DE LA TERRE À LA LUNE

En cinquième, ma fille avait une professeur qui leur faisait lire des livres très intéressant, mais qui ne les faisaient pas travailler dessus, c’est le cas de celui ci “DE LA TERRE A LA LUNE” (kindle).

L’auteur est Jules Verne, il a l’inconvénient, d’être très détaillé dans ses romans, un peu trop, cela en devient vite lassant, cependant ses histoires sont toujours originale. Il écrit de la science fiction et on se sent proche des personnages.

I. LE GUN CLUB

Un inventeur de canon, s’est associé avec l’homme qui fond les armes, puis celui qui l’a construit et créé le club d’artillerie “Le Gun Club” composé de 1800 membres. L’histoire se passe pendant la guerre fédérale des Etats Unis (guerre opposant les Nordistes et les Sudistes), à Baltimore, dans le Maryland.

Pour être membre de cette association, il fallait être avant tout créateur, et avoir inventé un canon ou une arme à feu. Leur objectif? tuer le plus de monde possible, et ils y sont arrivés, des milliers de personnes sont mortes.

A la fin de la guerre, tous les membres du club étaient handicapés parce qu’ils restaient présent sur les champs de bataille: Béquille, jambes de bois, mains à crochet, … Tout cela était peu important, ils étaient fier.

Le jour le plus triste, fut pour eux, le moment où la paix fut signée, les armes n’étaient plus utiles et par conséquent, ils se retrouvaient sans activités.

Certains membre du club, s’étaient réunis pour partager leur colère, JT MASTON, BILSBY, COLONEL BLOMSBERRY et TOM HUNTER. Justement, ce jour là, ils recevaient une lettre du président du Gun Club qui souhaitait les informer d’une affaire qui pourrait les intéresser, leur donnant rendez vous le 5 octobre.

 

II. COMMUNICATION DU PRÉSIDENT BARBICANE

Le 5 octobre à 20h, tous les membres du Gun club vivant sur Baltimore, furent réunis au 21 Union Square. Une foule se pressait jusqu’à l’extérieur du bâtiment, et dans les salles voisines pour entendre la nouvelle du Président.

Le président Barbicane, expliqua, que la guerre étant fini, et pas prête de reprendre, il valait mieux oublier l’idée de créer des armes. Il leur indiqua, qu’ils avaient cependant un niveau en canon et en armurerie, qui leur permettrait cependant de préparer le projet d’aller sur la Lune, en tirant un canon qui irait jusque là.
Le projet avait été muri, il avait calculé les km en observant la lune et en se documentant sur des écrits parfois farfelues de certains écrivains ou affabulateur.
Au XVIIe siècle David Fabricius avait affirmé avoir vu des habitant de la lune. En 1649, Jean Baudoin écrivit “le voyage fait au monde de la lune par dominique Gonzalès aventurier espagnol”. Cyrano de Bergerac avait fait une expédition, Fontenelle est l’auteur de “la pluralité des Mondes”, le fait que ce ne soit que des français, l’énervait.

Sir John Herschell, Un américain, vers 1835, au cap de Bonne Espérance, faisait des études astronomiques et grâce à un télescope, aperçut sur la lune des cavernes, des hippopotames, des montagnes, des m outons aux cornes d’ivoires, des habitants avec des ailes… Tout était faux, et les français se moquèrent.

Barbicane voulait réussir le paris fou d’aller sur la Lune, il voulait que les américains et en particulier eux, réussissent, et que cette affaire fassent le tour du monde.

Une clameur accueilli cette nouvelle avec joie!

 

III. EFFET DE LA COMMUNICATION BARBICANE

Impey Barbicane ne put finir son discours, la joie des membres fut telle qu’ils l’acclamèrent et le portèrent dans la rue. Il rentra chez lui épuisé.

Les membres du club qui n’avaient pu être présent car vivant trop loin, recevaient les informations grâce à un télégraphe, les journaux des quatre coins du pays firent passer la nouvelle.

Le pays était en émois, à tel point que seulement quelque jours après, une troupe de théâtre anglais, voulu jouer la pièce de Shakespeare “Much ado about nothing” (se traduisant par “beaucoup de bruit pour rien) et retrouva son théâtre saccagé, banquettes cassées par la population qui prirent mal cette allusion par rapport à la nouvelle de Barbicane d’aller sur la lune. Le directeur fut dans l’obligation de changer l’affiche du théâtre, pour une autre comédie de Shakespeare “As you like it” (se traduisant par “comme il vous plaira”) et se fut un succès phénoménal.

 

IV RÉPONSE DE L’OBSERVATOIRE DE CAMBRIDGE

Barbicane réunit ses collègues dans les bureaux du Gun Club, pour élaborer un questionnaire, une fois les réponses connues, ils pourraient commencer la partie mécanique.

De ce fait ils envoyèrent des questions à l’observatoire de Cambridge dans le Massachusetts, où se trouvent les savants les plus méritant. Ils possèdent aussi une lunette puissante qui permit à Clarke de découvrir le satellite de Sirius.

Deux jours après, ils reçurent une réponse à leurs questions:

  1. Est-il possible d’envoyer un projectile dans la Lune?
    Oui, si le projectile possède une vitesse de 12 mille yards par seconde. Plus on s’éloigne de la terre, plus l’action de pesanteur diminue, pour une distance trois fois plus grande, l’action est neuf fois moins forte. Plus le projectile approchera de la lune, plus la pesanteur s’effacera, jusqu’à devenir nulle, l’attraction de la Lune prendra le relais et il tombera sur la Lune par cet effet.
  2. Quelle est la distance exacte qui sépare la Terre de son satellite (la lune est le satellite)?
    La Lune tourne autour de la Terre en décrivant une ellipse (un cercle étirée, un style d’ovale), ce qui a pour conséquence que la Lune est tantôt rapprochée, tantôt éloignée de la Terre, ou en termes astronomiques, tantôt dans son périgée, tantôt dans son apogée.
    Dans son apogée (donc éloignée de la Terre), son satellite se trouve à 247 552 milles (99 640 lieues de 4kilomètre). Dans son périgée elle est à 218 657 milles (88 010 lieues) ce qui fait une différence de 28 195 milles (11 630 lieues). Pour les calculs, il faut donc se servir de la distance la plus éloignée.
  3. Quelle sera la durée du trajet du projectile auquel aura été imprimée une vitesse initiale suffisante, et par conséquent, à quel moment devra t’on le lancer pour qu’il rencontre la Lune en un point déterminé?
    Si le boulet a une vitesse initiale de 12 000 yards par seconde (qu’on programmera à son départ), et en calculant que cette vitesse décroissera continuellement, le projectile prendre 300 mille seconde ou 83h20 pour atteindre la zone où les attractions terrestre et lunaire se font équilibre. À partir de cette zone, il tombera sur la Lune en 50 mille secondes ou 13h53m et 20 secondes.
    Il faudra donc le lancer 97h13minutes et 20 secondes avant l’arrivée de la Lune au point visé.
  4. À quel moment précis la Lune se présentera t’elle dans la position la plus favorable pour être atteinte par le projectile?
    Il faut choisir l’époque où la Lune sera à son périgée (proche de la Terre) et en même temps, le moment où elle sera au zénith (point du ciel, se situant verticalement au dessus de la tête d’un observateur). Cela arrivera le 4 décembre de l’année prochaine, à minuit, elle sera dans son périgée, c’est à dire à peu de distance de la Terre.
  5. Quel point de ciel devra t’on viser avec le canon destiné à lancer le projectile?
    Le canon devra être braqué au zénith du lieu et le tir sera perpendiculaire au plan de l’horizon. Il faut que le lieu ne soit pas plus haut en latitude que la déclinaison de la Lune, donc compris entre 0 et 28° de latitude Nord ou sud.
  6. Quelle place la Lune occupera t’elle dans le ciel au moment où partira le projectile?
    La lune avance chaque jour de 23 degrés 10minutes et 35 secondes. Elle devra s’éloigné de 4 fois ce nombre (23°10mn35 secondes), ce qui donne 52°42mn20 secondes. Il faut compter aussi que le boulet sera dévier à cause de la rotation de la Terre à 16 rayons terrestre, sur l’orbite de la Lune c’est 11° que l’on ajoute à ce retard (52°42mn20s) ce qui donne en chiffre arrondi 64°.

En résumé:

  1. Le canon devra se trouver dans un pays situé entre 0° et 28° de latitude Nord ou Sud.
  2. Il devra visé le Zénith du lieu ( le point se situant au dessus de lui).
  3. Le projectile devra se déplacer à une vitesse de 12 mille yards par seconde
  4. Il devra être lancé le 1er décembre de l’année prochaine à 11h moins 13 minutes et 20 seconde (10h47mn20s).
  5. Il rencontrera la Lune, 4 jours après son départ, soit le 4 décembre à minuit.

Les membres du Gun Club doivent commencer les travaux sans tarder, car s’ils laissaient passer cette date, ils ne retrouveraient la Lune dans les mêmes conditions de périgées et de zénith que dans 18 ans et 11 jours.
La lettre était signé du directeur de l’observatoire de Cambridge, J -M BELFAST.

V. LE ROMAN DE LA LUNE

Au commencement de l’univers, des millions d’atomes se rassemblèrent au fil des siècles, grâce à la loi de l’attraction, pour former des amas nébuleux dont sont parsemés le ciel. Ces amas nébuleux se mirent à tourner autour de leur point central, ce point central se mit à tourner sur lui même, en se condensant progressivement. A mesure que son volume diminuait par la condensation, son mouvement de rotation s’accélérait, donnant naissance à une étoile principale, centre de l’amas nébuleux.
Les observateurs purent voir qu’il existait cinq milles amas de nébuleuse, mais celle dont on parle s’appelle la voie Lactée et compte 18 millions d’étoiles, qui sont chacune le centre d’un monde solaire.
Parmi ces astres, se trouve l’un des moins brillant et des plus modeste, le soleil. Des molécules situé dans le plan de l’équateur se serait échappé et auraient formé plusieurs anneaux concentriques comme ceux de Saturne, qui auraient tourné autour du soleil et se seraient brisés et serait devenue des nébuleuses secondaire, c’est à dire des planètes.
Ces même planètes auraient donner naissances à des anneaux cosmiques, leurs satellites.
L’univers s’est donc créé d’un atome à la molécule, de la molécule à l’amas nébuleux, de l’amas nébuleux à la nébuleuse, de la nébuleuse à l’étoile, de l’étoile principale au soleil, du soleil à la planète, et de la planète au satellite.
Le soleil est 14 cent mille fois plus grand que la Terre. Autour de lui, gravitent ses huit planètes qu’il a créé, du plus proche au plus éloigné : Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Certaines de ces planètes possèdent des satellites, la Terre, n’en a qu’un seul, La Lune. A en croire la légende mythologique, le lion de Némée parcourut les campagnes de la Lune avant son apparition sur Terre, même Plutarque lui rendit hommage dans un de ses poèmes.

Thalès de Milet, 460 avannt Jésus Christ, découvrit que la Lune était éclairée par le soleil.
Aristarque de Samos, donna l’explication de ses phases. Cléomène affirma qu’elle brillait d’une lumière réfléchie. Le Chaldéen Bérose expliqua que la Lune montrait toujours la même face.
Ces savants, permirent à d’autres astronomes de mieux connaître la Lune. Ainsi Copernic au XVe siècle et Tycho Brahé au XVIe siècle expliquèrent le système solaire et le rôle que la Lune joue auprès des planètes.
On apercevait sur cet astre des cratères, une nature volcanique, et le défaut de réfraction dans les rayons des planètes cachées par elle permirent de conclure qu’elle n’avait pas d’atmosphère. Grâce à des instruments perfectionnés, les astronomes ont pu calculer la surface de la Lune, le diamètre mesurant 2 150 milles, sa surface étant la treizième parti de la surface du globe, son volume étant la quarante neuvième partie du volume de la Terre.
L’intensité de la lumière était 300 mille fois plus faible que celle du soleil.

VI. CE QU’IL N’EST PAS POSSIBLE D’IGNORER ET CE QU’IL N’EST PLUS PERMIS DE CROIRE DANS LES ÉTATS UNIS

Depuis l’annonce de Barbicane, tout le monde s’intéressait à la Lune, ils apprenaient tout sur elle, s’informaient, se documentaient, écoutaient, …
Plus personne n’ignorait la distance de la Terre à la Lune, même lorsque l’on expliquait qu’on obtenait la distance en mesurant la parallaxe. On expliquait que la Parallaxe était l’angle formait par deux lignes droites menées de chaque extrémité du rayon terrestre jusqu’au satellite. La distance obtenue était de 234 347 milles.

La Lune avait deux mouvements distinct: Rotation sur un axe et Révolution autour de la Terre, tous les deux s’accomplissant dans un temps égal 27 jours 1/3.
Le mouvement de rotation crée le jour et la nuit à la surface de la Lune. Il n’y a qu’un jour et une nuit par mois lunaire, chacun durent 354h et 1/3.
La face tournée vers la Terre est éclairée grâce à celle ci, d’une intensité égale à la lumière de 14 Lunes. Quand à la face cachée elle a 354h de nuit absolue, avec quelques luminosité venant des étoiles environnantes.

Lorsque les gens ne comprenaient pas que si la Lune montrait toujours la même face à la Terre c’est qu’en même temps elle faisait un tour sur elle même. On leur demandait donc de tenter une expérience : Allez dans votre salle à manger, tournez autour de la table de manière à toujours en regarder le centre; quand votre promenade circulaire sera achevée, vous aurez fait un tour sur vous même, puisque votre oeil aura parcouru successivement tous les point de la salle. Eh bien! la salle, c’est le Ciel, la table, c’est la Terre, et la Lune, c’est vous!.” En réalité, la Lune montre les 57/100 de son disque.

L’Observatoire de Cambridge, n’était pas le seul lieu où les gens s’informaient sur la Lune, 20 revues scientifiques les instruisaient sur les phases de la Lune. La Lune est pleine (en opposition) lorsque La Lune, la Terre et le soleil sont alignés. La Lune est nouvelle (en conjonction) quand elle se trouve au milieu entre la Terre et le Soleil. La Lune est dans son premier ou dernier quartier lorsqu’elle fait avec le Soleil et La Terre un angle droit dont elle est le sommet.

Les Eclipses ne pouvaient arriver qu’aux époques de conjonction (la Lune peut éclipser le Soleil) ou d’opposition (La Terre peut éclipser).

Certains pensaient qu’elle était habité par des Sélénite, cependant tous étaient d’accord pour conquérir ce nouvel astre.

VII. L’HYMNE DU BOULET.

Dans leur lettre du 7 octobre, l’Observatoire de Cambridge avait traité les questions du point de vue astronomique, il fallait maintenant traité les questions du point de vue mécanique, ce qui était pour les Amériques, d’une extrême simplicité.

Le président Barbicane mis en place, au sein du Gun Club, un Comité d’Exécution, qui devait en trois séances, réfléchir au canon, au projectile et aux poudres. Le Comité était composé de quatre membres expert dans ces matières: Barbicane (qui avait voix prépondérante en cas de partage), le général Morgan, le major Elphiston et J.-T. Maston qui était secrétaire-rapporteur.

Le 8 octobre, le Comité se réunit chez le Président Barbicane au 3, Républican-street, ils prirent place à une table remplis de sandwich et de théières.
Barbicane proposa de commencer par travailler sur le projectile, ce que les experts appela boulet, et J.-T Maston pris la parole, motivé par cette aventure, le boulet devait être rapide et arriver majestueux sur la Lune.

Barbicane, ne souhaitait pas juste envoyer un boulet sur la Lune, il voulait aussi suivre sa progression, et pour cela il eut l’idée de rendre cet astre plus lumineuse en diminuant l’épaisseur de l’atmosphère que traverse la lumière de celle ci. Pour arriver à cet objectif, il souhaitait créer un télescope sur une montagne élevée, qui aurait un grossissement de 48 000 fois, ce qui permettrait au projectile de ne mesurer que 9 pieds de diamètre.

La grosseur du projectile, effraya ses collègues, mais Barbicane insista, en expliquant qu’à l’époque de leurs parents, la balistique faisait des merveilles. Il cita l’exemple de Mahomet II, qui en 1453, au siège de Constantinople, lança des boulets de pierres de 1900 livres. A Malte, au temps des chevaliers un canon du fort Saint-Elme lançait des projectiles de 2500 livres. En France, sous Louis XI, un mortier lança une bombe de 500 livres qui partie de la Bastille, un endroit où les fous enfermaient les sages, et atterrit à Charenton, un endroit où les sages enfermaient les fous.
Ces anecdotes, finirent de convaincre le comité sur la possibilité d’envoyer un gros projectile.

Après moult discussion sur la matière et la forme du projectile, Barbicane proposa de partir sur un poids de 5000 livres et sur un projectile creux, donc un obus et non un boulet, plein il serait trop lourd. Le seul métal qui pourrait convenir d’après le président, serait l’aluminium, pour diverses raisons dont: il a la blancheur de l’argent, l’inaltérabilité de l’or, la ténacité du fer, la fusibilité du cuivre, la légèreté du verre, il est facile à travailler, facile à se procurer, il est trois fois plus léger que le fer et il ne coute que 9 dollars.

Barbicane avait déjà réfléchit à ce sujet, il en avait conclu que pour un boulet de 108 pouces de diamètre et de 12 pouces d’épaisseurs, le projectile en fonte de fer pèserait 67 440 livres alors qu’en fonte d’aluminium, le poids serait de 19 250 livres. L’obus couterait donc 173 250 dollars, mais l’argent ne le préoccupait pas, il était sur de ne pas en manquait et le projectile serait rond, comme ça il tournera sur lui même.

VIII. HISTOIRE DU CANON

La deuxième séance se déroula le lendemain soir, devant des sandwichs et du thé, pour parler du canon qui serait assez fort pour supporter un boulet de 108 pouces de diamètre et pesant 20 000 livres, imprimer une vitesse de 12 000 yards par seconde. Pour supporter le poids, il fut décider que le canon serait de 900 pieds et son épaisseur de 6 pieds et qu’il serait coulé directement dans le sol, pour supporter tout ce poids. Sa forme sera en même temps un canon car la chambre de la poudre aura le même diamètre que l’âme (c’est le diamètre allant de l’extrémité jusqu’au choke, le diamètre de sortie), un obusier, puisqu’il lancera un obus, et un mortier puisqu’il sera braqué sous un angle de 90°.  Le métal choisit était la fonte de fer, car c’était une matière excellente à bas prix, capable de fabriquer un canon d’une grande tenacité, d’une grande dureté, infusible (qui ne fond pas) à la chaleur, indissoluble (qui ne se dissous pas) et inoxydable à l’action corrosive des acides.

Le canon pèsera 68 040 tonnes (68 040 000kg) et coutera 2 510 701 dollars (13 608 000 francs).

Le président Barbicane était le seul à ne pas s’inquiéter de l’argent, les autres le regardaient d’un air inquiet.

 

IX. LA QUESTION DES POUDRES

Il fallait déterminer maintenant la quantité nécessaire pour produire l’impulsion. La poudre a été inventé par personne, elle fut créée à partir de feux grégeois (mélange inflammable brulant même au contact de l’eau) composés de soufre et de salpêtre.

1 litre de poudre pèse environ 2 livres (900 grammes), en s’enflammant il produit 400 litres de gaz, ces gaz rendus libres et sous température de 2400°, occupent l’espace de 4 000 litres.

Le lendemain eut lieu alors la troisième et dernière séance. Le président Barbicane expliquait qu’il faudrait 16 000 livres de poudre, ce qui donnerait 6 milliards de litres de gaz, mais il fallait réduire cette énorme quantité tout en conservant cette puissance mécanique. Il proposa de remplacer la poudre par de la cellulose une matière qui constitue les tissus des végétaux, on le trouve sur les poils des graines du cotonnier. Coton+ acide azotique= insoluble, combustible et surtout explosive. Appelé coton azotique, pyroxyle, fulmi-coton.

Il se prépare en plongeant le coton dans l’acide azotique fumant pendant 15 minutes, on le rince à grande eau et on le sèche. Il communique aux projectiles une vitesse 4 fois supérieure à celle de la poudre. Il faudra 400 000 livres de fulmi-coton, et comme on peut le comprimer au maximum, il n’occupera qu’une hauteur de 30 toises dans la Columbiad (nom de la machine).

 

X. UN ENNEMI SUR VINGT-CINQ MILLIONS D’AMIS

Le public américain suivait avec passion les moindre détails du projet du Gun-Club. Plus d’un an allait s’écouler entre le début et la fin des travaux. Tous étaient passionné, sauf un, qui ne cessait de protester contre cette entreprise. Cependant Barbicane était plus sensible à ces protestation qu’à l’immense majorité qui applaudissait cette aventure. Cette ennemi était le capitaine Nicholl qui habitait Philadelphia. Cette haine qu’ils avaient l’un pour l’autre, venait de la guerre, Barbicane fut un grand fondeur de projectiles et Nicholl un grand forgeur de plaques. L’un fondait nuit et jour à Baltimore, l’autre forgeait jour et nuit à Philadelphie. Pendant la bataille, les projectiles étaient envoyé sur les plaques des bâteaux, Barbicane inventait un nouveau boulet, Nicholl inventait une nouvelle plaque. Le président du Gun Club passait sa vie à percer des trou, son ennemi passait sa vie à l’en empêcher. Ils ne s’étaient jamais rencontré.

Le jour où la guerre finit, Nicholl terminait sa dernière cuirasse d’acier forgé, un vrai chef d’oeuvre que le capitaine fit transporter au polygone de Washington en provoquant Barbicane à la briser, la paix étant revenu, le président du Gun Club ne voulut pas tenter. Malgré l’insistance de Nicholl de le provoquer avec sa plaque, Barbicane ne fit que refuser, ce qui énerva Nicholl qui lui dit qu’il devait avoir peur pour ne pas accepter.

Avec ce projet faramineux, Nicholl était jaloux de l’affaire entrepris par Barbicane, qui valait mieux que sa plaque indestructible. L’homme jaloux écrivit à tous les journaux pour prouver par A+B que cette entreprise était impossible. Comme personne ne l’écoutait, qu’il était le seul à être contre cette aventure, il proposa un pari :

1° Que les fonds nécessaire à l’entreprise du Gun-Club ne seraient pas faits, ci….. 1000 dollars

2° Que l’opération de la fonte d’un canon de 900 pieds était impraticable et ne réussirait pas, ci….. 2000 dollars

3° Qu’il serait impossible de charger la Columbiad, et que le pyroxyde prendrait feu de lui même sous la pression du projectile, ci….. 3000 dollars

4° Que la Columbiad éclaterait au premier coup, ci……. 4 000 dollars

5° Que le boulet n’irait pas seulement à milles et retomberait quelques secondes après avoir été lancé, si…… 5000 dollars

Un pari de 15 000 dollars. Le 19 octobre, il reçut une réponse de Barbicane qui écrivait de Baltimore le 18 octobre “Tenu”.

XI. FLORIDE ET TEXAS

Sur les recommandation de l’Observatoire de Cambridge, le boulet devait être tiré perpendiculairement au plan de l’horizon, la Lune, ne montant au zénith que dans des lieux situés entre 0 et 28° de latitude, il fallait donc trouver un lieu où serait fondue le Columbiad. Vu que le projet était américain, les lieux devaient être sur le sol américain, deux endroits avaient été retenue selon les critères, les portions du TEXAS ou de la FLORIDE se trouvant au dessous du vingt-huitième parallèle.

Une rivalité entre les villes de ces deux états se créèrent. En Floride, une seule ville Tampa Town, pouvait se présenter pour accueillir le canon, mais au Texas, les villes étaient plus nombreuses. Corpus-Christi dans le county de Nueces, toutes les cités situées sur le Rio-Bravo, Laredo, Comalites, San-Ignacio, dans le Web, Roma, Rio-Grande-City, dans le starr, Edinburg, dans l’Hidalgo, Santa-Rita, el Panda, Browns-ville, dans le Caméron, formèrent une liguent contre la Floride.

Les députés des deux états harcelèrent jour et nuit le président Barbicane et les membres influents du Gun-Club, pour avoir l’honneur de recevoir le canon chez eux. Les deux États, menaçaient d’en venir aux mains pour ce projet. Même les journaux de divers États prirent position, Le New York Herald et la Tribune soutinrent le Texas, tandis que le Times et l’American Review se mirent du côté de la Floride, chacun trouvant de bons arguments pour détenir le projet et se critiquant les uns les autres par articles interposés.

Barbicane ne pouvant plus de tout ce conflit réunit ses collègues et décida de choisir la Floride et Tampa-Town, car la Floride n’avait qu’une seule ville où pouvait aboutir ce projet, et le Texas en avait 11 en concurrence, vu les soucis que cela amenait déjà pour le choix entre deux États, mettre en concurrence 11 villes allaient créé des conflits encore pire. Les Texien dirent à cette nouvelle, que la petite île de Floride ne tiendrait pas sous les coup des canons.

XII. URBI ET ORBI

Pour cette affaire, arrivait le problème de l’argent, aucun Etats seul, ou entreprise pouvaient financer un tel projet. Barbicane eut alors l’idée d’en faire l’affaire de tous au niveau mondial, de faire participer chaque pays pour réaliser le voeux de l’être humain d’envoyer une machine sur la Lune.  De ce fait, ce rêve s’étendait de Baltimore au monde entier, urbi et orbi (qui veut dire d’un endroit au monde entier).
Le 8 octobre, Barbicane lance un message et fait appel “à tous les hommes de bonnes volonté sur la Terre”, ce document fut traduit en toutes les langues et des souscriptions s’ouvrirent dans les différents États des deux continent. Trois jours plus tard, 3 millions de dollars étaient déjà versé dans les deux continents.

La Russie donna 368 733 roubles
La France payèrent non sans avoir rit avant 12 053 933 franc
L’Autrice : 216 mille florins
La suède et Norvège: 52 mille rixdales
La Prusse : 250 mille thalers
La Turquie fut très généreuse, mais elle y avait un intérêt, la Lune règle le cours de ses années et son jeûne du Ramadan: 1 372 640 piastres (343 172 francs).
Belgique: 513 mille francs.
La Hollande : 110 mille florins, mais demanda un escompte de 5% car elle payait comptant.
Le Danmark: 9000 ducats.
La confédération germanique : 34 285 florins
L’Italie: 200 mille lires.
Les États de l’Église : 7040 écus romains
Portugal: 30 000 cruzades
Mexique: 86 piastres fortes (1727 francs).
L’Espagne qui avait peur que cet expédition ne trouble la Lune et la fasse chuter, ne donnèrent que 110 réaux (59,48 francs).
L’Angleterre ne donna rien.
L’Amérique du sud (chili, Pérou, Brésil, les provinces de Plata, la Colombie, versèrent 300 000 dollars.
Ce qui donna un décompte pour les États Unis : 4 millions de dollars et pour les étrangers: 1 446 674 dollars, ils eut un total de 5 446 675 dollars dans les caisses du Gun Club.

Le 20 octobre, un traité fut signé avec l’usine Goldspring, près de New York, l’engageant à livrer à Tampa-Town, dans la Floride méridionale, le matériel nécessaire pour la fonte de la Columbiad. Opération qui devait se terminer le 15 octobre avec une livraison du canon en bon état sous peine d’une indemnité de 100 dollars par jour jusqu’au moment où la Lune se présenterait dans les même condition, soit dans 18 ans et 11 jours. Traité signé par I Barbicane et J. Murchison directeur de l’usine Goldspring.

XIII. STONE’S-HILL

Depuis l’annonce du choix de la Floride pour accueillir le Columbiad, les gens s’intéressaient à sa géographie, au point que les librairies furent en rupture de stock de livre concernant la Floride.

Barbicane mis les fond nécessaire à la disposition de l’Observatoire de Cambridge pour construire un télescope, ainsi qu’à la maison Breadwill and C° d’Albany pour la confection du projectile en aluminium. Il se rendit ensuite sur le bateau du nom de Tampico, accompagné de J.-T. Maston, du major Elphiston et du directeur d’usine de Goldspring pour faire le voyage juqu’en Floride. Ils arrivèrent le 22 octobre, Barbicane tâtait du pied le sol, et Maston grattait la terre avec son crochet. Ils furent accueilli par les 3000 habitants de Tampa Town qui leur firent une ovation pour les avoir choisi.

Le lendemain matin, ils partirent escortés (protégé)  de cavaliers (portant tous un fusil en bandoulière) pour sillonner les terres, les floridiens leur apprirent que des Séminoles (sauvages) courraient les prairies.

La Floride se partage en deux parties, l’une, au nord, étant plus peuplé et ayant la capitale Tallahassee l’autre au Sud ayant pour capitale Pensacola. Elle fut découverte par Juan Ponce de Leon en 1512, le jour des Rameaux et fut d’abord appelée Pâques-Fleuries. Malgré des terrains arides brulé, ils purent observer un sol riche de culture, de lac, de cours d’eau, d’étang, des prairies d’ananas, d’ignames, de tabac, de riz, de coton, de canne à sucre,…

Barbicane proposa de couler le columbiad dans les hautes terres, cela évitait de rencontrer un cour d’eau au moment de creuser. En montant un peu plus, ils découvrirent des forêts de grenadiers, d’orangers, de citronniers, de figuiers, d’oliviers, d’abricotiers, de bananiers, de grands ceps de vigne, odeurs et couleurs régnaient sur cette parties. Il continuèrent d’avancer et se retrouvèrent dans un endroit rocailleux, l’endroit idéal pour Barbicane, malgré les Séminoles qui brandissaient leurs lances ou déchargeaient leurs fusils. Après calcul, il expliqua que l’emplacement était à 300 toises au dessus du niveau de la mer, par 27°7 de latitude et 5°7 de longitude ouest et affirma que c’est ici que seront construits leurs magasins, leurs ateliers, leurs fourneaux, les huttes pour les ouvriers, et surtout que c’est ici à STONE’S-HILL que s’envolera le projectile.

XIV. PIOCHE ET TRUELLE

L’ingénieur Murchison, réembarqua sur le Tampico pour la Nouvelle Orléan, afin d’embaucher des ouvriers et ramener du matériel. Huit jours plus tard, il revenait avec plein de bateaux à vapeur, 1500 travailleurs qui seraient tous largement payés et gratifiés. Le Gun-Club, après achèvement des travaux, déposeraient dans une banque de Baltimore, au nom de l’ouvrier embauché, un capital (argent) ce qui permit à Murchison de trouver facilement des travailleurs, ce qui lui permit d’être plus exigent au niveau de leurs compétences (intelligent et habile). Beaucoup arrivèrent avec leur famille, c’était une véritable émigration. la population de Tampa-Town doubla, pas seulement à cause des ouvriers, mais surtout à cause des curieux qui arrivaient de toute part pour assister à cette construction.

Barbicane était motivé, tout comme son acolyte qui ne le quittait jamais J.-T. Maston, il se trouvait sur tout les plans, à la fois mineur, maçon, mécanicien, artilleur, trouvant la solution à tout problème et communiquant avec le Gun-Club et l’usine de Goldspring.

Le premier novembre, le président du Gun-Club quitta Tempa-Town avec des travailleurs pour Stone’s-Hill, le lendemain, une palissade se montait autour de la ville qui commençait à se construire petit à petit.

Le creusement commença le 4 novembre, Barbicane réunit ses chefs de chantier et leur expliqua les délais, les mesures du projectile, bref tout ce qu’il était nécessaire de leur dire pour la construction. A partir du premier coup de pioche, le travail ne cessa pas, les ouvrier se relayaient tous les quart de journée, jour et nuit. En creusant, ils tombèrent sur de l’eau, ils colmatèrent pour boucher les fuites, mais une fuite céda et couta la vie à plusieurs ouvriers. Le 10 juin, le puit qui allait permettre de couler le projectile, avait atteint 900 pieds.

Barbicane se préoccupait du bien être de ses employés, il se souciait de l’individu en particulier, grâce à ses soins, à son humanité, et à son intervention utile dans les cas difficiles, il ne dépassa pas le taux d’accident de travail de celle d’un pays d’outre mer ou même de la France.

 

XV. LA FÊTE DE LA FONTE.

Milieu janvier, 60 000 fonte fut livré de New York en bateau à Stones’Hill, en train. Il ne fallut pas moins de 1200 four pour fondre ce métal, tous installé dans la petite ville. Les fours incliné permettaient de couler la fonte dans le puit pour le moulage. Le lendemain Barbicane s’occupa de la confection du moule intérieur, dans le centre du puit, qui devait former un cylindre de 900 pieds (le projectile). Le cylindre fut composé de terre argileuse, de sable, de foin et de paille. L’intervalle entre le moule et le métal en fonte devait être comblé par un métal en fusion qui formerait les parois de 6 pieds. Le coulage de la fonte, était une opération délicate, c’est pour cela que la cérémonie de la fonte devait se faire en petit comité seul une délégations des membres du Gun-Club fit le voyage : Bilsby, Tom Hunter, le colonnel Blomberry, Le major Elphiston, le général Morgan, .. J.-T.Maston s’occupa de leur faire visiter la petite ville, ainsi que les fours, au point de les en écoeurer. Ils purent cependant assisté au coulage de la fonte, les 1200 four en action qui déversèrent le métal brulant dans le puit.

XI. LA COLUMBIAD

Le stress commença a gagné les membres du Gun club, le moule ne refroidissait pas, et il ne restait plus que 4 mois pour envoyer le projectile sur la Lune, il y avait encore tas de chose à faire. L’extraction du moule intérieur, commença le 22 août, et le travail commença sans tarder, pioche et pic s’attaqua au moule pour dégager l’âme de la pièce (projectile) et se finirent le 3 septembre. Le 22 septembre, le projectile était prêt à être envoyé sur La Lune.
Le Capitaine Nicholl qui avait perdu son pari (ref chapitre X), envoya avec une lettre, 2000 dollars, la fonte du projectile était fait, cependant il restait encore trois paris. Le 23 septembre, la ville Stones-Hill était ouverte aux publics, ce qui fit accroitre la population et les commerces. Barbicane fit payer les gens qui voulaient descendre dans l’antre du puit où avait eut lieu le moulage et où se trouvaient les fours, pour la sommes de 5 dollars par personnes. Les premiers à y bénéficier, furent bien sur les membres du Gun-Club.

 

XVII. UNE DÉPÊCHE TÉLÉGRAPHIQUE

 

Les travaux du Gun-Club était terminé, il ne restait plus qu’à attendre deux mois pour le lancement du projectile, mais ce fut sans compter le télégramme reçu par le Président le 30 septembre. Ce télégramme venait de France, Paris exactement et était écrit par Michel Ardan qui demandait à ce que l’obus sphérique, soit remplacé par un projectile cylindroconique pour qu’il puisse voyager dedans. Michel Ardan souhaitait aller sur la Lune.

 

XVII. LE PASSAGER DE L’ “ATLANTA”

 

Si ce message était arrivé par courrier, il aurait pu ne pas y répondre, mais il était arrivé par télégramme, transmis par câble de Paris à Valentia (Irlande) à Terre Neuve et à la côte Américaine, tous les employés du télégraphe étaient donc au courant de ce message. Avant de répondre, il devait savoir si cet homme existait et était sérieux.
Il réunit les membres du Gun-Club qui étaient sur place et lut le message, tous furent abasourdi, certains rirent d’autre pris Michel Ardan pour un fou, seul le secrétaire J.-T Maston approuva l’idée. Les membres du Gun-Club ne furent pas les seuls à rirent de cette idée, tout Tampa Town plaisantaient de cet homme qu’ils ne pensaient pas réel. Michel Ardan était un nom connu en Amérique pourtant, un Européen cité pour ses entreprises audacieuses. Le nom du bateau qu’il prendrait et la date de son arrivée montrait que l’homme était sérieux, ce qui entraina les gens à aller sous les fenêtres de Barbicane pour en savoir plus sur cette affaire et surtout connaître son avis sur la question.
Il ne s’était pas encore manifesté, il ne savait que répondre mais il devait faire face à cette population, alors il apparu mais ne dit rien, un homme dans la foule lui demanda alors si cet homme Michel Ardan était en route. Il ne savait pas. La population n’était pas satisfaite et poussa le président à envoyer un télégraphe au syndic des courtiers de navires à Liverpool: “Qu’est ce que le navire l’Atlanta?_ Quand a t’il quitté l’Europe?_ Avait t’il à son bord un franças nommé Michel Ardan?”. Une réponse arriva 2h après “L’Atlanta a pris la mer le 2 octobre de Liverpool, _ faisant voile pour Tampa-Town,_ ayant à son bord un français nommé Michel Ardan.” C’était donc vrai. Barbicane était furieux, il ne souhaitait pas consentir à cette folie, mais il écrivit le soir même à la maison Breadwill and C° pour suspendre la fonte du projectile.

Cette Nouvelle amena des milliers de curieux, beaucoup campèrent, des navires arrivèrent et tous attendirent L’Atlanta avec impatience. Le 20 octobre, il était là et 500 navires l’entouraient. Le steamer était pris d’assaut et Barbicane fut le premier à crier “Michel Ardan!”, qui répondit aussitôt.

C’était un homme de 42 ans, grand un peu voûté, tête forte, chevelure ardente, face courte, large aux tempes, moustachu comme des barbes de chats avec quelques poils jaunâtres aux joues, des yeux ronds, un peu égarés, un regard myope, physique de félin. Européen gaillard, bien bâti, musclé, un homme courageux.Cet homme voyait tout en grand sauf les difficultés et les hommes. Un artiste qui méprisait les savants, c’était un casse cou. Désintéressé par l’argent, il faisait autant de coup de coeur que de coup de tête, il était chevalresque et se serait vendu comme esclave pour racheter un Nègre. En France et en Europe tous le connaissaient, il vivait une maison de verre, il avait beaucoup d’ennemi et se comportait en enfant gâté. Il avait déjà entreprit des entreprises aussi farfelu les unes que les autres, parfois tout aussi dangereuse, mais rien ne l’arrêtait, pas même les amis à qui il répondait “La forêt n’est brûlée que par ses propres arbres.”(proverbe Arabe).

Après avoir serré plusieurs mains, Michel Ardan alla dans sa cabine, Barbicane le suivit sans dire un mot. L’Européen lui parla de façon naturelle, comme s’ils étaient amis de 20 ans, et lui proposa de réunir amis, collègues, toute la ville le lendemain pour leur raconter son histoire, plutôt que de passer son temps à la répéter aux un et aux autres séparément.

 

XIX. UN MEETING

Michel Ardan voulait un meeting géant, au lieu d’une salle pour cette rencontre qu’il trouva trop petite pour accueillir beaucoup de monde, ils trouvèrent une plaine en sorti de ville et en quelques heures, des auvents étaient en place pour accueillir 300 000 personnes qui attendirent des heures protégé du soleil, mais sous une chaleur étouffante.

A trois heure Michel Ardan arriva tenant du bras droit Barbicane et du bras gauche J.-T Maston. Il s’exprima en Anglais et expliqua qu’il était un ignorant, qu’il souhaitait juste prendre place dans le projectile pour aller sur la lune et que ce voyage de toute façon devra se faire tôt ou tard, et que la locomotion suit la loi du progrès. L’homme ayant commencé a voyager à 4 pattes, puis 2 pieds, ensuite en charrette, puis en coche (véhicule attelé par des chevaux mais fermé contrairement à la charrette), en patache (charrette de transport à deux roues non suspendue), en diligence (véhicule attelé par des chevaux pour le transport en commun) et enfin le chemin de fer, le projectile est donc le véhicule de l’avenir. Pour lui, un jour on ira sur les planètes et on voyagera sur la lune aussi facilement que l’on fait Liverpool /New York. Pour Michel Ardan, la distance n’existe pas, il pense que le monde solaire est un corps solide, et que les planètes qui le composent se touchent et donc l’espace existant entre elles n’est que l’espace qui sépare les molécules du métal (argent , fer ou platine). Avant 20 ans la moitié de la Terre aura visité la Lune. Les gens l’écoutaient, l’acclamaient et lui donnaient raison. Michel Ardan termina son meeting en laissant la parole à ceux qui avaient des questions à lui poser, mais Barbicane avait peur de question trop technique auxquelles Ardan n’aurait pu répondre alors il posa la première question “Pensez vous que la Lune est habitée?”. Il répondit : “si les mondes sont habitables, ou il sont habités, ou ils l’ont été, ou ils le seront”, ce qui entraina la deuxième question “Les mondes sont t’ils habitables?”, et ce fut un oui pour le président et Ardan.

Aux contradicteurs qui pensent que les planètes ne sont pas habitées, Michel Ardan répond qu’ils peuvent avoir raison, s’il est démontré que la Terre est le meilleur des mondes possibles, mais il n’en est rien, elle n’a qu’un satellite, quand Jupiter, Uranus, Saturne, Neptune en ont plusieurs. L’inclination de son axe sur son orbite qui amène le jour et la nuit et les différentes saison fait qu’il fait toujours trop chaud ou trop froid ce qui entraine les rhumes, les coryzas, .. Jupiter qui a l’axe peu incliné, ses habitants pourraient jouir de températures invariables un zone d’été, une zone de printemps, une zone d’hiver et une zone d’automne, les Joviens (habitants de Jupiter) pourraient choisir le climats qu’ils leur plait sans variation de température. Les savants y sont plus savants, les méchants moins méchants, les bons sont meilleurs, bref Jupiter serait pour Ardan meilleure en tout point de vue que la Terre. J.-T Maston proposa de créer une machine pour redresser la Terre et tous l’approuvèrent sous un tonnerre d’applaudissement.

XX. ATTAQUE ET RIPOSTE

Alors que le meeting touchait à sa fin, une voix s’éleva parmi les spectateurs et proposa d’arrêter de parler de la théorie du voyage et d’en venir au côté pratique. Il informa que la Lune n’avait pas d’air et donc s’il y avait des sélénites (habitants de la Lune) ils vivaient sans respirer.Michel Ardan, loin de se laisser déstabilisé évoqua le fait qu’il existait pour lui, que deux genres de savant, ceux qui savent et ceux qui ne savent pas, et affirma pour sa part que rien n’était prouvé pour cette théorie et prouva ses dire avec comme exemple Mr Laussedat, un astronome français. Ce français a découvert en observant l’éclipse du 18 juillet 1860 que les cornes du croissant solaire étaient arrondies et tronquées, ce phénomène ne peut exister que par une déviation des rayons du soleil à travers l’atmosphère de la Lune, s’il y a atmosphère, alors il y a de l’air. Mais l’adversaire de Michel Ardan affirma que s’il y avait de l’air, il devait être raréfié, peu importe pour le voyageur, cela suffirait pour lui seul, il économiserait l’air et ne respirera que dans de grandes occasions. De plus, il était persuadé que sur l’autre côté de la Lune, la face caché abrité beaucoup plus d’air. Selon les calculs de Hansen son centre de gravité est situé dans l’autre hémisphère, de ce fait tout l’air et l’eau ont dû être entrainées sur l’autre face du satellite dès les premiers jours de sa créations.

L’homme n’avait pas fini de contredire Michel Ardan, et il inquiétait Monsieur Barbicane plus que le voyageur, qui lui restait poli et poussait son contradicteur à parler pour réfuter toutes ses hypothèses. L’homme l’avertit qu’il exploserait en traversant l’atmosphère et que c’était imprudent, mais l’imprudent avait foie au génie industriel des Américains et était persuadé qu’ils régleraient ce problème, les parois du projectile seraient épaisses pour franchir cette barrière. Mais pour l’eau et la nourriture, il avait aussi réponse à cela, il avait prévu un an de vivre, comme sa traversée ne durerait que 4 jours, il avait largement assez…. il avait réponse à tout.

Le contradicteur lui demanda alors “comment reviendrez vous? ” , Michel Ardan répondit “je ne reviendrais pas!”. Le contradicteur énervé lui dit qu’il allait mourir et que ce n’est pas lui qui portera la responsabilité de ses actes, mais celui qui a eut  l’idée d’envoyer un projectile sur la Lune. Barbicane attaquait se leva pour aller vers l’interlocuteur, mais cent bras  enleva l’estrade et le sépara de lui. Il ne restèrent que Michel Ardan et Barbicane pour recevoir les honneurs.  Le meeting se termina ainsi sous la joie des spectateurs qui se disputèrent pour porter le pavoirs (l’estrade) jusqu’au port de Tampa Town.

Michel Ardan parti à l’hôtel Franklin, tandis que Barbicane alla voir son adversaire pour le confronter sur le quai. L’adversaire se présenta comme Nicholl, Barbicane lui proposa un duel pour l’avoir insulté en publique. Chacun se donna rendez vous  à 5h, dans le bois Skersnaw près de Tampa, chacun y rentrerait d’un côté avec une rifle (un fusil).

Barbicane passa la nuit à chercher un moyen pour résoudre les différents problèmes posés par Michel au meeting.

 

XXI. COMMENT UN FRANÇAIS ARRANGE UNE AFFAIRE

Alors qu’Ardan dormait assez mal sur le lit (les lits américains sont durs d’après l’auteur), J.-T Maston surgit dans la chambre pour le prévenir que Barbicane et Nicholl étaient au bois de Skersnaw pour un duel. Si le président mourrait, le projet tomberait à l’eau, et une seule personne pourrait éviter ce désastre, c’était Michel Ardan. Le futur voyageur le suivit tout en l’écoutant raconter leur inimitié qui datait de la guerre, une rivalité de plaque et de boulet, ils ne s’étaient jamais rencontré grâce à des amis communs.

Arrivaient à la lisière, les deux amis rencontrèrent un bushman (peuple de chasseur collecteur du désert) qui leur dire qu’il avait vu passer un homme qu’il prit pour un chasseur, il y a une heure. Les hommes, malgré le risque de recevoir une balle lors du duel, ils marchèrent silencieusement droit dans la forêt à la rencontre de l’un des deux.

Ils marchaient déjà depuis longtemps, ils étaient sur le point de faire demi tour lorsqu’ils aperçurent Nicholl qui délivrait un oiseau piégé dans une toile d’araignée venimeuse. Michel Ardan attendrit s’approcha de lui en lui disant “vous êtes un brave et un aimable homme”.

J.-T Maston proposa de se faire tuer à la place de Barbicane, mais Michel Ardan avait une autre idée en tête qu’il ne pouvait dévoiler que devant les deux adversaires, ils se mirent donc tout les trois à la recherche du président.

Barbicane était en train de chercher une solution pour que le projectile n’explose pas au départ. Il avait un carnet et un crayon à la main et le fusil à Terre. J.-T Maston les présenta officiellement, Barbicane s’excusa du contretemps et alla vers sont fusil, mais Michel Ardan se mit entre les deux et leur dit qu’une haine où l’un délivre un oiseau et l’autre résous des problèmes mécaniques, ne devait pas être si sérieuse. Le Français leur proposa donc de partir avec lui sur la Lune, vu qu’ils n’avaient pas peur de risquer leur vie dans un duel. Les deux ennemis se regardèrent pour voir quelle serait la réponse de l’autre, mais s’écrièrent “accepté”, puis ils partirent déjeuner.

XXII. LE NOUVEAU CITOYEN DES ÉTATS-UNIS

Chaque américains apprirent ce qu’avait fait Michel Ardan, il fut invité partout, serra des milliers de mains, porta des toasts dans tous les comtés de l’Union. A force de trainer avec les membres du Gun Club, il connaissait bien la balistique.

J.-T Maston souhaitait depuis ce fameux matin dans le bois, partir aussi avec les trois hommes sur la Lune, mais Barbicane refusa. Michel Ardan lui expliqua qu’il ne pouvait venir sur la Lune car il était incomplet. En effet, s’ils devaient se présenter devant des sélénite (habitant de la Lune), il ne fallait pas leur faire peur en leur montrant que les hommes se battent entre eux, sur une Terre qui pourraient nourrir cent milliards d’habitants alors qu’ils ne sont que douze cent millions .

Le 18 octobre, ils firent un essai du lancement, et il se révéla concluant. Ils firent un projectile exprès pour cet essai, et y mirent d’abord un chat, puis un écureuil appartenant au secrétaire (Maston) du Gun Club. Le projectile s’envola et retomba au milieux des flots où des nageurs allèrent l’ouvrir. Le chat en ressorti vivant, mais aucune trace de l’écureuil, qui avait du être manger par l’animal. Maston en fut chagriné et proposa de l’inscrire au martyrologe de la science.

Deux jours plus tard, Michel Ardan reçu un message du président de L’Union qui lui décernait le titre de citoyen des États Unis d’Amérique.

 

XXIII. LE WAGON PROJECTILE

Après l’achèvement du colombiad, il fallait repenser le projectile qui devait abriter les trois personnages. De nouveaux plans furent donc envoyés à la maison Breadwill an C°d’Albany. Le projectile fut fondu le 2 novembre et envoyé à Stone’Hill. Michel Ardan le trouvait trop banal, il aurait voulu y voir une gargouille ou autre chose rappelant l’art, il proposa à Barbicane de lui laisser au moins carte blanche pour s’occuper de l’intérieur pour qu’il soit au moins luxueux, ce que Barbicane lui accorda. L’engin possédait quatre hublot pour que les voyageurs puissent voir l’éloignement de la Terre, les espaces constellés du ciel et la lune. A l’intérieur se trouvait des récipients pour contenir eaux et vivres pour trois personnes, dans un autre récipient spécial sous une pression, du gaz pour le feu et la lumière. Concernant l’air, il leur en fallait 7 livres (2400 litres) pour trois hommes et deux chiens. Pour ce faire, ils utilisèrent le chlorate de potasse qui est un sel qui se présente sous la forme de paillettes blanches; lorsqu’on le porte à une température supérieure à quatre cent degrés, il se transforme en chlorure de potassium, et l’oxygène qu’il contient se dégage entièrement. 18 livres de chlorate de potasse rendent 7 livres d’oxygène, l’oxygène nécessaire aux voyageurs pour 24h. La potasse caustique, est une matière très avide de l’acide carbonique mêlé à l’air, et il suffit de l’agiter pour qu’elle s’en empare et forme du bicarbonate de potasse, nécessaire à l’absorption de l’acide carbonique. Pour tester cela dans le projectile avant le départ, J.-T Maston se porta volontaire. C’est ainsi que le 12 novembre à 6h du matin, l’artilleur s’enferma avec des vivres pour huit jours et une quantité suffisante de chlorate de potasse et de potasse caustique, avec interdiction d’ouvrir l’engin avant le 20 à six heure du soir. Huit jour plus tard, il sortit, de l’appareil, engraissé et triomphant.

 

XXIV LE TÉLÉPHONE DES MONTAGNES ROCHEUSES

Le 20 octobre de l’année précédente, le Président du Gun Club avait commandé à l’observatoire de Cambridge un télescope ou Lunette assez puissant pour rendre visible la Lune. Il y a une différence entre Lunette et Télescope. “La lunette se compose d’un tube qui porte à son extrémité supérieur une lentille convexe appelée objectif et son extrémité inférieure une seconde lentille nommée oculaire à laquelle s’applique l’oeil de l’observateur. Les rayons émanant de l’objet lumineux traversent la première lentille et vont, par réfraction, former une image renversée à son foyer. Cette image, on l’observe avec l’oculaire, qui la grossit exactement comme ferait une loupe. Le tube de la lunette est donc fermé à chaque extrémité par l’objectif et l’oculaire. 

Au contraire, le tube du télescope est ouvert à son extrémité supérieur. Les rayons partis de l’objet observé y pénètrent librement et vont frapper un miroir métallique concave (courbe en creux). De là ces rayons réfléchis rencontrent un petit miroir qui les renvoie à l’oculaire, disposé de façon à grossir l’image produite. Dans les lunettes la réfraction joue le rôle principal, et dans les télescopes, la réflexion. 

Pour l’emplacement de ce gigantesque télescope, ils avaient décidé que se serait sur le sommet de Lon’s-Peak dans le Missouri. Moins d’un an après, l’appareil était prêt, un tube de 280 pieds ayant couté plus de 400 000 dollars et grossissait 48 000 fois les objets observés. Mais avant d’arrivés au Missouri, cet objectif rendit service à l’astronomie, des étoiles ont pu être mesuré et M. Clarke du bureau de Cambridge détailla le Crab Nebula du Taureau ( nébuleuse en forme d’écrevisse).

 

XXV DERNIERS DÉTAILS

Le 22 novembre, dix jours avant la date, il leur fallait remplir le Columbiad de 400 milles livre de Fulmi-Coton. C’était un des enjeux du paris de Nicholl, le Fulmi coton hautement inflammable, et explosif, se chargerait t’il sans dégâts et surtout supporterait t’il le projectile sans exploser? Barbicane pris ses meilleurs ouvrier et le fit venir petit à petit, les paquets contenaient seulement 500 livres de fulmi coton, eux même placé dans des caissons qui pouvaient contenir dix paquets. Aussitôt arrivé, les caissons étaient déchargés et les paquets transporté par des ouvriers pieds nus. Toutes machines à vapeur et feux étaient éteins, les chargements du columbiad ne se faisaient que la nuit sous une lumière, de peur que le soleil ne brûle la matière. Le 28 novembre les 800 gargousses étaient bien rangés dans la columbiad. Barbicane et J.-T Maston n’étaient pas mécontent de finir cette étape, car ils durent faire surveiller Michel Ardan qui fumait près des fulmi coton, ainsi que des curieux qui en faisaient de même, ils avaient pourtant interdit l’accès à Stones’Hill, mais peu importe, 300 000 personnes par jour s’amassaient aux grillages et escaladaient parfois. Avant de mettre le projectile, on le remplit, en limitant Michel Ardan qui souhaitait emporter trop d’objet inutile. Ils emportèrent un coffre avec des thermomètres, baromètres, lunettes pour observer l’astre pendant le voyage. Ils emportèrent des habits pour saison froide et saison chaude, des instruments de défense personnelles, des pioches, des pics, des scies à mains et autres outils, des graines et arbustes. Michel Ardan aurait voulu amener des animaux comme une vache, mais Barbicane refusa, l’animal étant trop gros, ils amenèrent cependant la chienne de Nicholl et un terre neuve. Ils emportèrent pour une année de vivre, des conserves principalement, ou de la viande réduit sous l’action de la presse hydraulique, ce n’était pas très varié mais cela leur permettraient de se nourrir, 200 litres d’eau de vie et de l’eau assez pour deux mois, persuadé que sur la Lune il y en aurait.

Après avoir chargé l’obus, il ne restait plus qu’à le placer sur la columbiad, en douceur, sans faire exploser le fulmi coton, ce fut chose faites, tout se passa sans encombre. Nicholl donna donc 3000 dollars à Barbicane pour la perte de son paris, il dut insister pour qu’il le prenne car le président ne voulait pas recevoir de l’argent d’un compagnon de voyage.

Michel Ardan souhaita que Nicholl perde ses deux autres paris, il serait sur comme cela de ne pas rester en route.

 

XXVI. FEU!

Le premier décembre arriva, le jour fatal, si le projectile ne partait pas ce jour là, il faudrait attendre encore 18 ans avant que la Lune ne se représente dans les mêmes conditions simultanées de zénith et de périgée.

Peu de gens dormirent ce soir là, sauf Michel Ardan qui agissait comme à son habitude. Le temps était magnifique.

Le paysage environnant avait bien changé depuis les débuts de Stone’s-Hill, les curieux qui avaient immigré avaient créés leur ville éphémère Ardan’s-Town, cabanes, cahutes, tentes hérissaient la plaine. Mais ce fameux jour, 5 millions de personnes vinrent fouler du pied le sol de la Floride. Les riches, les pauvres, tous les corps de métiers se mélangeaient sans distinction, tous les peuples de la terre y avait des représentants, toutes les langues étaient parlées.

Lorsque la Lune apparu, la foule exclama sa joie, elle était au rendez vous, puis le silence retomba. Les trois personnage arrivèrent, Barbicane donna les dernières instructions. Nicholl marchait d’un pas ferme, les mains croisaient derrière le dos et les lèvres serrées, Ardan, en prince, serrés des poignées de mains, cigare à la bouche, des guêtres de cuir au pieds, des vêtements en velours marron, il était gai, riant, plaisantant, il était “Français” et pis “Parisien”, faisant des farces de gamin à J.-T Maston.

Dix heure arriva, le moment des adieux fut émouvant pour tout le monde y compris Michel Ardan, puis les voyageurs s’enfermèrent dans le projectile. Murchison l’ingénieur chargeait de mettre le feu aux poudres, suivaient l’aiguille de son chronomètre, on imaginait que les héros aussi comptaient ses terribles secondes. Un silence régna. Puis Murchison pressa du doigt l’interrupteur, une détonation inouie , des éruptions se produisit instantanément. Une gerbe de feu jaillit des entrailles du sol comme d’un volcan. Seul quelques personnes purent entrevoir dans cette artifice le projectile s’envoyer en l’air.

XXVII. TEMPS COUVERT

Au moment de l’envol, les flammes étincela à une prodigieuse hauteur et éclaira la Floride entière, faisant jour en pleine nuit, ce feu fut aperçut par plusieurs marins qui notèrent sur leur livre de bord, l’apparition de ce météore gigantesque. Ce lancement fut accompagné d’un véritable tremblement de Terre.

Les spectateurs furent projeté au sol, J.-T Maston fut projeté au dessus des citoyens, 300 000 personnes devinrent momentanément sourdes et comme frappées de stupeur. Le courant atmosphérique renversa les cabanes, déracina les arbres, chassé les trains du railway jusqu’à Tampa, détruisit une centaine de maison et l’église Saint Mary, les bâtiments du port coula les uns après les autres, une dizaines de navires vint à la côte après avoir cassé leurs chaînes. Les dégradations s’étendirent encore plus loin, au delà des limites des Étas-Unis, sur 300 milles des rivages américains et fit apparaître une tempête inattendue que personne n’aurait pu prévoir, qui se jeta sur les navires avec une violence inouïe.

Après le premier tumulte, les blessés, les sourds, la foules entière exclama sa joie. “Hurrah pour Ardan! Hurrah pour Barbicane! Hurrah pour Nicholl!”.  Les hommes sortirent leur télescopes, lunettes, lorgnettes, et cherchèrent en vain le projectile. Il fallut attendre les télégrammes de Long’s-Peak. Le directeur de l’Observatoire de Cambridge était à son poste dans les montagnes rocheuses et son rôle était d’observer l’engin. Mais un impondérable (quelque chose que l’on ne peut prévoir) vint sur leur chemin, le ciel s’obscurcit. La détonation, le terrible déplacement des couches atmosphérique et la quantité de vapeurs entrainèrent un changement de climat. Un soleil se leva entouré de nuage épais, personne ne put observer le ciel. La nuit, la Lune ne se montrait toujours pas derrière les nuages. Ils patientèrent alors, le projectile devait arrivait le 4 sur la Lune. Mais le 4, impossible de voir la Lune. J.-T Maston se déplaça à Long’s-Peak pour voir de lui même.

Personne ne doutait que les trois hommes soient sur la Lune, ils n’étaient retombés nulle part sur la Terre.

Nul ne put observer la Lune avant le 11, des tempêtes des régions intertropicales balayèrent les nuages, dévoilant l’astre.

XXVIII. UN NOUVEL ASTRE

Cette même nuit, le projectile fut aperçu grâce au réflecteur de Long’s-Peak, le message parcouru tous les fils télégraphique du globe. Le directeur de l’Observatoire de Cambridge J.-M Belfast écrivit que le projectile n’était pas arrivé à son but. Il était passé tout près de la Lune pour être retenu par l’attraction Lunaire, il est devenu son satellite. Ils ne connaissent pas la vitesse de translation, ni de rotation. La distance qui le sépare de la Lune est d’environ 2833 milles. Deux choses peuvent se passer, soit il finira par arriver sur la Lune grâce à l’attraction de celle ci, soit il gravitera autour de l’astre indéfiniment.
Pour le moment, la tentative du Gun Club n’a d’autre choix que de doter d’un nouvel astre le système solaire.

La nouvelle fut un choc, les voyageurs avaient assez de vivre pour un an, assez d’oxygène pour deux mois, mais après? personne n’avait d’espoir, sauf une J.-T Maston qui gardait espoir. Il élu domicile au poste de Long’s-Peak, pour passer son temps à observer l’astre. Il était persuadé que les trois arriveraient à communiquer avec eux ou qu’eux arriveraient à leur envoyer des messages…

MON AVIS

C’est un livre très difficile à lire je trouve pour des collégiens, car comme beaucoup de livre de Jules Vernes, il est très, voire trop détaillé. On voit que Jules Vernes a beaucoup travaillé le sujet des projectiles, des armes,  l’astronomie, les Terres de Floride, mais parfois c’est long et ça en devient barbant. Ma fille l’a lu en cinquième et heureusement que la professeur ne lui a pas fait d’interrogation dessus car il y a tellement de détail, qu’on n’arrive plus à savoir ce qui est important de mettre dans un résumé et ce qui ne l’est pas. Il y a aussi beaucoup trop de mot technique, que j’ai du expliquer à ma fille ou parfois même chercher sur internet la définition de certains mots. C’est un livre intéressant à travailler en classe, mais malheureusement, ma fille ne l’a jamais travaillé, sa professeur préférant parler de sa vie…

C’est cependant, une histoire très intéressante, qui donne envie de lire le livre, dommage qu’elle soit gâchée par tant de détail. Cependant c’est un livre que les astronomes pourraient apprécier. C’est dommage aussi que les mesures et degrés soit en lieu, ou milles, et non en mesure européenne, il y a parfois, mais pas toujours la conversion en bas de page.

Je souhaite bon courage à ceux qui liront ce livre, et j’espère que les résumés des chapitres en aideront plusieurs.

P1680001