le ciel, il n’était plus habitué à utiliser sa force, il ne se sentait pas prêt à se confronter à Géryon. Le soir, il débarqua de la coupe d’Hélios sur une plage où l’eau s’engageait dans un couloir étroit (le détroit de Gibraltar) avant de rejoindre un vaste océan (l’Atlantique). Il décida de construire deux monuments de part et d’autre, qui porteront sa marque. Avec d’énormes blocs de pierre, il façonna et érigea une tour immense, il se rendit de l’autre côté et en fit de même, ces édifices représenteraient les balises du monde méditerranéen, et on les nommeraient Colonnes d’Hercule.

Il continua son chemin à pied sur la péninsule Ibérique (pointe sud ouest de l’Europe, chemin Espagne Portugal). Il croisa un berger qui l’avertit qu’il se dirigeait vers l’île d’Érythie qu’il devait faire demi tour car le chien de Gérion, Orthros avait massacré son troupeau de mouton. Le jeune homme continua tout de même son chemin.

Il arriva devant deux massifs qui le séparaient de l’océan, trop serré pour passer, il les écarta et arriva devant un chien à deux têtes qui se jeta sur lui. Il donna un coup de massue à l’une, et comme la deuxième plantait ses crocs dans la peau du lion, il lui transperça le cou avec son glaive, le chien tomba raide mort.

Le Géant en rage, se tenait sur une île proche (l’île de Léon en face de ce qui deviendra la ville de Cadix). Le demi Dieu lui expliqua sa venue, et négocia le nombre de boeuf qu’il prendrait, Eurysthée ne savait combien Géryon en possédait, il ne pouvait en prendre que quelques un. Mais le monstre à trois corps refusa et appela Eurythion, son dragon à sept têtes de lui venir en aide. Le jeune héros lui lança six flèches et donna un cou de Massue à la dernière tête, tua une bonne fois pour toute cette bête qui n’était pas sans rappeler l’Hydre de Lerne

Géryon fou de rage, sauta sur Hercule qui n’eut pas le temps de dégainer arc et flèche, ils se battirent à main nu de longues heures durant, la journée déclinée, le héros eut l’idée de l’aveuglé, il roula vers son arc et le laissa seul, le monstre aveuglé par la lumière du soleil couchant ne le voyait plus. Le guerrier pris son arc et tira trois flèches d’un coup qui arrivèrent droit dans les trois coeurs.

Le lendemain, il amena les boeufs à la coupe d’Hélios, qui n’avait pas bougé, le Dieu lui dit de faire monter les boeufs sur la coupe, qu’il voyagerait plus vite, mais qu’il devait chaque soir descendre pour qu’il puisse accomplir son périple.

Un matin de halte, le demi dieu se trouvait en Ligurie (La Provence), au bord d’un large fleuve (le Rhône), il vie une bande d’aborigène dispersait son troupeau, il arriva à tirer sur certain étranger qu’il toucha, mais ils étaient bien trop nombreux, les voleurs se moquait de lui. Il implora alors Jupiter de lui venir en aide, une pluie de cailloux tomba sur les voleurs et les recouvrirent (C’est l’origine légendaire de la plaine de Crau, près de Marseille).

Le héros récupéra les boeufs et continua son chemin, il franchit les Alpes et s’arrêta près d’un fleuve, l’endroit qui deviendra plus tard Rome. il compta son troupeau, il manquait huit boeuf, les plus belles bêtes, quatre taureaux et quatre génisse. Il voyait des empreintes par terre, qui venaient d’une grotte bouchée, hors les traces montraient que les bêtes en étaient sortie.

Une fille apparue, lui posa un doigt sur la bouche pour qu’il se taise, et lui mima quelqu’un qui tire les bêtes par l’arrière. Il comprit alors que les bêtes avaient été tirés par la queue pour rentrer dans la grotte. La petite fille disparue comme elle était apparue.

Il tenta d’enlever le rocher qui bloquait l’entrée, mais n’y arrivant pas, il monta sur la montagne au dessus ou se trouvait un bloc incandescent et le fit rouler jusqu’au dessus de la grotte, ce qui pulvérisa le dessus et fit un énorme trou. A l’intérieur, se trouvait un monstre hideux à trois têtes, qui crachait du feu, entouré de feu, le jeune héros le reconnu immédiatement, c’était Cacus le fils du dieux Vulcain. L’ouverture du dessus de la grotte fit apparaître la lumière du jour, ce qui fit tituber le monstre, Hercule n’eut qu’à l’assommer avec sa massue pour se débarrasser de lui.

Junon qui voyait qu’Hélios et Jupiter lui était venu en aide voulu lui mettre des bâtons dans les roues. Le demi dieu qui apercevait au loin Tirynthe, débarqua les boeuf de la coupe d’Hélios, mais les bêtes se mirent à s’exciter, semant un désordre, la plupart partirent vers les forêts avoisinante, Hercule compris très vite l’objet de leur énervement, en se faisant piquer par un Taon. Il eut beau essayer de courir après les bêtes, il perdit la moitié du troupeau de Géryon, Ces bêtes revenues à l’état sauvage, créèrent une race de boeuf roux, qui existent encore aujourd’hui.

Eurysthée fut si étonné de l’accomplissement de cette mission par Hercule seul, qu’il ne compta pas les boeufs, qui de toute façon devait être sacrifié à Junon.

 

XIII HERCULE TRAVAILLE POUR DES POMMES D’OR

OU LES POMMES D’OR DU JARDIN DES HESPÉRIDES

Le roi de Tirynthe n’avait plus que deux travaux à faire accomplir à son cousin, il lui en trouva un très difficile, celui de voler les pommes d’or du jardin des Hespérides, c’étaient trois nymphes du couchant. La tâche était d’autant plus difficile que ces pommes avaient été offerte à Junon par Gaïa pour son mariage avec Jupiter et que nul ne savait où se trouvait ce jardin extraordinaire.

Il se dirigea à l’ouest par déduction, les Hespérides sont les filles de l’Étoile du soir qui se trouve vers l’ouest. Après une nuit et une journée de marche, il se reposa près du fleuve Éridan (le fleuve Pô au nord de l’Italie) et y découvrit des Nymphes à qui il expliqua la mission qu’il devait faire. Les Nymphes, les Néréides l’envoyèrent voir leur père Nérée, qui dérangea pendant sa sieste, se changea en lion, en serpent et en flammes ardentes qu’Hercule n’eut pas de peine à battre. Il finit par lui révéler où se trouvait le jardin des Hespérides, près des îles Fortunées (de nos jours les îles Canaries), non loin du Mont Atlas. Atlas était le père des Hespérides qu’il eut avec Hespéris sa nièce.

Lorsqu’il eut atteint le plus haut sommet du Caucase, il découvrit Prométhée, nu attaché par des chaînes à un rocher, un vautour lui dévorait le foie qui ne cessait de repousser, il avait été condamné par Jupiter car il avait volé le feu des dieux pour le donner aux hommes. Hercule sensible aux cris de douleurs de cet homme, le libéra.

Junon qui n’avait rien loupé de cette affaire en fit part à Jupiter en lui disant “ton fils te défie et tu laisses faire? tu avais juré que Prométhée resterait attaché à ce rocher.”
Jupiter touché par la gentillesse d’Hercule, demanda à Vulcain le dieux du feu, de forger une bague avec un des maillons de la chaînes, dans laquelle il devra incruster un morceau de la montagne et la donner ensuite à Prométhée, sa promesse ne serait donc pas trahit.

Prométhée remercia Hercule et lui donna comme conseil de ne pas ramasser lui même les pommes car un dragon à cent têtes Ladon en est le gardien et qu’il est dans son intérêt de demander à son frère Atlas d’aller cueillir les pommes à sa place.

Hercule repris le chemin de l’Ibérie et arriva devant les deux colonnes qu’il avait construites à son nom. Hélios lui apparu avec son disque et lui dit qu’il l’amènerait jusqu’aux côtes de Lybie (Actuelle Afrique du Nord).

Sur ce nouveau continent il se trouva face à un tas d’ossements et un colosse du nom d’Antée, fils de Gaïa et de Neptune, un pirate qui tue les naufragés, s’en suivi une bagarre entre les deux. A chaque fois qu’Hercule voyait s’effondré au sol Antée, il se remettait debout avec plus d’énergie. Il comprit très vite, qu’il prenait son énergie de sa mère la terre, il le souleva et l’étouffa, tuant ainsi le géant. Il s’écroula de fatigue.

Lorsqu’il se réveilla, des petits humains armés et habillés comme des guerriers se trouvait partout sur et autour de lui pour le faire prisonnier. C’était des pygmées (nom données car c’était l’ancienne mesure grecques 0,347m, rien à voir avec les Pygmées d’Afrique). Hercule se leva et en pris quelques un pour rapporter à son cousin, et repris son chemin.

Il arriva vers les sommets enneigés et rencontra Atlas qui soutenait le ciel de ses bras écartés et ses jambes écartés. Hercule lui raconta son aventure et sa mission. Atlas ne savait comment le remercier d’avoir libéré son frère, Hercule lui proposa de le laisser prendre les pommes des Hespérides, ce qu’il accepta, il lui expliqua où se trouvait le jardin, il lui dit de demander à Ladon de lui ouvrir le jardin et de l’amener jusqu’à l’arbre. Le jeune héros n’était pas confiant, il proposa à Atlas d’aller lui même cueillir les pommes et qu’il soutiendrait pendant ce temps le ciel. Le géant ne se fit pas prier et parti ce qui semblait durer de longues heures. Lorsqu’il revint son panier chargé, il ne souhaitait plus soutenir le ciel et proposa d’amener le panier remplis à son cousin. Hercule comprit qu’il avait été dupé, il fit mine d’avoir une crampe, Atlas inquiet de recevoir le ciel sur sa tête, revint vers lui, il lui dit qu’il aimerait une position plus confortable pour soutenir le ciel, qu’il avait besoin de quelque chose pour son dos, le géant lui apporta un coussin qu’il plaçait mal, sur les épaules du héros, ce dernier lui proposa de reprendre sa place un instant pour qu’il puisse mieux placer le coussin, ce que le géant fit. Hercule jeta au loin le coussin, remercia Atlas et s’excusa de ne pas tenir le ciel plus longtemps, mais qu’il était l’homme de la situation.

Le demi dieu revint avec le panier de pommes près de son cousin, qui ne pensait pas qu’il réussirait cette mission, effrayé par les fruits volés à Junon, lui ordonna de les garder.

Minerve apparut en rêve à Hercule, elle lui promit de ramener les pommes d’or, mais lui en fit gouter le nectar. Le lendemain, il se réveilla, le panier était remplis de fruit étonnant, il gouta le nectar qui était acide et délicieux. Minerve avait remplacé les pommes par des fruits qui porteront plus tard le nom de leur couleur “Orange”.

 

XIV UNE MISSION EN ENFER

OU LE CHIEN CERBÈRE

Huit années c’étaient écoulés, Hercule avait accompli onze travaux, il n’en restait plus qu’un seul. Eurysthée voulait plus que tout se débarrasser de lui, il lui demanda alors de lui rapporter Cerbère, le gardien des enfers. Cerbère était un chien à trois tête, celui de Pluton, un dieu qui s’apparentait au diable.

Le demi dieu n’eut pas d’autre choix que d’accepter son ordre, cependant personne n’avait jamais su, mis à part les morts, où se trouvait les Enfers. Il tomba a genou et implora son père de lui venir en aide.
Aussitôt apparu Mercure envoyé par Jupiter pour le conduire jusqu’à Charon, le passeur d’âme qui se trouve à l’entrée du Tartare (nom de la région souterraine où règne Pluton).

Ils arrivèrent au fleuves des douleurs “L’Archéron”, un fleuve de poix bouillante, qui se finit en eau trouble et sombre. Une ambiance morose, des appels à l’aide, des plaintes, un vent violent, Hercule n’en menait pas large. Mercure lui montra le Cocyte, un torrent fait des larmes des méchants. Ils avancèrent jusqu’au Styx, une rivière noire rapide et nauséabonde, où les âmes attendaient Charon. Le passeur était un homme revêche et barbu sur une barque noire, Mercure fit les présentation et parti.

Charon pris Hercule dans sa barque et lui raconta qu’il avait été punit car il avait fait rentrer Thésée et Pirithoos qui voulurent kidnapper la reine Perséphone la femme de Pluton. Il lui parla aussi d’Achille que sa mère, Thétis, avait immergé dans le Styx quand il était enfant, elle le tenait par le talon, qui est devenu le seul endroit à être vulnérable et où il fut touché par une flèche et en mourut.

La barque arriva à un croisement, le point d’embarquement des âmes, avec une route qui montait aux Champs Elysées, chemin que seules les bonnes âmes pouvaient prendre pour arriver aux îles bienheureuses, et une route qui descendait, qu’Hercule devait emprunter pour se rendre dans les profondeurs du Tartare.

Il passa deux énormes portes ouvertes derrière laquelle se trouvait le dieu Pluton sur son trône, avec à ses côtés Cerbère le chien à trois têtes, ils se trouvaient à l’entrée des labyrinthes.

Hercule lui expliqua la raison de sa venue, et Pluton accepta de lui donner son chien à condition qu’il l’affronte à main nue. L’animal terrifié parti se réfugié derrière le trône, les exploits du jeune héros étaient arrivés jusqu’aux enfers. Il s’avança vers l’animal qui le mordit sur la peau du Lion qu’Hercule portait toujours. le demi dieu le pris par le coup, mais Pluton l’empêcha de le tuer et lui donna un collier de fer, qui le ferait suffoquer si l’animal s’agitait trop. Il avait réussit une fois de plus sa mission, cependant les enfers n’étaient plus gardés et les âmes pouvaient s’échapper. Sur le chemin du retour, il rencontra Thésée, qu’il convainc de le suivre. Lorsqu’il sortirent du monde souterrain, Thésée repris sa forme humaine et le remercia. Cerbère à la lumière du jour gémit.

A le vue du chien, Eurysthée fut terrifié, il avait ordonné à son cousin d’aller chercher l’animal de Pluton, pensant qu’il ne réussirait pas, le roi ne le voulait pas, et souhaitais qu’il le ramène par peur des ombres, libres de s’échapper. La foule acclamait ce demi dieu, ses travaux avaient tous étaient réalisés, il était à présent libre. Il ramena le chien à son maître pour le bonheur de l’humanité, pour que les ombres ne reviennent pas hantés les vivants.

Hercule repartit vers l’Etolie, ne se doutant pas que ses travaux l’avait rendu célèbre au point de créer les Jeux Olympiques pour immortaliser sa mémoire et que de nombreux cultes lui seraient consacrés.

 

MON AVIS

  • Ce que j’aime:

C’est un livre qui se lit facilement, il est rapide et bien écrit. Chaque chapitre est une aventure. Avant de le lire, je connaissais Hercule et les 12 travaux, mais je ne savais pas exactement quels étaient les travaux accomplis, ni pourquoi, j’ignorais qu’il avait été un meurtrier à cause de sa folie.
Walt Disney a fait un film sur Hercule, mais qui n’a rien à voir avec l’histoire d’Herule. Ce livre mêle infidélité, amour, passion, haine, jalousie, ruse, perfidie, … Des Dieux qui se disputes par le biais d’être humain qui ne sont que des pions, comme le dit si bien Hercule dans le livre à la fin. Je regrette pas de l’avoir lu et je le conseille, il est très bien.

J’aime beaucoup aussi les légendes des constellations et de la voie lactée, ou de l’apparition des oranges.

  • Ce que j’aime moins:

On ne garde de l’histoire d’Hercule, que ce qu’il a accomplit et réussit, et non la perfidie de Junon/Héra, une femme jalouse, et qui ne recule devant rien pour le tuer, même dans son berceau. Junon ne s’attaque pas à l’infidélité de Jupiter qui est monnaie courante, mais à sa descendance, plus vulnérable que Dieu lui même.

L’HOMME QUI A SÉDUIT LE SOLEIL

Je continue dans la liste des livres que ma fille doit lire, et dont le professeur ne la fait pas travailler dessus. Espérons qu’elle ait une meilleure éducatrice l’année prochaine…

Ce bouquin est écrit par Jean-Côme Noguès.

L’homme qui a séduit le soleil

Est un livre qui traite des faits historiques comme Vaux le Vicomte, très beau château que l’on visite encore, et de l’arrestation de Fouquet, de la troupe de Molière. A la fin du livre il y a des renseignements sur le contexte historique de l’époque, présentant chacun des personnages de la troupe présent dans l’histoire, et un personnage qui ressemble fort au personnage fictif de Gabriel dans le livre Michel Boiron, qui serait un orphelin que Molière aurait engagé, il aurait quitté la troupe au moment où Armande lui aurait donné un soufflet (une gifle donné avec le plat ou le revers de la main), et serait revenu cinq ans plus tard.

1661 QUAND MOLIERE SORT DE L’OMBRE

1. LE PONT NEUF

Gabriel est un jeune orphelin qui vit dans une chambre qu’il loue à la mère Catoche. Cette dernière loge dans sa vieille bâtisse des miséreux, mais tous forment en quelque sorte une famille. Matoufle est un vieil homme ronchon, Amapola est une jeune demoiselle toujours souriante et gaie, et il y a Gabriel qui profite du fait que Catoche ne peut rien lui refuser pour lui prendre un quignon de pain, lui faire avoir une nouvelle chemise car la sienne est trouée partout.

La logeuse prépare chaque matin le petit déjeuner pour chacun, et ce matin là, elle demande à Gabriel le loyer, qui lui promet qu’il fera tout pour l’avoir le soir même.

Gabriel gagne sa vie sur le Pont Neuf, c’est là où se trouve tout les baladins qui se lèvent tôt pour avoir une place, il doit parfois jouer des coudes pour en avoir une. Amapola ce jour là a ramasser des fleurs sur son chemin par ci par là, dans des jardins privé et elle les vends, ça marche tellement bien, qu’elle propose à Gabriel de venir manger le midi avec elle. Gabriel lui promet d’amener des pommes.

Un marchand, Orviétan, est arrivé, il vend des remèdes qui soigne toutes les maladies, il vient d’Orviéto (commune d’Italie)

Le jeune homme observe tout ce monde, et arrive enfin l’homme qu’il n’attendait plus, Beppino, un matomore (c’est un faux brave vantard) qui improvise avec Gabriel des sketch, Gabriel devient grâce à lui Picotin. Les improvisations ont tellement de succès qu’il est sur de payer son loyer. Ils jouèrent deux fois ce jour là, Gabriel put acheter ses quatre pommes, deux pour lui, deux pour Amapola.
Cependant, lors de la deuxième représentation, une personne l’observait et le suivit lors de ces achats. Lorsqu’il l’aborda, il se présenta comme Molière.

2. A l’ÉCU D’ARGENT

Gabriel étonné en lâcha ses pommes, il connaissait le nom de Molière, l’illustre comédien de l’Illustre théâtre dont on entendait les mérites jusque sur le Pont Neuf. L’homme lui proposa un travail, et l’invita à déjeuner, Gabriel alla avertir Amapola qu’il ne mangerait pas avec elle, il lui donna les pommes, la recette d’aujourd’hui et lui demanda de payer le loyer à la mère Catoche et de garder le reste pour elle, qu’il ne reviendrait jamais chez sa logeuse, mais lui promet qu’il reviendrait la voir sur le Pont Neuf.
Amapola le laissa partir, heureuse, mais inquiète qu’il soit bercer d’illusion par cet homme.

Molière amena Gabriel manger à l’Ecu D’Argent, et il mangea à sa fin et bien plus encore. L’homme lui expliqua qu’il lui rappelait sa jeunesse sur le Pont Neuf. Il y venait avec son grand père à l’insu de son père qui souhaitait le voir devenir tapissier. À la fin du repas, il l’amena au théâtre du Palais Royal, où il le présenta à Catherine et Marquise, ses actrices, comme Moucheur de chandelles.

 

3. INTRIGUE

Mazarin le conseiller financier du roi Louis XIV est mort, mais avant de mourir, il a conseillé au roi de mettre Colbert à sa place. Bien qu’il ne soit pas encore nommé, ce dernier fait déjà des calculs de la trésorerie du royaume. Le roi le  reçoit et souhaite le voir seul, Colbert lui révèle qu’une personne proche se sert dans les caisses, son nom n’est pas révélé.

***

Nicolas Fouquet, 46 ans, a fait construire un somptueux Château, il souhaite époustoufler et rendre jaloux le roi, c’est pourquoi il a fait appel aux plus grands, Le Vau (Architecte), Le Brun (décorateur français), Le Nôtre (Jardinier), les meilleurs dans leur domaine.
Il a commandé un tableau de la femme qu’il aime, mais qui l’a repoussé, il a enquêté pour savoir pourquoi, il apprit qu’elle l’avait repoussé pour le roi, il mit le tableau dans son bureau, pour qu’il ne soit pas à la vu de tous.

 

4. LE FIACRE NOIR

Gabriel s’habitue à sa vie dans la troupe de Molière, qui justement écrit une nouvelle pièce, L’École des Maris. Molière promet à Catherine de Brie qu’elle aura le rôle d’une jeune et à Madeleine Béjard qu’elle aura le dernier mot de la pièce, qu’elle sera Lisette une servante. La voyant peiné, il lui explique que les servantes sont bien mieux que les rôles de Bourgeois. Elle est triste mais reste humble. Elle se sait devenir vieille.

Gabriel repense à sa vie d’avant, sans un sous, ne mangeant pas à sa fin, mais plus libre qu’aujourd’hui, Armande Béjard ne l’aime pas, elle lui demande d’aller chercher une chaise. Il se fait kidnappé par un certain Dubois, Valet de Montfleury de la troupe de l’Hôtel de Bourgogne, qui souhaite en savoir plus sur la pièce que Molière écrit. Le jeune homme l’informe des rôles de Catherine de Brie, et de Madeleine Béjard. Montfleury en conclut donc que Molière n’écrit pas une tragédie, il est rassuré, il restera le plus grand tragédien, il récompense Gabriel avec du Chocolat.

 

5. LE MOUCHEUR DE CHANDELLES

Le soir de la première de “L’Ecole des Maris”, Gabriel commence sa mission de Moucheur de Chandelles, il en fit un rôle, il joue la comédie, face à un public ravi. Il est appréciait de Molière, qui lui fit faire un costume, dont il lui dit d’en prendre soin car il ne lui en rachèterait pas un, et de Lagrange qui le soutient et lui dit quoi faire. Gros René ne supporte pas qu’il joue un personnage en mouchant les chandelles. Le soir, Molière partagea les recettes, et pris deux pièces pour lui, car il était sur le point de se marier. Il prévient aussi la troupe que le surintendant des finances, les a invité pour une représentation devant le roi à Vaux Le Vicomte, pour le 17 août, c’était le 24 juin et il n’avait encore rien d’écrit pour sa future pièce.

***

Gabriel se rendit sur le Pont Neuf dans l’espoir de croiser Amapola, mais la foule était si immense qu’il ne put s’approcher d’elle. Le soir il s’assit au bord de la Seine en mangeant des oublies (une pâtisserie de l’époque).

 

6. VAUX LE VICOMTE 

Il fait une chaleur d’enfer, le roi et sa cour prirent les voitures pour se rendre à Vaux le Vicomte, Fouquet les attends. Le roi est d’humeur maussade.
La visite du Château de Vaux le Vicomte, le repas, la pièce de théâtre de Molière “Les Fâcheux”, le feu d’artifice, la journée était parfaite, le surintendant des finances mettaient en avant ses richesse, un peu trop au goût du roi ce qui le mit en colère, surtout face à un Fouquet arrogant et hautain.

Gabriel était aux anges, son personnage de Moucheur de chandelle avait fait rire le roi, Madeleine avait brillé dans un long prologue sur le roi, Catherine de Brie, Marquise du Parc, Clymène avaient toute eut des compliments aussi.

Après la pièce, le jeune homme se mit à l’écart sur un arbre mais il tomba sur Jean de la Fontaine, qui justement pensait à de nouvelles fables, il n’avait pas d’idée et l’arrivée de Gabriel lui donna de quoi écrire, dans ses pensées, il partit, laissa l’enfant seul. Après le départ du poète, le jeune Moucheur de Chandelle s’aperçu qu’il avait déchiré son beau costume prune, il se souvenait que Molière lui avait demandé d’en prendre grand soin, qu’il ne lui en rachèterait pas un autre. Il pleura puis réfléchit, il devait trouver une solution, une servante pourrait peut être le recoudre…

 

7. L’ORAGE

La soirée arrivait à son termes, certains invités étaient parti, il ne resta que le roi et sa cour. Louis XIV en profita pour marcher seul dans le château, et tomba sur le portrait de Louise, sa femme, dans le bureau de Fouquet, il en fut offensé, que faisait ce tableau dans le bureau de Fouquet, sa femme l’aimait t’elle vraiment pour lui ou pour le fait qu’il soit roi? Il partit sur le champs, s’en était trop, ce château au dessus de ses moyens, où pouvait t’il trouver l’argent? le tableau de Louise dans son bureau. Il décida de ne plus prendre de surintendant des finances, et que sa cour, vivrait avec lui, dans son futur projet “Versaille”, et que mieux encore, ils paieraient cher pour vivre auprès de lui.

***

Lors du retour, dans le coche, Molière complimenta Madeleine, elle était heureuse, elle profitait de ce moment. Le comédien demanda à Gabriel son baluchon qu’il gardait près de lui et où se trouvait le costume déchiré, il le prit et dormi dessus.

8. MAUVAISE PASSE

Gabriel se vêtit de ses vieux habits, d’avant la troupe de théâtre, et retourna chez la mère Catoche, il l’observa, bien que rien n’avait changé, il trouva l’environnement différent, il avait changé, il ne côtoyait plus la pauvreté. Avant c’était tout aussi sale, la mère Catoche était tout aussi agressive et sale, mais avant il vivait avec elle et cela ne lui dérangeait pas. Lorsqu’elle le vit, elle l’accueillit d’abord avec méfiance, mais il lui parla de sa vie, de son patron Molière et du fait qu’il avait joué devant le roi, elle se radoucit et l’invita à rentrer pour boire un coup. Gabriel se sentait mal à l’aise, il sentait qu’elle avait une idée derrière la tête et pensait déjà en avoir trop dit. Matoufle arriva, tout heureux, jamais Gabriel ne l’avait fut aussi heureux, mais à sa vue, le vieil homme se mit à grogner comme à son habitude, se plaindre, de tout et de rien, il n’était pas seul, un grand homme maigre était avec lui. La mère Catoche demanda à Gabriel d’aller au grenier récupéré une de ses vieilles culottes troué, il monta les escalier, mais sentait qu’il était suivi, dans la pièce qui était sa chambre avant, il prit la culotte, se retourna et tomba sur L’homme maigre, il avait du s’entendre avec la mère Catoche. Il l’attrapa, lui demanda où son patron habitait et lui ordonna de laisser un soir le verrou ouvert pour le voler. Gabriel trouva une occasion de s’enfuir, en lui demandant son nom, “aujourd’hui Croque Maille”, il descendit les escaliers, la mère Catoche ne put le rattraper, il sauta dans la Seine. Il était venu parler à Amapola, pour lui demander de recoudre son costume, mais elle ne vivait plus ici.

 

9. UN CHOIX DIFFICILE

Le jeune homme, nagea pour essayer de rejoindre la rive gauche, un pêcheur qui passait par là, le pris sur son bateau et l’amena de l’autre côté. Gabriel ne connaissait pas la rive Gauche, cette rive était habité par des pêcheurs, paysans, l’environnement était plus sympathique et agréable, il n’y avait pas de méfiance, ce n’était pas sale. Il s’inquiéta, Croquemaille était à ses trousses, il se souvint de Bepino et alla donc sur le Pont Neuf dans l’espoir de l’y retrouver. Le vieil homme fut content de le revoir, il lui parla de ses dernier moi, il avait décidé de monter une troupe de théâtre et de partir en tournée. Il y avait dans sa troupe, Orviétan l’homme qui vendait des produits miracle, Amapola, qui faisait aussi les costumes et lui, mais il manquait l’amoureux. Il lui proposa de faire le rôle de l’amoureux, Amapola vivait chez lui, il l’invita pour qu’il puisse la voir. La troupe partirait dans un mois, Gabriel lui dit qu’il réfléchirait, l’aventure avec croquemaille mettait son patron et la troupe en danger, il devait se faire oublier quelques temps, la tournée était une solution. Bepino avait suivit la carrière du jeune homme, il le savait Moucheur de Chandelle pour Molière et qu’il avait joué devant le roi.

 

10. L’ÉTONNANTE NOUVELLE

Marquise du Parc se dépêcha d’aller avertir Molière que Fouquet avait été arrêté, il convoqua sa troupe pour annoncer la nouvelle. Marquise ajouta que le roi avait dit qu’il n’y aurait plus de surintendant des finances. Molière en était désolé, Fouquet avait toujours était gentil avec eux, il déclara qu’il perdait un ami.

***

Armande n’aimait pas Gabriel, un soir elle en parla à Molière son futur mari, qui ne voulu rien entendre, il lui expliqua qu’il lui rappelait sa jeunesse, qu’il l’avait rencontré sur Pont Neuf, et qu’un jour il lui apprendrait à jouer comme il l’avait fait avec elle, en lui donnant son premier rôle dans l’école des femmes.

***

Gabriel réfléchit de plus en plus à la proposition de Bepino, il ne peut quitter Molière, il peut lui offrir un avenir plus grand, il évoluerait à ses côtés. Amapola lui raccommoda son costume et lui montra le sien, on aurait cru une princesse, il était heureux avec elle.

Un soir alors que la pièce “Les Fâcheux” allait commencer, Gabriel qui allumait les chandelles, se trouva sur le chemin d’Armande, qui l’empêcha de passer, il du passer derrière elle, en vitesse, et marcha sans le faire exprès sur sa robe, les rideaux se leva et Armande se cambra, le public se mit à rire, pensant qu’ils jouaient, Armande gifla Gabriel qui fut humilier par les rires des spectateurs, il se promit que se serait la dernière fois qu’il éteindrait la chandelle.

 

11. DÉPART

Gabriel avertit Amapola qu’il partait avec eux, et l’annonça à Molière qui lui demanda quelle en était la raison. Il ne parla pas d’Armande, il lui expliqua qu’il voulait jouer un rôle. Molière l’avertit des dangers, du fait qu’il ne mangerait pas à sa faim, qu’il jouerait devant un public d’ignorant. Le jeune homme l’arrêta et lui dit que le public sera satisfait si on lui donne ce qu’il veut, il lui donna trois pièce d’or et lui laissa son costume qui n’est pas qu’un costume de Moucheur de Chandelle.

 

12. TROIS ANS APRÈS

C’était décembre, la troupe marchait depuis bien longtemps dans le froid, ils aperçurent une auberge. L’aubergiste était gêné il attendait des personnes importante et il n’aimait pas les saltimbanque. Bepino avertit qu’il avait de quoi payer le diner, et pour dormir ils se contenteraient de dormir dans un grenier à foin. Il lui proposa de jouer pour faire venir de la clientèle, l’aubergiste fini par accepter.
Les mousquetaires arriva, et Gabriel reconnu D’Artagnan, il alla lui parler, en prenant un air benêt. Le mousquetaire lui dit qu’il emmenait un prisonnier à la Forteresse de Pignerol, il lui annonça le nom de Fouquet, et le jeune homme peiné, frappa sur le chariot trois fois, il entendit quelqu’un frapper trois fois. C’était un geste de compassion pour un ancien ami comme disait Molière. Après le repas, les Mousquetaire repartirent dans la nuit. Les spectateurs arrivèrent pour voir la pièce, où jouait Gabriel, qui avait évolué depuis ses trois dernières années.

 

MON AVIS

  • Ce que j’aime:

C’est un livre très intéressant, qui se lit facilement, avec quelques notes historiques.

  • Ce que j’aime moins

Il n’y a pas vraiment de fin, Gabriel quitte Molière et se retrouve à marcher dans le froid et jouer pour avoir de quoi manger, on s’imagine bien qu’ils peuvent parfois ne pas avoir de quoi se nourrir.